Une bonne personne a toujours une pointe d’innocence

7 octobre 2016 dans Psychologie 622 Partagés

Généralement, une bonne personne a une pointe d’innocence. Ses regards sont magiques et ses sourires honnêtes, mais son coeur, parfois, cache des échecs secrets. Des blessures tues pour avoir attendu trop de choses de la part de personnes qui ne lui donnaient rien, et des larmes ravalées pour ceux qui ont joué avec son âme noble, immense, mais innocente.

Dans une étude intéressante menée à bien à l’Université de Stanford aux Etats-Unis, les chercheurs ont démontré que la bonté est perçue comme une façon merveilleuse et exceptionnelle de se connecter avec les autres. Or, même si c’est un trait très valorisé socialement, certains voient en la bonne personne présentant ce style de caractère qu’elle peut être facilement manipulable.


La bonne personne peut être un peu innocente, mais son innocence est le reflet de la noblesse, pas de l’innocence. C’est pourquoi, même si elle est la dernière à tout donner dans ses batailles personnelles, elle est aussi la première à ne jamais revenir. 


Quelque chose de curieux dont il faut tenir compte, c’est que quiconque agit toujours avec son coeur sans regarder le prix que cela peut coûter ni sans rien attendre en retour ne change généralement pas, même avec le temps. Il n’est pas facile de s’éloigner de son essence, car même si les vexations, les déceptions et les petites trahisons font mal, personne ne peut fuir son identité.

Les bonnes personnes sont avant tout authentiques, et être authentique, c’est être soi-même, toujours guidé par la sincérité intérieure. D’où le fait que les feintes, les mensonges ou l’égoïsme soient inutiles.

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La bonne personne et la compassion

Si jusqu’à il y a peu, pour définir les bonnes personnes, on parlait généralement d’empathie, de réciprocité, d’altruisme ou de respect, aujourd’hui, à l’Université de Psychologie de Stanford, on nous dit qu’il est nécessaire d’inclure une dimension de plus qui mélangerait en fait chaque pièce, chaque nuance et chaque battement de ces âmes les plus nobles : la compassion.

Cette construction psychologique se connecte directement avec les plus intimes de nos émotions, et va même jusqu’à structurer de nombreuses parties de ce cerveau social où se cache une claire inquiétude pour autrui. La compassion est une réponse émotionnelle que l’on ressent lorsque l’on perçoit la souffrance de l’autre et qui nous mène à développer un vrai désir d’aider.

Si la bonne personne montre parfois une subtile mais charmante patine d’innocence, ce n’est pas du tout par innocence ou parce qu’elle ne sait pas valoriser le risque de cet investissement personnel jusqu’au point de tout donner sans ne rien recevoir en retour. « L’instinct de compassion », c’est quelque chose d’inné chez de nombreuses personnes, un type de motivation intrinsèque qui ne cherche aucune récompense, aucun bénéfice.

Cette innocence est génétique, c’est un trait de caractère merveilleux, que selon ce que nous indiquent les chercheurs de « l’Institut Max Planck » les bébés présentent aussi, de même que de nombreux animaux. Quand un jeune enfant, par exemple, en voit pleurer un autre et qu’il perçoit une situation comme douloureuse ou menaçante, son rythme cardiaque s’accélère et ses pupilles se dilatent. Cependant, lorsque que l’autre enfant reçoit consolation et aide, lui aussi se calme.

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On pourrait dire que l’on vient tous au monde avec cet instinct naturel pour la compassion. Notre cerveau exerce un mécanisme sophistiqué de récompense quand la souffrance des autres disparaît, et cela garantit finalement la survie de l’espèce.

Or, à mesure que l’on grandit, et peut-être en raison de l’influence de certains contextes, cette compassion naturelle disparaît ou s’affaiblit. Jusqu’au point que parfois, certaines personnes qui perçoivent la compassion des autres ne font pas preuve d’empathie mais manifestent ironie et mépris.

Ne regrettez jamais d’être une bonne personne

La vie ne va pas mieux nous traiter seulement parce qu’on est une bonne personne, ni parce qu’on agit en harmonie avec notre coeur ou cet instinct de compassion intégré dans notre cerveau. Parfois, ceux qui sèment la bonté ne récoltent pas toujours le respect, et c’est quelque chose que l’on va devoir apprendre à force, mais sans jamais perdre pour autant notre dignité, ni même notre essence.

Comme nous le dit le neuro-scientifique Jordan Grafman du « National Institute of Health », agir avec compassion et altruisme nous apporte des bénéfices intrinsèques exceptionnels, si bien que le cerveau codifie ces actes comme quelque chose de gratifiant, quelque chose à récompenser avec une bonne dose d’endorphines.

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Du point de vue de la psychologie positive, la bonté, le respect et la compassion ont toujours été valorisés et considérés comme des façons d’investir dans le bien-être psychologique et l’opportunité de favoriser des environnements plus heureux, et plus respectueux.

Or, si vous êtes une bonne personne, vous devez être conscient que pour continuer à être un arbre beau et fort, il vous faut nourrir vos racines chaque jour et, pour cela, vous devez mettre en pratique ces actes simples :

  • Ecoutez votre intuition : il est possible que votre personnalité présente cette petite touche d’innocence merveilleuse grâce à laquelle vous pouvez toujours voir les qualités des autres avant de voir leurs défauts. Or, permettez que vos expériences passées vous mettent en alerte, écoutez vos instincts pour qu’un « non » prononcé à temps soit le meilleur mur à ériger pour protéger votre estime de vous-même.
  • Les déceptions ne doivent pas éteindre la lumière de votre coeur, ni ternir d’amertume votre âme spontanée, votre être authentique. Un échec, ce n’est rien de plus qu’une expérience qu’il faut savoir assumer, accepter et laisser aller. Continuez à être courageux chaque jour de votre vie, car le courage se traduit par une tendance à s’accrocher de nouveau à nos nobles racines afin de continuer à grandir, sans peurs et sans doutes…
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