Le bonheur ne naît pas de l’inertie, mais du mouvement

28 août 2017 dans Psychologie 487 Partagés

Nous rêvons tou-te-s de pouvoir un jour fermer les yeux, respirer profondément, et nous sentir envahi-e-s pas cette agréable sensation de bien-être ; de sentir qu’à part le sang, la seule chose qui parcoure notre corps, c’est le bonheur. Qui donc n’aime pas aller bien, et sentir le bonheur sillonner les pores de sa peau ?

Le problème, c’est que le bonheur n’arrive pas du jour au lendemain, et qu’il ne fait pas non plus irruption dans notre vie comme par magie. Etre heureux-se, c’est plus qu’attendre et se contenter de ce que l’on a ; il s’agit de décider, d’agir et de construire en utilisant comme ciment les valeurs et les motivations personnelles. Le bonheur est un état interne. Il est la clé.


“Le bonheur n’est pas quelque chose qui se confectionne. Il vient de vos propres actes.”

– Dalaï Lama –


Le piège de l’inactivité

Penser que nous sommes malheureux-ses parce que le bonheur n’arrive pas dans notre vie est une pensée très commune, de même que le fait de se poser la question : quand serai-je heureux-se ? La question réside dans le fait que cet état ne dépend pas moins du temps, des conditions extérieures ou de la chance que de nous-mêmes. De ce que l’on fait pour atteindre le bonheur.

Selon Sonja Lyubomirsky, docteure en psychologie et chercheuse sur le bonheur, 50% de notre capacité à être heureux-ses est influencée par la génétique, 10% par des facteurs externes et 40% dépendent de ce que l’on pense et de ce que l’on fait. Si bien que le poids de nos pensées et de nos actes est 4 fois plus fort que ce que l’on pourrait contrôler. Ainsi, il n’y a pas d’excuses pour travailler en faveur de notre propre bonheur.

Ainsi, si la vie que l’on mène ne nous rend pas heureux-ses, probablement que ce ne sera pas non plus le cas plus tard, à moins que l’on fasse quelque chose pour changer le cours de notre vie. Se plaindre n’est pas la solution, ni le pont qui peut nous mener au bien-être ; c’est simplement le piège qui nous ancre à l’apathie ou au mal-être.

Cette inactivité si tentante à laquelle nous sommes habitué-e-s ne contribue pas à notre bien-être. Et ici les excuses n’ont aucune valeur, si on veut être heureux-ses, l’acte est la seule chose qui puisse nous sauver. Car, pense-t-on vraiment qu’en agissant de cette même manière qui nous fait aller mal, on réussira à un moment à être heureux-se ?

Selon vous, qu’est-ce qu’être heureux-se ?

Comme nous l’avons vu, pour être heureux-se, un facteur assez important et que l’on peut apprendre à contrôler, c’est nos pensées. De plus, parmi elles, celle qui a le plus de poids et qui va déterminer en bonne mesure si nous sommes ou non heureux-ses, c’est notre concept du bonheur.

Qu’est-ce que le bonheur pour vous ? Qu’est-ce que le bonheur pour lui ? Et pour elle ? Qu’est-ce que le bonheur pour moi ? Il s’agit là de questions très générales, mais que souvent personne ne pose sérieusement. Le problème, c’est que si on ne le fait pas, comment peut-on savoir quand nous sommes heureux-ses ? Il est nécessaire de poser ces questions, quelles que soient les réponses.

Une fois les questions posées, il y a diverses idées dont on doit tenir compte, comme par exemple que le bonheur n’est pas quelque chose que l’on ressent quand on achète une voiture ou une maison, et qui a peu voire rien à voir avec le matériel au-delà du fait de couvrir les besoins basiques. En ce sens, la sensation qu’apporte le matériel, même si elle est plaisante, ne cesse d’être matérialiste. Car il ne s’agit pas de quantité, mais bien de qualité.

Le bonheur, ce n’est pas un sourire, même s’il peut y contribuer. Ce n’est pas non plus vivre comme si rien ne nous inquiétait, mais c’est la capacité d’affronter la réalité et de construire ce qui nous fait du bien sans causer de dommages ou de blessures. Finalement, sans franchir la ligne de considérer les autres seulement comme des moyens ou des instruments.


Le véritable bonheur est un état.


Si vous voulez que le bonheur entre dans votre vie, prenez des décisions

Or, il ne suffit pas de vouloir être heureux-se mais de faire quelque chose pour l’être. C’est le plus important. Car être heureux-se dépend de nous, de ce que l’on pense, de ce que l’on fait, de comment on se sent et finalement de nos décisions. C’est notre volonté en mouvement.

Si bien que c’est nous qui choisissons si nous voulons vivre en étant le/la protagoniste de notre vie ou bien au contraire, si nous voulons l’observer en tant que spectateur-trice. La première option nous rapprochera du bien-être, et la seconde du rôle de victimes. Tout dépend de nous. Toutes nos décisions laissent des traces qui marquent des chemins.

Mais quelque chose que l’on ne peut pas oublier, c’est que le bonheur requiert du courage, un courage suffisant pour faire face à nos peurs, celles qui se déplacent si habilement entre les ombres de l’abri de l’incertitude. De plus, nous ne serons pas heureux-ses si nous pensons le mériter, c’est pourquoi il est très important de croire qu’il existe cette possibilité. Car être heureux-se est une attitude, un état qui se cultive depuis notre intérieur, en mouvement.

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