Le cœur brisé et la douleur physique

30 octobre 2015 dans Emotions 9 Partagés

« J’ai mal au cœur » est une phrase profonde qu’exprime habituellement une personne qui souffre et qui est confrontée à l’une des situations suivantes: un impact ou un choc émotionnel, la fin d’une relation amoureuse ou fraternelle, la perte d’un être cher ou une dispute animée avec une personne, etc.

Après plusieurs études sur la question, nous pouvons dire que la douleur émotionnelle se traduit effectivement par un mal-être physique et corporel.

Les études sur la douleur émotionnelle

Différentes études du cerveau ont montré que la partie du cerveau qui fonctionne comme un processeur de la douleur physique, est également chargée de traiter la douleur émotionnelle.

De nombreux experts en la matière disent que, de la même manière que certaines blessures physiques impliquant une douleur chronique, il y a des blessures émotionnelles dont de nombreuses personnes ne s’en remettent jamais, et elles ressentent même que leur souffrance est de plus en plus douloureuse.

Parmi les causes les plus courantes de cette « condition », nous pouvons mentionner l’exclusion sociale, la rupture d’une relation et la perte d’un être cher.

Parmi les symptômes les plus fréquents des personnes qui ont souffert de ces maux, on pourrait inclure:

– Une douleur thoracique.

– Des débuts de désespération et de démence.

– Un vide dans la partie inférieure du sternum.

– Une perte du sens de la vie et des tâches quotidiennes.

Les opinions des experts

Selon le professeur David Alexander, Directeur du Centre de recherche en traumatologie à Aberdeen, en Ecosse (un professionnel engagé qui a fournit son aide lors des catastrophes comme le tsunami en Asie et la guerre en Irak), la douleur émotionnelle chronique résulte sans aucun doute de la douleur physique.

Alexander affirme que bien que les chercheurs médicaux aient le devoir de se concentrer sur la douleur physique, tous les patients expriment des sensations telles que  des « douleurs d’estomac » et des « maux de tête », ce qui indique clairement que la plupart du temps, les maux commencent dans la sphère émotionnelle.

Par conséquent, les scientifiques soutiennent la théorie selon laquelle les personnes qui ne parviennent pas à surmonter une douleur émotionnelle, sont celles qui passeront par une douleur physique plus élevée. Dans ce groupe, 10% des personnes souffrent de la perte d’un être cher.

La chercheuse Mary Frances O’Connor affirme que les troubles émotionnels deviennent une « peine complexe », qui se traduit par des sentiments d’amertume et de colère, ainsi que la perte d’une vision de l’avenir et de l’espérance de vie.

Bien que certaines personnes soient en mesure de s’adapter à ces situations, beaucoup ne parviennent pas à ces niveaux de résilience.

Conclusions

En bref, mourir en ayant le « cœur brisé » c’est possible.

Martin Cowie, professeur de cardiologie à l’Hôpital Brompton à Londres, affirme que ceci est une tendance très commune chez les hommes et que le risque le plus important est au cours des six mois qui suivent la perte d’un être cher.

Cela est dû au fait que le stress dû à ces situations augmente, tout comme le risque de souffrir d’un infarctus.

Changeons notre perspective

Il est certain qu’au cours de notre vie, nous devrons faire face à des situations difficiles. Cependant, nous pouvons surmonter de telles situations afin de remédier à nos douleurs émotionnelles et physiques.

De plus, si nous nous soucions de notre bien-être, nous pouvons également contribuer  à « guérir les cœurs » des autres.

Image reproduite avec l’aimable autorisation de Hayley Bouchard

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