Tu as joué avec moi, et tu as fini par me perdre

· 6 avril 2017

Tu as joué avec moi, et tu as fini par me perdre. Tu as parié sur mon coeur dans un jeu que tu croyais amusant, et tu as fini par nous faire souffrir tou-te-s les deux par amour. Car si tu considères l’amour comme un jeu de hasard, il se peut que la chance te le fasse payer cher.

Tu as décidé qu’avec moi, tu ferais semblant de passer de bons moments. Tu t’es dit qu’en te faisant passer pour un gentleman, tu parviendrais à atteindre ton but. Que tu pourrais m’embrouiller avec tes belles paroles et tes promesses vides. Pourtant, le destin t’a réservé bien des surprises, car le destin ne se contrôle pas, et que désormais, tes mensonges te reviennent donc en pleine figure.

Car les promesses, qui étaient vides au moment où elles ont été formulées, ont changé de sens à mesure que mes sourires se faisaient grands. Tu t’es senti bien à mes côtés ; or, j’ai fini par te filer entre les doigts, moi qui au départ ne représentais pour toi que l’objet d’un jeu. Est alors arrivée la question qui n’avait pas de réponse logique, mais qui faisait partie d’un caprice : pourquoi joues-tu avec mon coeur ?


« On ne peut pas tromper une vraie femme ; on ne peut pas l’embrasser sans l’aimer. Il faut traiter les vraies femmes comme si elles étaient la vérité même, comme si elles étaient le temps, comme si la vie prenait fin dans chacun des baisers qu’on leur donne. »

– Mind of Brando –


Ne promets pas les étoiles si tu n’es pas capable d’allumer deux bougies

Les enchanteurs de serpents utilisent la musique pour parvenir à leurs fins ; toi, tu as joué avec les mots pour essayer d’obtenir ce que tu cherchais. De belles paroles qui embrouillaient mon esprit et faisaient s’esquisser sur mon visage de larges sourires. Je perdais la raison rien qu’en entendant le son de ta voix.

Mais finalement, tes actes n’avaient rien à voir avec ce que tu racontais ; ils ont fini par dénoncer le mirage que tu tissais avec tes belles paroles. Tes actes ont donc reflété la réalité : ton coeur de pierre.

L’amour consiste en de petits détails, pas en de belles paroles. Aimer, ce n’est pas promettre les étoiles, mais être capable d’allumer deux bougies pendant un dîner, d’ôter ses cheveux de son visage s’ils la gênent, d’être capable de lui prêter ta veste si elle tremble de froid.


« L’amour n’a pas besoin d’être compris, il a uniquement besoin d’être démontré. »

– Paulo Coelho –


C’est pourquoi tu as échoué et n’a donc pas atteint tes objectifs de départ, car j’ai de l’amour propre et que je voulais quelque chose de réel, pas un mirage à la merci de la chaleur, de l’aridité et du manque d’eau. En faisant étalage de ton grand entêtement, tu as décidé que tu ne renoncerais pas à ta mission. Tu as continué à lutter pour atteindre les buts que tu t’étais fixés, et tu as donc continué à jouer.

Tu as joué avec le feu et tu as fini par te brûler

Sans que tu ne t’en rendes comptes, les jours ont passé et quelque chose ne ressemblait plus au jeu que tu aimais tant. Tu as commencé à te sentir bien à mes côtés. Tu as commencé à partager de petits détails de ton quotidien avec moi. Tu as cessé de joué, tu as baissé la garde, et c’est alors que tu m’as montré ton âme.


« Comment feras-tu quand tu ne voudras plus m’aimer et que tu m’aimerais sans m’aimer ? »

– Mind of Brando –


A quelle point une étreinte doit-elle être forte pour adoucir un coeur de pierre ? Moi, je t’ai toujours embrassé de toutes mes forces. Tu as fini par me confier l’existence de ce jeu auquel tu jouais lorsque tu as commencé à essayer de me conquérir, lorsque je n’avais que des coeurs en main et toi, des trèfles et des piques.

Cela m’a éloigné de toi. Je ne savais plus si ce que tu avais pu me dire était vrai, ou s’il ne s’agissait que d’un énième stratagème pouvant te permettre d’atteindre ce que tu voulais. J’ai perdu confiance en toi et en tout ce que tu disais. Je t’ai détesté de toutes mes forces alors que tu brisais mon coeur. Et tu as appris que si en un jour on ne peut aimer, on ne peut pas non plus oublier.

Et on pardonne encore moins à celleux qui ont joué avec nous comme s’ils n’avaient pas de coeur. Personne n’est obligé d’aimer qui que ce soit, et si tu fais du mal aux autres en jouant avec leurs sentiments, c’est parce que telle était ta décision. Tu as joué avec le feu et tu as fini par te brûler, car personne ne sait ce que le coeur désire jusque les choses arrivent, sans qu’aucun contrôle ne puisse être exercé là-dessus. Aujourd’hui, il n’y a plus de pardons qui tiennent, et tu es désormais triste et seul ; moi, je souffre, mais au moins, je garde et protège mon amour propre.