La bonté n’a pas besoin de manuels, elle surgit de façon spontanée

18 novembre 2016 dans Emotions 0 Partagés

Peut-être vous êtes-vous déjà demandé quel est le manuel que vous devez lire pour être une bonne personne, où il est possible d’apprendre à faire preuve de cette bonté, à rayonner de cette lumière qui pousse les autres à mettre leurs qualités en avant.

Les bonnes personnes disposent d’une capacité d’écoute et ont des comportements qui diffèrent des autres.

En réalité, les bonnes personnes n’ont pas conscience de l’immense bien qu’elles font à leur entourage, et peuvent même en arriver à se décourager du fait de leur extrême sensibilité.

Dans le monde dans lequel nous vivons, c’est une qualité indispensable.

Elles peuvent parfois êtres envahies par les doutes au point d’en être tourmentées, et se demander si elles agissent bien ou mal.

Leur façon d’être est si pure et sincère qu’elles se comportent avec vous au plus vrai, elles ne feignent rien.


« L’unique signe de supériorité que j’ai connu, c’est la bonté. »

-Ludwig Van Beethoven-


Réfléchir à ses actes et se demander si on est juste, c’est une initiative positive.

Or, certaines personnes savent instinctivement comment s’y prendre pour bien agir, et ce partout où elles vont : c’est la véritable expression et le sens authentique de la bonté, toujours spontanée et jamais feinte.

La bonté est une qualité naturelle chez elles, jamais imposée du fait de dogmes ou autres normes.

La bonté n’a pas besoin d’être lue, seulement appliquée

Tous les enfants disposent d’une âme pure et auront besoin de s’adapter au milieu qui les entoure avec plus ou moins de patience, puisque notre tempérament, notre corps et notre environnement nous distinguent des autres.

Comme l’a dit Rousseau, « L’homme est bon par nature, c’est la société qui l’a corrompu »…et il n’avait pas tort.


« Tu verras que les maux des hommes sont le fruit de leur choix, et qu’ils cherchent bien loin la source du bien alors même qu’ils la portent dans leur coeur. »

-Pythagore-


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On peut observer cette bonté innée chez les enfants en bas-âge profitant d’un développement optimal, c’est-à-dire chez les enfants qui incluent les autres dans le jeu, qui tentent de soigner un oiseau grièvement blessé et qui font des câlins et des sourires.

Ce sont des enfants inquiets, mais qui débordent toujours de passion et de joie.

Quand l’éducation annule nos qualités

Les forts taux de violence sévissant dans notre société nous poussent à réfléchir : qu’avons nous raté dans l’éducation de nos enfants pour que cette bonté innée et spontanée se transforme en amertume, en frustration et en violence ?

Quels sont les modèles spirituels et sociaux que nous leur inculquons pour qu’à un moment donné de leur développement, ils puissent en venir à refuser de tisser des liens avec les autres, et ce au profit de la comparaison et de la concurrence avec ces derniers ?

Que peut-on faire pour fomenter la bonté naturelle ?

Il n’existe pas de stratégies ni de plans détaillés permettant d’augmenter la bonté chez un enfant, puisque généralement, il suffit de ne pas opter pour des méthodes éducatives contre-productives pour voir de bonnes actions apparaître.

Cependant, on peut toujours avoir recours à des moyens pouvant fomenter la noblesse :

  • Nier la responsabilité de tout système éducatif : la culpabilité n’est pas seulement un mécanisme inutile, elle est aussi énormément toxique.
    Quand on fait en sorte que quelqu’un se sente coupable, en pensant qu’ainsi on le punira et que ne se répétera pas quelque chose qui nous semble incorrect, nous poussons cette personne à penser que ce qu’elle a fait la représente mal.
    On lui dit d’une certaine manière que c’est mal, de façon à ce qu’à l’avenir, elle agisse en accord avec l’image qu’on lui renvoie d’elle-même.
  • Arrêter de juger : les gens choisissent leurs propres chemins et prennent leurs propres décisions. Déjà dans l’enfance, on commence à manifester notre propre individualité ainsi que notre propre caractère.
    Plutôt que d’éduquer nos enfants pour qu’ils nous obéissent, on devrait accepter inconditionnellement leur caractère. Ils ne sont pas là pour combler vos manques, pour être une arme de pointe contre tout adulte, ou encore pour remédier à vos frustrations.

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  • Poser des limites : le civisme et la bonne éducation ne sont pas répressifs, mais au contraire bel et bien libérateurs. Respecter les autres, cela implique de savoir où sont nos droits, nos devoirs et nos plaisirs en plus de connaître la limite et la frontière qui séparent chacun d’entre eux.
  • Établir un contact avec la nature et les animaux : la nature nous offre de la tranquillité, et les animaux, de l’amour inconditionnel.
    Ces deux qualités représentent la base de tout développement humain, car c’est dans la tranquillité que nous pouvons écouter et connaître les points de vue des autres, et ainsi développer l’empathie.

Par conséquent, le mieux que l’on puisse faire pour que la bonté surgisse, c’est d’arrêter de nous demander continuellement ce qu’il y a de mauvais en nous.

Etre une bonne personne, c’est parfois aussi simple que d’arrêter de se remettre en question afin de commencer à se guérir soi-même, mais aussi à guérir les autres.

Ne forcez pas, et n’essayez pas non plus de trouver un guide qui vous indique quoi faire à chaque moment puisque comme nous l’avons dit, la vraie bonté est spontanée, jamais feinte ou imitée.

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