Connaissez-vous nos 8 processus psychologiques basiques ?

· 27 octobre 2017

Notre comportement est une ressource que nous possédons et qui nous permet de nous adapter au monde. Cela nous rend capables de modifier notre environnement ainsi que notre réalité afin de pouvoir nous adapter à ce qui se passe. Nous savons que ces conduites sont régies par des processus mentaux internes. Mais quels sont ces processus mentaux ? C’est à partir de cette question que nous pouvons vous présenter nos 8 processus psychologiques basiques.

Les 8 processus psychologiques basiques sont : (a) la perception, (b), l’apprentissage, (c) le langage, (d) la pensée, (e) l’attention, (f) la mémoire, (g) la motivation et (h) l’émotion. Au cours de cet article nous exposerons ces processus de manière individuelle mais gardez à l’esprit qu’ils sont étroitement liés les uns avec les autres. Bien qu’ils conservent leur indépendance terminologique, nombreux de ces processus ne pourraient exister sans la présence des autres. Ainsi, il vaut mieux comprendre ces distinctions comme une classification artificielle qui nous facilite le travail scientifique.

La perception

Au sein des processus psychologiques de base, la perception est chargée de nous permettre d’avoir une « image » de la réalité qui nous entoure. En fait elle nous apporte l’information des stimulus externes au travers des sens.

La perception est chargée d’organiser et de donner un sens à un quelconque stimulus sensoriel. La fonction de ce processus est évidente : connaître l’environnement nous permet de nous déplacer dans celui-ci et d’interagir avec lui ; des aspects basiques afin de connaître une adaptation efficiente.

L’apprentissage

Ici nous avons le processus par lequel nous modifions et acquérons des connaissances, des habilités, des compétences, des conduites, etc. Il fonctionne au travers de ce qui s’est déroulé dans le passé, nous apprenons à mettre en relation des conduites avec des conséquences. Voilà pourquoi l’apprentissage est très lié à la mémoire.

apprentissage

L’étude de l’apprentissage est majoritairement effectuée par la branche psychologique du comportementalisme, qui fut à l’origine des théories du conditionnement classique et opérant ; théories qui expliquent les mécanismes nous permettant d’apprendre.

Ce processus est utile puisqu’il nous permet de varier notre répertoire de conduite en fonction de ce qui s’est déroulé dans le passé. C’est quelque chose qui nous permet de répondre de manière adaptée à des situations présentes et futures.

Le langage

L’être humain est un être social, pour cela le langage est le processus qui nous donne la capacité de communiquer avec les autres. Cette communication, dans le cas des humains, s’effectue au travers d’un code symbolique complexe, la langue. La complexité de notre langue nous permet de découvrir avec précision quasiment n’importe quelle chose, que cela soit dans le passé, dans le présent ou dans le futur.

L’utilité de ce processus est liée à notre besoin de maintenir des relations sociales complexes nous permettant de survivre dans un environnement hostile. Le langage nous permet un mode de communication suffisamment large pour maintenir les sociétés humaines.

La pensée

Nous sommes désormais en train d’évoquer un processus très complexe qui se définit en psychologie comme la charge de transformer l’information afin de l’organiser et de lui donner un sens. L’étude de la pensée commença par le biais de la logique aristotélique ; mais son analyse ne se montra pas efficace car l’être humain ne raisonne pas par logique.

« Le raisonnement est un processus rapide, mais imprécis dans une certaine mesure, qui nous permet d’agir avec efficacité dans notre environnement. »

La fonction de la pensée continue aujourd’hui d’être un thème controversé. Cette situation est en partie due à la confusion terminologique existante autour de ce mot. Malgré cela, l’idée la plus acceptée est que son objectif est d’agir en tant que mécanisme de contrôle face à des situations auxquelles nous sommes confronté-e-s.

pensée

L’attention

L’attention est le processus chargé de focaliser nos ressources sur une série de stimulus et d’ignorer le reste. C’est ainsi car nous recevons une grande quantité de stimulus à la fois et nous sommes dans l’incapacité d’y être attentif-ve de manière exhaustive.

Le processus attentionnel est adaptatif puisque s’il n’existait pas, nous nous trouverions perdus sans savoir à quel stimulus nous devrions réagir. Le fait que l’auto-imposition d’une limitation cognitive suppose une adaptation évolutive résulte paradoxal, mais c’est ainsi.

La mémoire

Le processus psychologique basique de la mémoire nous permet de codifier l’information afin de la stocker et de pouvoir ensuite la récupérer. Nous sommes face à un processus essentiel très lié à tous les autres processus.

La mémoire nous permet de retenir de l’information explicite comme par exemple le nom de la capitale de la France ou de l’information procédurale comme le fait de savoir faire du vélo. La mémoire existe car il est réellement utile d’avoir de l’information sur nos années vécues afin de pouvoir raisonner sur la manière d’agir dans des évènements futurs. De plus, sans cette compétence, les autres processus psychologiques basiques n’existeraient pas puisqu’ils sont tous très dépendants de la mémoire.

La motivation

Parmi les processus psychologiques basiques, la motivation est chargée de fournir au corps les ressources nécessaires pour agir. C’est le processus chargé d’activer le corps et de le mettre en état idéal. Un autre aspect important de la motivation est sa direction ; elle ne permet pas uniquement de préparer le corps, elle se charge de diriger la conduite parmi les différentes options possibles.

La fonction de la motivation est de parvenir à ce que l’individu dirige une conduite jusqu’à ses objectifs, et d’éviter qu’il ne reste arrêté sans rien faire. C’est un processus très lié à l’émotion et à l’apprentissage.

motivation

L’émotion

Les émotions sont des réactions vis-à-vis de stimulus externes, qui nous permettent de guider notre comportement et d’agir rapidement face aux demandes de notre environnement. Les émotions ont un comportement triple : (a) somatique, les changements physiologiques provoqueraient l’émotion, (b) comportemental, le spectre de la conduite serait déclenché par l’émotion, et (c) sentimental, cela serait le vécu subjectif de l’émotion de l’individu.

La fonction de l’émotion est de parvenir à diriger notre comportement d’une manière rapide et efficace. La majorité des décisions manque d’importance nécessaire afin de leur dédier un temps et des ressources élevées, et c’est là que l’émotion agit. Il est important de comprendre que n’importe quelle décision est médiatisée par nos émotions à un niveau plus ou moins important.

Dans cet article, nous avons présenté les processus basiques de manière très superficielle, ils sont tous des sujets d’études larges et ont des détails multiples. L’étude intensive de chacun de ces détails nous apporte l’information basique nous permettant de comprendre le comportement et les processus mentaux de l’être humain.