Si celleux qui vous connaissent bien vous aiment… pourquoi avoir peur ?

8 juillet 2017 dans Psychologie 121 Partagés

Nous allons vous proposer une expérience dont les résultats en pourcentages sont parlants. Parfois, trop de contradictions s’accumulent dans votre tête pour pouvoir voir les choses avec clarté, et cela vous aidera à resituer des “données” et à comprendre ce qui se passe dans les cas de peur du contact social que nous avons tou-te-s ressenti un jour.

Souvenez-vous des personnes qui sont passées dans votre vie. De celles qui vous ont fait vraiment mal, de celles que vous avez eu du mal à supporter, de celles face auxquelles vous étiez indifférent-e ou dont vous aviez peur, de celles qui ont suscité le bien-être chez vous et de celles qui vous ont apporté des sentiments d’euphorie et de plénitude.

Si dans les deux derniers groupes, le pourcentage est considérable, réfléchissez à si ce sentiment a été réciproque. Il y a beaucoup plus de personnes qui attendent que quelqu’un comme vous arrive dans leur vie et soit une bonne raison d’empêcher les “méchants” de satisfaire leurs envies de connaître d’autres gens.

Il est triste de voir que parfois, quelques coups suffisent pour faire de nous des personnes qui vivent à moitié, avec la sensation qu’il faut cacher beaucoup de soi car un jour certain-e-s ont affirmé que nous n’avions pas grand chose d’intéressant à montrer. Mais, là où certain-e-s ne voient rien, d’autres ont vu en vous le plus merveilleux, qui pouvait arriver à un moment donné. N’est-il pas temps de changer son viseur et d’utiliser une balance non truquée quand il s’agit de la peur ?

Si vous vous jugez, essayez d’être juste

Réfléchissez à si vous faites partie de ce groupe de personnes que l’on appelle la nuit, auxquelles on raconte ses secrets les plus intimes et que l’on recherche pour célébrer une grande réussite. Si on continue à vous demander comment vous allez après de nombreuses années…

Si on souhaite vous revoir, même si pour cela il faut changer son agenda et rentrer tard chez soi. Si vous avez un groupe de personnes qui vous ont fait dire oui, vous êtes chanceux-se. À présent pensez : si vous êtes capable de réveiller ce type de sensations chez les autres, pourquoi avez-vous si peur du contact social ? Pourquoi craignez-vous encore de vous ouvrir ?Qui accumule de la douleur et se concentre dessus va difficilement porter son attention sur ce groupe dont nous parlons. Si tel est votre cas (ou celui de quelqu’un que vous connaissez), nous vous proposons un changement de perspective. Nous vous demandons que, dans ce jugement que vous avez débuté, vous écoutiez aussi celleux qui vous aiment et qui vous respectent. De plus, réfléchissez à ce qui se serait passé si les personnes merveilleuses que vous avez connues avaient préféré se protéger pour éviter de souffrir : vous auriez difficilement profité de leur compagnie. Le plaisir vient du fait de compter pour celleux qui nous apportent

Car c’est un plaisir de compter pour celleux qui comptent pour nous. Car il est délicieux de partager sa compagnie avec qui nous apporte et compte. Ces sensations renforcent notre intérieur, annulent le besoin d’un mur qui coupe tout type de communication avec les autres.

Personne n’a plus d’influence sur notre vie que celleux qui souhaitent être à nos côtés quand nous sommes joyeux-ses, malades, mélancoliques, épuisé-e-s ou désireux-ses de faire un voyage. Il s’agit de vivre sa vie en compagnie et ne pas se débattre seul-e face à l’existence. C’est marcher de manière discrète et ouverte, en apprenant qu’il y a des personnes de passage et d’autres qui allègent notre chemin, qui nous portent dans leurs bras en ayant la sensation de voler.

“Ne te rends pas, s’il te plaît, ne cède pas, même si le froid brûle, même si la peur mord, même si le soleil se couche et si le vent se tait,
Il y a encore du feu dans ton âme, il y a encore de la vie dans tes rêves.

Parce que chaque jour est un nouveau commencement,
Parce que c’est l’heure et le meilleur moment,
Parce que tu n’es pas seul et parce que je t’aime.”

-Mario Benedetti-

Portez votre attention sur le bon groupe de gens. Ce n’est pas une addition de points, il s’agit plutôt de multiplier les expériences. Quelque chose que l’on ne peut pas faire si l’on essaie de faire correspondre toutes nos expériences à la zone ou aux personnes “de confort”, ou en concentrant notre attention sur les gens qui nous ont trahi alors qu’on comptait sur eux.

Vos meilleures cartes vous ont été données par les personnes qui vous ont motivé-e (et qui vous motivent) à continuer à aller de l’avant et qui ne vous ont jamais trahi-e. Portez votre attention sur ce qui vous apporte et qui vous importe. Vous avez vos règles et celles des autres sont différentes. Ne laissez pas leur influence déformer votre jugement. Si vous jugez une situation, ne permettez pas la trahison et n’excluez pas les témoignages de celleux qui vous aiment. La vie est une source de dangers, mais aussi une chance dans laquelle nos principes font destin. Le nôtre est celui de celleux que nous aimons.

Lisez aussi : Rien ne produit plus de plaisir que le fait de faire quelque chose dont personne ne vous croyait capable

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