Cette voix dans notre tête…c’est notre ego

· 22 décembre 2017

Cette voix dans notre tête qui nous guide et qui prend la parole lorsque nous nous demandons qui nous sommes … s’appelle l’ego. Mais savez-vous ce que c’est vraiment ? L’ego est le produit des émotions, des pensées et des souvenirs que nous accumulons tout au long de notre vie. Mais cela a également à voir avec certaines croyances qui nous font voir la réalité d’une certaine manière et croire qu’il s’agit de la seule vérité.

L’ego tend à s’appuyer sur les étiquettes, telles que la nationalité ou la race. Il est également identifié avec tout ce que nous possédons, y compris l’image que nous donnons en société. Mais que se passe-t-il si nous perdons ceci à un moment donné ? Que faire si nous devons renoncer à notre nationalité parce que nous allons dans un autre pays ou si nous perdons nos biens ?

Au moment où tout ce à quoi nous nous identifions disparaît, nous nous confrontons à un vide existentiel dans la mesure où nous pensons avoir perdu notre identité. Ce vide existentiel apparaît parce que nous oublions que nous ne sommes pas cette voix dans notre tête. Nous ne sommes pas notre ego, même si notre ego fait partie de nous.

Quelle est le rôle de cette voix dans notre tête ?

Si l’ego est en quelque sorte « négatif », pourquoi est-il là et pourquoi est-il si difficile pour nous d’éviter qu’il dirige notre vie ? La vérité est que l’ego n’est qu’un mécanisme pour survivre dans la société dans laquelle nous vivons. Parce que dès la naissance, inconsciemment, nous construisons notre ego.

Que font les parents dès qu’ils ont un bébé ? Ils lui donnent un nom, première identification. Ensuite, ce bébé commence à grandir et comprend qu’il existe des termes possessifs tels que « mon » qui lui permet de posséder des choses et s’identifier avec elles : « cette poupée est à moi, pas à toi ».

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Son entourage lui enseignera les règles et les coutumes à mesure qu’il grandira, il comprendra ce qu’il peut et ne peut pas faire et commencera à se comporter d’une certaine façon. Il s’imprégnera également des croyances qui prévalent dans sa famille, « tous les hommes sont égaux », « si vous dites non à tout, les autres ne t’apprécieront pas »…

Cette voix dans notre tête nous permet de survivre, en apprenant les règles du jeu qui régissent la vie de façon rapide afin que nous puissions nous adapter. Nous savons que de telle façon nous pouvons les amener à nous aimer et à ce que les autres nous prêtent attention. Cependant, l’ego recherche toujours à l’extérieur, nous faisant croire que nous avons besoin d’un conjoint, de nombreux amis et d’une approbation externe pour être heureux. Mais il n’en est rien en réalité.

Derrière l’ego se trouve notre véritable moi

Pour rompre avec cette identification de l’ego, il est important de réfléchir à la différence entre ce que peut nous dicter cette voix et la personne que nous sommes vraiment. Chaque fois que nous jugeons ou que nous nous comparons à quelqu’un, nous devons savoir nous arrêter et dire « attend, il ne s’agit pas de moi, il ne s’agit que de ce que mon ego dit que je suis ».

C’est cette voix dans notre tête qui nous criera « celui-ci est meilleur que toi », celle qui nous rendra invalide et qui nous fera cultiver une faible estime de nous-même. C’est cette voix qui nous rendra toujours insécure, même dans les situations où nous savons que nous sommes bon, que nous avons du potentiel. C’est cela que nous devons conserver.

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Derrière l’ego se trouve notre véritable moi. Un moi que nous avons tendance à ne pas écouter, mais qui crie beaucoup, n’en doutons pas. Un moi qui dit « laisse ce conjoint qui te maltraite », mais que la voix de notre ego rend à peine audible avec des pensées telles que « qu’est-ce qui t’arrivera à ton âge et sans conjoint ? Mieux vaut laisser faire ».

Même si cette voix dans notre tête nous a permis de survivre depuis que nous sommes née en nos permettant de nous adapter à la société dans laquelle nous vivons, il existe une ligne à partir de laquelle elle cesse de nous aider et passe du côté de l’ennemi. Par conséquent, à moins que nous ne l’éduquions, elle essaiera de nous faire nous comparer, de nous faire sentir que se sont les autres qui peuvent nous rendre heureux ou malheureux… Et cette identification deviendra plus forte à mesure que le temps s’écoulera.

« Libérez-vous du besoin d’être célèbre, de gagner, d’avoir toujours raison, d’être supérieur, de posséder davantage. Libérez-vous du besoin de vous attacher aux choses et aux personnes, libérez-vous du fait de vous sentir offensé lorsque les autres vous disent quelque chose qui ne vous plait pas. Cette voix dans votre tête est votre ego, dominez-le. »
Faisons tout le contraire. Rompons les liens qui nous unissent à lui, remettons-le en question. L’ego ment parfois, et s’identifier à lui est une erreur de taille. Il ne sera pas facile de s’en défaire, de soustraire autorité à sa voix ; en effet, il peut même nous faire douter du fait que nous pouvons être quelqu’un sans lui. Bouchons nos oreilles. L’ego est souvent un simple imposteur, la voix de nos peurs.
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