Aujourd’hui, je saisirai tout ce que la vie a de bon à m’offrir

2 février 2017 dans Psychologie 0 Partagés

J’ai décidé que je peux, que je dois, et que je mérite d’être heureux-se. Aujourd’hui, j’enfilerai des chaussures neuves et m’armerai d’un courage regonflé pour laisser la vie me décoiffer, pour la laisser me faire rire et me faire danser. Car les bonnes choses de la vie, ce sont celles qui nous décoiffent et qui bouleversent notre âme, et je pense que c’est maintenant le moment pour moi de ressentir cette sensation que j’avais, jusque là, quasiment oubliée.

Nous passons tou-te-s par ces périodes au cours desquelles, soudain, on dit « stop ». La fatigue mentale ou la pression de notre entourage nous arrachent, une à une, chaque écaille de cette queue de sirène grâce à laquelle on pouvait jusqu’alors nager en toute liberté dans nos océans personnels. Cependant, dire « stop » n’est pas toujours suffisant pour générer le changement que l’on désire tant voir arriver.


« Nous devons faire les choses ordinaires avec un amour extraordinaire. »

– Mère Teresa –


Des phrases comme « je mérite le meilleur », « c’est le moment pour moi de penser à moi avant de penser aux autres », ou encore comme « j’ai le droit d’être heureux-se » sont pareilles à ces adages que l’on se répète souvent mais qui, au bout du compte, n’ont aucun effet dans notre vie. Même si on se dit que peut-être, la vie nous réserve de bonnes surprises, il n’est pas facile pour autant de faire un pas vers l’extraordinaire, d’autant plus si notre esprit reste attaché à des choses courantes et basiques.

Pour changer et se diriger vers meilleur, rien ne sert d’attendre son tour, ni de voir une étoile filante passer pour faire un voeu. Une vie heureuse ne nécessite qu’une seule chose : un cerveau plus heureux.

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Le cerveau fatigué et les fenêtres fermées

Vous êtes-vous déjà demandé-e combien de pensées vous aviez en une journée ? Les neurologues adorent se poser ce type de questions, et ont donc pu y répondre : en moyenne, environ 50 000 pensées traversent notre esprit tous les jours. Cependant, ceci étant dit, il faut également savoir que presque 80% de ces pensées ne servent absolument à rien ; la plupart d’entre elles sont répétitives, mécaniques, voire même obsessionnelles.

Le cerveau fatigué est l’écho de l’esprit malheureux. Ce train de pensées affaiblissantes voyagent sur les voies du « si j’étais ainsi », du « si les autres me laissaient faire ceci » ou encore du « je suis incapable de faire cela ». Parfois, sur ces routes aussi stériles qu’inshoptialières, notre esprit rejette la faute de chacun de nos malheurs sur notre entourage. Ainsi, nous alimentons d’autant plus le moteur du cerveau fatigué, de cet esprit distrait et incapable de prendre des décisions.

Or, en fermant ainsi les fenêtres de notre cerveau, nous ne pouvons alors plus entendre que l’écho d’un bruit fantôme : celui qui transporte la peur, l’indécision et le désespoir. Une bonne idée pour prendre contact avec toutes les bonnes choses que nous offre la vie consiste en une attitude ouverte, qui permet à deux processus fabuleux de s’intégrer dans notre esprit : le recyclage et la création.

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Nous sommes certain-e-s que, soucieux-ses de préserver l’environnement et la planète, vous recyclez vos déchets. Eh bien, il se trouve que notre esprit a lui aussi besoin d’un « traitement » similaire ; une bonne partie de nos pensées ne nous servent à rien : elles sont nocives. Ainsi, plutôt que de les accumuler, nous devons procéder au recyclage. Pour cela, rien de mieux que de transformer un « je ne peux pas » en un « je mérite l’opportunité d’essayer ».

D’autre part, en plus de recycler nos pensées, il est également important d’en créer. Les idées, les attitudes et les buts nouveaux créent, renforcent ou fragilisent les connexions entre les neurones de notre cerveau. Les nouvelles pensées engendrent de nouvelles et puissantes émotions, grâce auxquelles nous pouvons dire au revoir à cet esprit fatigué et aux fenêtres fermées.

Les bons côtés de la vie : la capacité d’assumer de nouvelles perspectives

Pour comprendre la magie de notre cerveau et de nos émotions, nous vous proposons de faire une petite expérience. Prenez la photo d’un beau paysage. Maintenant, collez votre nez à l’image ; ainsi, si vous essayez de focaliser votre attention sur ce que vous voyez, la seule chose que vous parviendrez à distinguer sera une tache grossière et peu évocatrice.

Notre esprit fatigué fonctionne de la même façon ; tout ce que l’on envisage dans cette perspective n’est que peu enrichissant. Or, si on prend du recul, on verra alors peu à peu s’ouvrir face à nous un monde empli de possibilités et de beautés inspiratrices. Il est donc positif de prendre de la distance, car cela nous permet de réaliser que rien, absolument rien ne peut avoir assez de pouvoir sur nous pour nous rendre esclaves.

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 Quelques clés pour être réceptif-ve-s aux bonnes choses que la vie peut nous apporter

L’Université de Californie a mené une étude intéressante sur le bonheur du point de vue de la neurologie. Cette étude s’avère aussi pratique que révélatrice ; elle a même été éditée dans un livre intitulé Train your brain to get happy. Dans ce livre, on nous explique de quelle façon les pensées génèrent des changements dans « nos cellules grises » afin de créer un puissant tissu émotionnel qui respire l’équilibre et le bien-être.

  • Pour être plus perméable aux opportunités que la vie nous offre, il ne suffit pas de nous dire simplement : « je vais partir en quête de mon bonheur ». Avant d’installer de nouvelles pensées, il est nécessaire de se débarrasser des anciennes.
  • Parfois, le fait de nous poser des questions nous oblige à focaliser notre attention sur ces interrogations et à trouver des solutions pour les résoudre. Se poser les bonnes questions, c’est se donner les moyens de faire le tri entre ce qui est utile et ce qui ne l’est pas, entre ce qui fait du bien et ce qui fait du mal. Par exemple, plutôt que de vous dire « je veux être heureux-se », posez-vous la question suivante : « qu’est-ce qui m’empêche d’être heureux-se ? ». Une fois cette question posée, il est alors temps de réfléchir à la réponse que l’on peut y apporter.
  • D’un autre côté, il y a des aspects qui doivent bien être clairs dans notre esprit : les personne qui veulent être plus heureuses ne se comparent pas aux autres, et le conditionnel est banni de leur langage. En effet, elles ne disent jamais des choses comme « et si j’avais ceci », « et si j’étais ainsi », « et si les autres se rendaient compte de cela », etc.

Parlez au présent, soyez ferme dans vos buts et ne mesurez pas vos capacités en fonction des autres. Cultivez une pensée inspiratrice, réconfortante et créative. Et surtout, n’oubliez pas : seuls les esprits ouverts voient quelque chose d’extraordinaire là où d’autres perçoivent uniquement des choses courantes et basiques. 

Images de Marie Desbons et Milla Marquis

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