Pour celleux qui ne veulent pas souffrir plus longtemps : « Le prozac de Sénèque »

18 janvier 2017 dans Curiosités 0 Partagés

Le Prozac de Sénèque est un livre-médicament qui utilise une perspective philosopho-psychologique pour nous alerter sur le fait que nous n’avons jamais été, dans toute l’histoire de l’humanité, aussi riches matériellement et aussi pauvres spirituellement. Voici une preuve irréfutable : la croissance de la consommation de médicaments comme le Prozac ou l’Alprazolam, qui sont devenus les compagnons inséparables de millions de personnes.

Il y a des personnes qui ne supportent pas de ne pas en avoir à portée de main, et qui ne se rendent pas compte qu‘au lieu d’éliminer la souffrance, elles se contentent de calmer les symptômes. Mais il y a aussi celleux qui pensent que prendre des médicaments est la solution.

C’est à elleux que s’adresse ce livre de Clay Newman inspiré des phrases emblématiques de Sénèque, homme d’État romain sous les gouvernements de Tibère, Caligule, Claudio et Néron. Ces écrits ont formé la philosophie stoïcienne et donnent la dose de sagesse précise pour apprendre à être heureux-se.

La source de la souffrance provient de la croyance que notre manière de voir la vie est LA manière de voir la vie, et que quiconque voit les choses différemment de nous se trompe. De fait, nous avons tendance à nous entourer de personnes qui pensent exactement comme nous, considérant que ce sont les seules saines d’esprit et sensées.

Quand nos croyances sont confrontées à d’autres personnes ou à des circonstances qui sont éloignées de notre manière de voir les choses, nous entrons dans un mal être psychologique qui  génère de la souffrance.

Pourquoi ne remettons-nous pas en question notre manière de penser ?

Sénèque le disait déjà : l’ignorance est le germe du malheur et celui-ci, la racine d’où fleurissent le reste de nos conflits et de nos perturbations. Il n’existe pas un seul être humain dans le monde qui souhaite souffrir volontairement. Les gens veulent être heureux-ses, mais en général, iels n’ont aucune idée de comment y arriver.

Étant donné que le mensonge le plus commun est celui que l’on se raconte à soi-même, plutôt que de remettre en question notre système de croyances et de débuter un processus de changement personnel, la plupart d’entre nous restent bloqué-e-s dans le victimisme, l’indignation, l’impuissance ou la résignation. 

Cessons de regarder ailleurs. L’auto-tromperie est un déficit d’honnêteté. L’honnêteté peut être très douloureuse au début mais à moyen terme, elle est extrêmement libératrice. Elle nous permet d’affronter la vérité concernant ce que nous sommes et la manière dont nous communiquons avec notre monde intérieur.

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La seule chose qui vous empêche d’être heureux-se, c’est vous-même

Sénèque, dans sa philosophie stoïcienne, affirmait qu’on peut atteindre la liberté et la tranquillité en s’éloignant du confort matériel, de la fortune extérieure et en se consacrant à une vie guidée par les principes de la raison et de la vertu, avec l’idée d’imperturbabilité. Cette manière de voir la vie a été interprétée par des courants philosophiques orientaux et aujourd’hui par les nouvelles générations de traitements en psychologie.

Nos interprétations liées à nos réactions émotionnelles sont ce qui nous fait souffrir et nous fait entrer en conflit avec nous-même. Nous sommes donc la cause de notre propre mal. La douleur réprimée peut faire de nous des personnes susceptibles et belligérantes. Choisir une attitude victimiste nous empêchera toujours de comprendre que la cause de la souffrance n’a aucun lien avec la stimulation en question, mais avec la réaction face à la stimulation.

En réalité, nous sommes les seules personnes capables de nous perturber nous-mêmes, nous sommes et nous serons la cause de  notre souffrance. Les autres peuvent nous tuer physiquement, mais sur un plan spirituel, nous seul-e-s avons le pouvoir nous faire du mal. À moins de libérer son esprit, cette guerre illusoire provoque une série de fardeaux émotionnels, comme la culpabilité, la rancœur, la haine, la punition et le désir de vengeance.

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Ces émotions sont le résultat de l’interprétation excessive, subjective et déformée de faits et d’émotions survenus dans le passé. Cependant, les faits passés conditionnent votre réseau de relation dans le présent et vous empêchent d’avancer vers le futur, mettant en évidence un déficit de pardon.

Cette qualité se développe lorsqu’on se libère de la douleur que l’on se génère soi-même, car on ne sait pas avoir des relations pro-actives, constructives et harmonieuses.

“La meilleure chose que tu peux faire pour l’humanité, c’est être heureux et apprendre à être en paix avec toi-même”
-Sénèque-

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