Les avantages de la communication empathique

16 février 2018 dans Développement personnel 212 Partagés
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Communiquer efficacement n’est pas si facile. Les suppositions et les malentendus sont plus nombreux que les messages clairs et les interprétations précises. Il s’agit de la raison pour laquelle Marshall Rosenberg a développé la communication empathique, également connue sous le nom de communication non-violente (CNV).

Cet outil est né avec la prétention de fournir les compétences nécessaires pour interagir de manière plus collaborative et en harmonie avec nos valeurs. Par conséquent, outre le fait d’éviter d’éventuels conflits et malentendus, cet outil nous permet de les résoudre émotionnellement et rationnellement, en abandonnant des formes plus traditionnelles. La communication empathique vise à nous aider à maintenir une écoute active basée sur la compréhension mutuelle.

Personnalité affirmée

L’affirmation de soi est le point intermédiaire entre la passivité et l’agressivitéUne compétence qui permet d’exprimer des opinions personnelles, de respecter les autres et de mettre des limites. Le psychologue Marshall Rosenberg nous encourage à la mettre en oeuvre pour améliorer nos relations.

L’un des traits les plus communs chez les personnes assertives est l’affection qu’elles ressentent pour les défauts des autres. En d’autres termes, elles ne les critiquent pas, ni ne se sentent négligées ou dépourvues d’importance pour ces derniers, mais les embrassent plutôt afin de les comprendre. Par conséquent, l’affirmation de soi est un aspect essentiel de la communication empathique ou non-violente.

La personne assertive respecte les limites, les besoins, les désirs et les opinions des autres.
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Les apports de la communication empathique

L’empathie, cette capacité à se mettre à la place de l’autre, fait également partie de ce type de communication. Outre la maîtrise du langage verbal et non verbal, tant propre qu’étranger.

La communication empathique vise à établir une relation sincère et authentique entre l’émetteur et le destinataire. Par conséquent,  certains de ses bénéfices les plus importants sont les suivants.

Création de relations personnelles satisfaisantes

La communication empathique mise sur l’expression d’un message concis, précis et rigoureux qui contribue à une meilleure compréhension. Ceci, par ailleurs, laisse moins de place à la critique et davantage à l’échange efficace de messages.

Dès lors, si nous partageons nos préoccupations avec assurance, nous offrons à l’autre la possibilité de nous comprendre et de partager notre malaise. Marshall Rosenberg insiste particulièrement sur l’importance d’impliquer l’autre dans “l’espoir partagé qui a échoué” entre les deux.

Résolution de conflits

La clé d’une communication empathique adéquate est de parler depuis son propre sentiment, sur la base du “moi”. Ainsi, personne ne peut discuter de ce qui est communiqué dans la mesure où cette position est individuelle et appartient à la personne qui s’exprime. Par conséquent, lorsque nous voulons que quelqu’un interprète notre message non pas comme une allusion ou une attaque, mais plutôt comme une tentative de communication non-violente, il convient de commencer les phrases par “je sens que ” ou “je me sens”.

Au lieu de dire “Nous avions convenu une heure. Tu es toujours en retard. Tu es un égoïste “, remplaçons-le par “Je sens que chaque fois que tu me fais attendre si longtemps, je perds le désir d’être avec toi. C’est démoralisant, troublant et je me sens impuissant”.

Si nous changeons les accusations et les critiques par des messages sur ce que nous ressentons, la communication ne deviendra pas aussi négative. L’autre ne se sentira pas offensé, nous pourrons nous exprimer et au lieu de nous fâcher, nous serons à même de trouver une solution.

Honnêteté

Nous devons savoir dire “non” et accepter les refus de l’autre. Ce n’est seulement ainsi que nous pouvons être honnête avec nous-même et avec les autres. Mais pour être vertueux, il est nécessaire d’éliminer toutes sortes de spéculations ou comportements de communication destructifs.

Selon Bob Wentworth, expert en CNV, “une observation établit le contexte, les sentiments soutiennent la connexion et nous sortent de notre tête. Les besoins soutiennent la connexion et identifient ce qui est important, et une demande clarifie le type de réponse que nous apprécierons”. L’utilisation de ces composants élimine toute probabilité de faire des jugements moralisateurs, comme nous le constaterons plus en avant.

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Développement des compétences d’écoute et de compréhension

La communication non violente favorise le développement de l’auto-empathie. Comprise comme la manière compatissante de comprendre ce qui se passe en nous. Cela implique de remarquer des sentiments, des pensées et des jugements ; et de se connecter avec ces besoins qui nous paralysent ou nous bloquent.

Par ailleurs, ce type de communication favorise également l’empathie en tant que capacité à comprendre affectivement le cœur de l’autre. Par conséquent, elle  nous permet non seulement de comprendre leurs idées ou leurs pensées, mais également leurs émotions et leurs sentiments.

Les comportements qui bloquent la communication empathique

Rosenberg assure que, tout comme il existe de nombreux avantages dérivés de la pratique de la communication empathique, il existe également certains moyens de communication qui bloquent le développement de ce type de communication et, par conséquent, de l’empathie et de l’affirmation de soi. Nous verrons certains d’entre eux dans la suite de cet article.

Jugements moraux

Les jugements moraux sont une forme d’expression impersonnelle qui ne traduit pas ce que l’autre ressent vraiment, mais le masque. Ils adoptent différentes formes telles que la critique, l’humiliation, les insultes ou le cynisme. Rosenberg propose de les remplacer par des observations objectives et d’éviter tout jugement de l’autre pour se concentrer sur ce que nous ressentons.

“Le rapport que vous m’avez remis est un désastre. Nous ne pouvons donc le transmettre à personne”. Nous pouvons le changer  cela par “Dans le rapport que vous m’avez remis, il y a des idées que nous devrions modifier. Essayez de les changer avant de le transmettre au client”.

Demandes et comparaisons avec d’autres personnes

Pétitions, exigences, offenses … Nous utilisons toutes sortes d’outils pour forcer l’autre à nous comprendre. En fin de compte, il s’agit de menaces qui renferment culpabilité ou punition si nous n’obtenons pas ce que nous sollicitons. Il s’agit là d’autres formes de manipulation et de communication agressive.

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Déni de responsabilité

Un exemple très courant de ce comportement se produit lorsque l’adolescent revient avec des notes à la maison et dit : “Maman, ils m’ont suspendu.” Ce “ils m’ont” au lieu de “j’ai” est une façon d’attribuer la cause de ses malheurs à des agents extérieurs et de se soustraire à sa responsabilité.

D’autres manière de le faire est d’utiliser un langage impersonnel ou conditionnel, se référant à notre diagnostic, notre histoire ou nos expériences. La question est d’éviter les conséquences de prendre la responsabilité de ce qui s’est passé.

Comme nous pouvons le constater, la communication empathique exige un effort personnel de la part des deux interlocuteurs, mais les bénéfices qui en découlent méritent ce travail préalable.


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