Ce qui vous définit n’est pas ce que vous avez, mais ce que vous êtes

29 août 2016 dans Psychologie 0 Partagés

Quand quelqu’un se définit, il commence souvent par : « Je suis… ». Je suis psychologue, cuisinier, une personne tendre, râleuse…

Mais cela n’est pas vrai, personne n’est rien -en essence- de plus qu’une autre. Qui se définit de cette manière oublie de nombreux autres aspects de lui-même.

Personne n’est totalement psychologue, ni totalement cuisinier, tendre ou râleur. Ce sont seulement des caractéristiques particulières qui se développent de temps en temps dans notre vie, mais qui ne doivent pas nous définir.

Il est bien plus correct d’affirmer que « Parfois, je pratique la psychologie, d’autres se préparent un bon plat, que je peux être tendre et de temps en temps, je me comporte comme un râleur”

Ainsi, nous ne nous présentons pas de manière globale mais comme si cette partie de nous dont nous parlons constituait notre moi complet, alors qu’en réalité ce ne sont que des parties de notre personne, qui est bien plus complexe.

Le Dr. Albert Ellis, père de la thérapie rationnelle émotive, nous apprend qu’il est préférable d’utiliser le verbe « avoir » plutôt que le verbe « être », ce qui permet d’évaluer des comportements particuliers ou des actions concrètes de personnes, mais non pas la personne dans sa totalité.

Ce n’est pas la même chose de dire : « Parfois, j’ai été de mauvaise humeur avec ma femme » que de dire : « Je suis un complet imbécile avec ma femme ».
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Qui peut se sentir aussi mal avec lui-même ? Évidemment, celui qui s’évalue de manière globale aura une auto-estime beaucoup plus basse que les personnes qui sont conscientes qu’une attitude, une qualité ou une possession particulière ne les définit pas en tant qu’être humain.

Qu’est-ce qui vous définit ?

L’acceptation inconditionnelle dont parle Ellis suppose que les êtres humains ne tombent pas dans le piège de se définir en fonction de caractéristiques extérieures, superflues ou périssables, comme le sont le physique, la réputation, le succès, l’argent ou le statut.

À l’inverse de cela, les personnes doivent apprendre à s’accepter en marge de tout cela et à s’aimer inconditionnellement pour le simple fait d’être humain.

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Selon Ellis, tous les êtres humains ont la même valeur, indépendamment de nos qualités et de nos défauts donc il est impossible de calculer la valeur d’une personne.

Il n’existe pas de règle pour le mesurer, même si malheureusement, dans notre culture, on affirme qu’une personne vaut plus ou moins en fonction de certains traits ou qualités.

Cela ne nous amène qu’à des comparaisons absurdes avec les autres, et à faire retomber notre auto-estime selon ce que nous devrions ou nous ne devrions pas posséder…

Nous pourrions énumérer tant de pathologies en lien avec cette acceptation inconditionnelle.

Imaginez le cas de quelqu’un qui se compare avec quelqu’un d’autre car ce dernier a obtenu un succès professionnel plus élevé.

Cette personne accorde une si grande importance au succès professionnel que cela la définit complètement, alors que ce n’est qu’une petite partie de sa vie.

Si nous cherchons bien, nous trouverons sûrement des pensées du type « Je ne vaux rien », « Je n’obtiendrai jamais rien », « Je suis un incapable car je ne suis pas devenu quelqu’un dans la vie » etc.

Cette personne se sentira très malheureuse, jettera sûrement l’éponge, arrêtera de lutter pour ce qu’elle aime et ne fera qu’entretenir sa faible auto-estime.

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Cela ne serait pas arrivé si elle s’était acceptée sans condition, c’est-à-dire, si ses pensées avaient été plus rationnelles -pas forcément positives- : « Je n’ai pas réussi cela mais j’ai d’autres choses importantes dans ma vie », « Ce n’est pas parce qu’untel a plus de succès que moi que je suis un incapable », “Ma valeur en tant que personne n’est pas fonction de mes réussites professionnelles”…

Vous évaluerez les autres de la manière dont vous vous évaluez

Pour réussir une bonne acceptation inconditionnelle de soi-même, il faut aussi accepter les autres de manière inconditionnelle.

La clé se trouve dans le fait de ne pas attribuer trop de valeur ou d’en enlever à la personne qui se trouve à nos côtés, quelle qu’elle soit. 

Même si c’est quelqu’un de peu gracieux, de très intelligent, de très connu ou un SDF du coin de la rue. Ils ont tous la même valeur.

C’est un point très important, car il permet à nos relations d’énormément s’améliorer.

Si nous ne jugeons pas autant, si nous n’évaluons pas les autres pour ce qu’ils font, nous ne le ferons pas non plus envers nous-même et nous nous libérerons de ces énormes pressions qui parfois nous font couler.

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Voici quelques stratégies que vous pouvez mettre en place : ne pas être si exigeant et ne pas vouloir changer l’autre, pardonner et comprendre que nous nous trompons tous parfois, ne pas juger les autres d’un point de vue global ou même particulier et aimer les personnes car ce sont tout simplement des êtres humains, comme nous.

Ces techniques se répercuteront positivement sur vous car vous créerez l’habitude de l’acceptation inconditionnelle et vous ne serez pas aussi exigeant avec les autres, avec vous-même, et avec la vie en général, ce qui générera des émotions plus saines.

Et n’oubliez pas que ce qui vous définit, c’est qui vous êtes, pas ce que vous avez…

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