Comment lutter contre la passivité selon William James

Pour mettre de côté la passivité qu'apporte le découragement, nous devons éveiller la volonté et nous rappeler quelles sont nos significations vitales, selon William James.
Comment lutter contre la passivité selon William James

Dernière mise à jour : 21 novembre, 2021

Pour combattre la passivité selon William James, il faudrait d’abord comprendre d’où vient l’énergie de l’être humain. Une telle dimension ne vient pas du plan spirituel. Elle vient du corps et de l’esprit et ceux-ci, soulignait le père de la psychologie américaine et pionnier des études scientifiques dans le domaine psychologique, n’effectuent pas la même chose tous les jours.

Il y a des énergies qui ne sont parfois pas présentes, qui dorment à cause du découragement, de la désaffection et du simple épuisement physique. Cependant, l’ immobilité et le manque d’initiative ont presque toujours pour origine le temple de l’esprit, du psychologique. William Faulkner le disait déjà : « J’en ai marre de courir, de devoir porter ma vie comme si c’était un panier d’œufs ».

Il arrive un moment où nous sommes épuisés par la complexité existentielle qui nous accompagne. Tout semble trop fragile, les espoirs se brisent facilement et les illusions que nous nourrissons explosent parfois en de terribles déceptions. Cela coûte cher de garder nos ressources mentales et physiques à 100 %, mais il existe des mécanismes qui peuvent nous aider…

“C’est notre attitude au début de quelque chose de difficile, plus que toute autre chose, qui affectera le succès.”

-William James-

Image pour symboliser comment combattre la passivité selon William James

Comment lutter contre la passivité selon William James

Le mécanisme pour combattre la passivité selon William James nécessite d’éveiller la conscience de soi et les couches de la volonté. Cela semble complexe, mais il vaut la peine de savoir ce que le frère du célèbre écrivain Henry James a soutenu. C’est en 1906 et à l’Université de Columbia qu’il prononça son célèbre discours à l’American Philosophical Society.

Quelque chose qu’il a expliqué en premier lieu, c’est que la passivité est comme une maladie auto-alimentée. Quand il arrive, et que nous ne reconnaissons pas ses symptômes, il est très capable de brouiller tous nos buts et forces en les entreprenant. L’épuisement physique et mental conduit à l’ennui et ensuite vient le cercle vicieux de l’anxiété et de la procrastination.

Il a appelé ce discours « Les Énergies des Hommes » et a insisté sur le fait que beaucoup d’entre nous vivons comme si nous étions dans une sorte de nuage qui pèse sur notre être et qui brouille tout. Nous avons perdu la clarté du discernement, fit remarquer James. Le muscle de l’attention et la capacité de voir les choses telles qu’elles sont s’affaiblit dans cet état, et tout cela est dû à la passivité mentale…

La vie délibérée par la volonté

Pour combattre la passivité selon William James, nous devons sortir de ces brumes mentales et maîtriser toutes nos ressources physiques et psychologiques. De quelle manière ? Il est nécessaire d’activer notre volonté et de pouvoir mener une vie délibérée, orientée vers le sens et le but.

Peu de dimensions sont plus pertinentes dans le domaine de la psychologie que la volonté, il est vrai. Dans celui-ci, coexistent des dimensions pertinentes telles que l’estime de soi, la résistance à la frustration et le moteur de motivation. Maintenant, comment réveiller la volonté quand elle échoue à cause du découragement ou de l’apathie ?

D’autre part, pour combattre la passivité, il fallait développer l’attention au maximum. Cette zone de la strate mentale était quelque chose à laquelle il consacra une grande partie de ses recherches et dont il parla dans son célèbre ouvrage Principes de psychologie (1890).

L’attention était ce processus par lequel l’esprit s’empare de manière vivante et claire de ces processus de pensée qui sont précieux et utiles.

« La capacité de contrôler un esprit vagabond est l’essence même du jugement, du caractère et de la volonté. atteindre l’excellence”.

-William James-

Fille faisant du yoga en suivant les bases de la lutte contre la passivité selon William James

Le yoga peut être utile pour combattre la passivité

Ces données peuvent être particulièrement curieuses et frappantes. William James a défendu la pratique du yoga dans son livre Varieties of Religious Experience (1902). Selon lui, cette discipline traditionnelle favorisait la luminosité immédiate de l’esprit, développait la raison philosophique et avait une grande utilité morale.

La vérité est que le père de la psychologie scientifique et philosophe de renom à l’Université de Harvard était un grand fan de yoga et n’a pas hésité à étudier ses bienfaits. Ainsi, pour lutter contre la passivité selon William James, cette ressource peut être très utile pour diverses raisons.

  • Le yoga permet à la personne d’entraîner son attention et de diriger son esprit vers ce qui est pertinent. Ce n’est qu’alors que nous clarifions nos objectifs et nos significations vitales et activons notre motivation.
  • De même, le yoga nous permet de briser les barrières de la routine et de sortir de ces couches d’inactivité, d’ ennui et d’immobilité dans lesquelles il est si facile de se laisser prendre, selon James. Ce n’est que lorsque nous visualisons ce qui est important et significatif pour nous que nous mettons de côté la maladie de la passivité.

Notons enfin que cet argument très intéressant que nous a laissé William James dans ses discours et ses travaux a été oublié ou déplacé avec l’arrivée de la psychanalyse. Pour Freud, le comportement humain n’était régi que par des pulsions inconscientes et là, il n’y avait pas de place pour l’attention ou la force de la volonté.

Heureusement, nous avons récupéré nombre de ces principes du père de la psychologie américaine…

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  • Fierro, Catriel. (2013). “Principios: la relevancia de William James en la enseñanza de la historia de la psicología”. Eureka (Asunción) en Línea10(1), 96-104. Recuperado em 17 de novembro de 2021, de http://pepsic.bvsalud.org/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S2220-90262013000100011&lng=pt&tlng=es.
  • James, William (1902) Las variedades de la experiencia religiosa. Equipo Difusor del Libro
  • James, William (1890) Principios de psicología. Fondo De Cultura Economica
  • Orozco, José Luis (2003). William James y la filosofía del siglo americano. Barcelona: Gedis
  • Salas Ortueta, Jaime de & Martín Félix (2005). Aproximaciones a la obra de William James: la formulación del pragmatismo. Madrid: Biblioteca Nueva