Comment détecter les personnes négatives ?

· 16 août 2016

Comment pouvons-nous détecter les personnes négatives ? Comment leur faire prendre conscience de leur conduite ?

Parfois, nous tombons dans le piège d’attribuer des conduites négatives, inadaptées et toxiques aux autres, en étant certains que nos comportements sont parfaitement positifs.

S’il y a bien des personnes qui sont fondamentalement négatives et qui n’hésitent pas à contaminer leur entourage, nous sommes tous susceptibles de sombrer dans le pessimisme à certaines périodes de notre vie, ne serait-ce que pour quelques jours.

C’est pour cela que dans cet article, nous allons nous poser la question suivante : que font réellement les personnes négatives ?

Gardons à l’esprit que leurs conduites sont plus ou moins préjudiciables en fonction de leur fréquence et de leur intensité.

La négativité n’est pas quelque chose d’absolue et connaît certaines nuances.

Ce qui est certain en revanche, c’est que vous avez le pouvoir d’être conscient de la nature de ces conduites, pour éviter de les reproduire.

Elles parlent mal des autres

Par insécurité, envie ou simplement parce qu’elles ne trouvent pas d’autres sujets de conversation.

Les personnes négatives n’ont de cesse d’analyser le comportement des autres depuis une posture très destructrice.

Elles dévoilent des choses intimes, jugent les autres sur des échelles bipolaires (bien/mal, fou/normal, inutile/brillant) et n’affrontent jamais ces aspects en essayant d’y apporter des solutions. Elles veulent simplement avoir raison.

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La différence fondamentale entre la négativité et la capacité à affronter les conflits interpersonnels se trouve dans le fait que les personnes toxiques cherchent à dépeindre tout en noir, à tout critiquer, sans jamais agir de manière sincère face aux événements de la vie.

Elles ne prennent pas le temps de rechercher des solutions. Si elles ne vous intéressent pas, passez votre chemin sans faire de bruit.

Elles s’installent dans des routines peu stimulantes

Ce sont en règle générale des personnes qui rêvent d’un emploi qui leur apporte de la stabilité et du confort, mais ces deux qualités peuvent générer en elles une certaine rigidité si elles s’y maintiennent pendant une longue période de temps.

Elles manquent d’empathie, de capacités à communiquer, elles jugent très rapidement les autres et intègrent très vite des stéréotypes.

Ce même confort, elles le cherchent dans leurs relations interpersonnelles : elles peuvent longuement demeurer dans une relation sans chercher à l’enrichir.

Les personnes assises confortablement dans leur existence finissent par être insensibles à tout ce qui s’y déroule.

Cette affirmation n’est pas une exagération du concept de « zone de confort« , mais il nous faut toutefois garder à l’esprit que la qualité de vie n’est en général pas synonyme de conformisme.

Les personnes qui projettent leur négativité commencent par mettre en place des routines peu stimulantes.

Elles cherchent des opinions et non pas des informations

Lorsqu’une personne cherche seulement à trouver des opinions qui confortent sa posture et qu’elles ne veut pas se confronter à la réalité, elle finit par développer une vision réductrice du monde et de son fonctionnement.

Vivre dans cet extrémisme idéologique n’est pas qu’une conséquence de l’ignorance ou d’un manque d’identité définie : c’est le prélude d’une négativité galopante, qui censure tout ce qui ne lui convient pas.

C’est le mécanisme de fonctionnement de base des personnes répressives qui manque de conscience individuelle et collective envers l’environnement dans lequel elles se trouvent.

Elles s’isolent et manquent de relations sociales significatives

L’être humain est un être social qui cherche à se protéger du monde extérieur et qui dispose de sa propre cape protectrice.

En ce sens, ne plus entretenir certaines relations de notre existence car elles ne nous apportent plus rien est parfaitement normal, mais cela ne doit pas nous empêcher de renouveler notre cercle social.

Nous pouvons rencontrer des gens nouveaux, dans des contextes nouveaux, tout en maintenant les relations de notre passé qui nous paraissent importantes.

La clé du bien-être social est dans l’ancrage et la faculté d’adaptation : ancrer le bien-être dans de relations significatives et adapter notre trajectoire à de nouveaux cercles sociaux qui correspondent à nos valeurs et à nos objectifs.

L’harmonie entre ces deux points est toujours une source de bonheur.

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Elles manifestent trop d’égo

L’excès d’égo a diverses conséquences bien établies : un manque d’auto-critique, une certaine rigidité dans les relations intimes et la recherche de reconnaissance au-delà même des capacités propres de l’individu.

Le résultat de ce trait de caractère excessif est une négativité basée sur le manque de connaissance de soi et une forte suspicion envers les autres.

Cela ne caractérise donc pas forcément les gens qui attendent une reconnaissance un peu exagérée après avoir effectué un bon travail, mais bien des individus beaucoup plus négatifs.

L’excès d’égo est l’anti-thèse de la véritable estime de soi : il ne se nourrit que de l’aval des autres personnes, ce qui fait des personnes qui en souffrent des caractères soumis et influençables.

Ces types de personnalités s’auto-alimentent et cherchent à se perpétuer.

Elles se cachent derrière leur famille et leurs amis

De nombreuses personnes cachent leurs défauts derrière des situations familiales difficiles.

Leur absence de ponctualité, leurs mauvaises manières et leur manque d’empathie sont censés s’expliquer par le prisme de problèmes familiaux qui ne sont pas toujours réels et qui, de toute façon, ne peuvent pas justifier n’importe quel comportement.

Personne ne nie le fait qu’elles ont pu vivre des circonstances défavorables dans leur enfance, mais cela ne justifie en rien qu’elles n’assument pas la responsabilité de leurs actes et qu’elles ne saisissent pas l’opportunité de corriger les comportements qu’elles ont et que nous pouvons classer comme extrêmes.

Elles se focalisent sur des choses qu’elles ne peuvent pas changer

Les personnes négatives se fixent toujours des objectifs irréalisables par rapport à leur situation de départ et méprisent les objectifs plus réalistes et plus accessibles qui, implicitement, peuvent servir de tremplin pour atteindre des ambitions un peu plus élevées.

Cela dénote du besoin de justifier leurs échecs par l’importance des objectifs qu’elles avaient à atteindre.

Elles valident ainsi leur situation aux yeux des autres et leur estime d’elles-mêmes est sauve.

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Elles travaillent excessivement

Travailler excessivement n’est pas une démonstration d’une certaine capacité ou d’un sens des responsabilités : c’est le témoignage d’une incapacité à mettre un filtre face aux objectifs que nous avons pour mieux organiser notre temps de travail.

C’est quelque chose qui se répercute non seulement sur notre travail, mais également sur notre temps libre. Cette situation engendre, la plupart du temps, de la négativité.

Une personne qui dispose de peu de temps libre, dont la journée est remplie d’activités obligatoires qu’elles n’aiment pas, est une personne qui risque de devenir négative.

Pour autant, cela ne veut pas dire que notre agenda ne doit pas être rempli, mais nous devons nous réserver des moments pour respirer et pour reprendre des forces.