Les cinq signes qui doivent vous alerter d’un abus sexuel infantile

· 11 juillet 2015

L’abus sexuel infantile est l’un des plus grands tabous de notre société, alors qu’il continue de s’abattre sur de nombreux enfants de manière tout à fait cruelle.

De nombreux parents ont peur que leurs enfants soient exposés à ce type de situations, mais ont pourtant beaucoup de mal à en parler. Parfois, les deux parents n’en parlent même pas entre eux, tant l’interdit est fort.

C’est souvent la peur qu’un abus sexuel soit en train de se dérouler sous leurs yeux, plutôt que la peur de la survenance future d’un abus, qui provoque des consultations de parents chez des spécialistes.

C’est pourtant une erreur car, que la suspicion soit fondée ou non, elle aurait pu être évitée par une prise de conscience en amont.

De nombreuses études récentes affirment qu’il existe certaines clés qui permettent de prévenir la survenance d’un abus sexuel. 

Lorsqu’ils ont peur pour leurs enfants, certains parents les isolent et évitent tous contacts sociaux.

Derrière ce comportement se cache une grande ignorance de la réalité car, dans la majorité des cas, l’abuseur se trouve dans le cercle proche de la famille.

Il s’agit souvent d’une personne qui a la permission, explicite ou implicite, de pénétrer dans le domicile familial.

L’isolement social n’a que des effets négatifs, car il va également provoquer un grand manque de confiance chez l’enfant.

Cela diminue également les probabilités qu’il puisse confier à un adulte, ce qu’il est en train de vivre.

D’un autre côté, les parents qui éduquent leurs enfants afin qu’ils gardent une certaine distance dans leurs relations sociales, et qui sont d’ailleurs froids au sein du foyer, rendent leurs enfants plus vulnérables aux abus sexuels.

Sans le vouloir, ils transmettent l’idée à leurs enfants qu’il n’existe personne de confiance à qui parler, et surtout pas de choses tabous comme un abus sexuel.

L’enfant peut devenir très confus lorsqu’il est manipulé par un adulte. S’il ne reçoit pas d’affection de la part de ses parents, il est fort probable qu’il ne se rende pas compte qu’il est victime d’un abus.

Il peut prendre l’acte sexuel comme une marque d’affection de la part d’un adulte. Les pédophiles font d’ailleurs souvent croire aux enfants que ce sont ces derniers qui les ont séduit.

L’enfant est donc pris au cœur d’une grande confusion, qui a de fortes chances de l’empêcher de parler. 

A d’autres occasions, les parents perdent le sens des réalités et, pour éviter des problèmes, ils laissent passer l’abus sexuel, peu importe les conséquences de cet acte sur leur enfant.
Fort heureusement, ce cas de figure est très minoritaire.

Les parents doivent enseigner à leurs enfants que certaines parties de leur corps ne doivent pas être touchées ou regardées par d’autres personnes.

Dans la mesure du possible, les parents doivent être présent lors des examens médicaux réalisés sur les enfants.

Il n’existe que peu d’uniformisation, en Europe, des lois qui encadrent les abus sexuels sur mineur.

L’âge de l’enfant et de l’agresseur ainsi que la nature de l’acte peuvent faire varier les caractérisations pénales et les peines. Il est très important d’apprendre à un enfant à reconnaître les alarmes de son corps. Se sent-il sale ? A-t-il été touché par un adulte ?

Voici les signaux d’alarme auxquels vous devez être attentif :

1. Si votre enfant connaît une chute de ses résultats scolaires, et qu’aucune de ces raisons ne peut être invoquée : séparation des parents, décès d’un proche, maladie, changement d’école.
2. Un changement de conduite, notamment des comportements sexuels précoces.
3. De l’insomnie ou des cauchemars.
4. Une perte d’appétit.
5. Un refus de la part de l’enfant de se retrouver en présence d’un membre de la famille ou d’un ami.

Ces indicateurs doivent provoquer, chez les parents, une réaction immédiate.

Il est très difficile pour un adolescent de révéler qu’il a été victime d’un abus sexuel.

La honte et la culpabilité (surtout s’ils ont ressenti du plaisir) peuvent générer de la confusion dans leur esprit, notamment si l’abus s’est poursuivi des années durant.

L’adolescent peut par exemple conclure que le plaisir physique est synonyme d’acceptation. Il peut finir par croire qu’il est lui-même responsable de l’abus.

Les parents doivent contenir leurs réactions émotionnelles, car s’ils ne font pas tout pour conserver la confiance de leurs enfants, il est possible que ces derniers se replient.

Rappelez-vous qu’un enfant n’est jamais responsable des abus qu’il a pu subir. C’est une victime qui doit être aidée par un spécialiste, et dont l’intégrité doit être préservée.