Adoption : 4 choses à garder à l’esprit

· 23 juin 2018

L’adoption est une excellente opportunité pour les personnes qui ne peuvent pas avoir d’enfants de manière biologique. Elle constitue une manière différente d’accéder à la maternité et à la paternité. Elle crée un lien de filiation aussi consistant que dans le cadre de la paternité biologique. Le processus d’adoption fait par ailleurs partie de la décision des parents de commencer un long chemin, assorti d’obstacles, qui mérite d’être analysé avant de s’engager sur cette voie.

Les parents adoptifs exercent le rôle de protecteur. Leur générosité et leur désir de transmettre l’amour sont en outre des opportunités de marquer la vie de leur empreintes. Adopter signifie de reconnaître un enfant comme le sien, dans le but de former une famille, même s’il ne l’est pas biologiquement.

L’existence de doutes et de peurs est normale dès le premier moment de ce processus complexe. L’insécurité des parents adoptifs les conduit à se poser des questions. Ils ont par ailleurs des sentiments mitigés : « Est-ce que je sais être un bon parent ? ». « Est-ce qu’il m’aimera ? ». « Serons-nous une vrai famille ? ».

L’une des craintes les plus partagées par les parents adoptifs est que leur enfant ne se sente pas aimé comme s’il était un enfant biologique. Il est en outre probable que l’enfant ressente également les mêmes craintes. Ce dernier aura donc besoin d’adultes, de parents, qui seront sûrs de ce qu’ils font, de leurs sentiments et de leur décision afin que l’enfant se sente vraiment protégé. Il n’a pas besoin de parents dépourvus de doute. Il a besoin de parents pouvant résister calmement à ce moment de doute.

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Adoption : 4 choses à garder à l’esprit

Selon de la Convention des Nations Unies Convention relative aux droits de l’enfant, l’adoption n’est pas un outil pour résoudre un problème de fertilité ou un désir de paternité. Il s’agit d’une mesure de protection des enfants abandonnés, de leur droit à disposer d’une famille et de l’obligation des administrations de fournir cette famille au mineur.

Adopter n’est pas une décision à prendre à la légère

La première question à laquelle doivent répondre les parents ayant décidé d’adopter est aussi simple que profonde. Pourquoi voulez-vous adopter un enfant ? Quelles sont les raisons ou les motifs qui soutiennent votre décision ?

A partir de ce moment commence un difficile chemin bureaucratique, avec des diverses évaluations dans lesquelles les parents doivent montrer qu’ils sont les candidats idéaux pour recevoir cet enfant. Leurs vies seront analysées en profondeur dans le seul but de trouver la meilleure famille pour l’enfant. Tout cela génère de l’anxiété ou du stress pour les futurs parents.

Une prémisse qui doit être prise en compte est que l’adoption est un processus long. Et souvent difficile à affronter. Les professionnels en charge du traitement de cette procédure doivent approfondir divers sujets tels que le travail, les amitiés ou la manière d’être des futurs parents adoptifs.

Les candidats trouvent souvent excessives les questions, les entrevues ou les demandes de renseignements sur leur vie (ce que la nature ne fait pas lorsque nous décidons d’avoir un enfant). Il est ici primordial de faire preuve de patience et ne pas perdre de vue le but ultime, l’adoption. Les enquêteurs responsables de cette tâche devraient par ailleurs être suffisamment sensibles pour identifier les obstacles insurmontables pouvant être surmontés par l’attitude, l’intelligence et certaines ressources qui peuvent être incorporées à un moment donné.

Se préparer pour les entrevues préalables

Le désir intense des parents d’avoir un enfant le plus tôt possible rend le processus d’adoption trop long à leurs yeux. Les critères recherchés chez les adoptants, aussi injustes et subjectifs qu’ils peuvent sembler, résultent finalement des lois établies par les conventions internationales.  Et si nous les considérons dans leur ensemble, elles disposent de leur logique en égard à l’incertitude entourant le problème d’adoption et de l’enfance.

Les entrevues préalables tendent à connaître les motivations qui ont conduit le candidat à adopter. Les relations du couple sont étudiées, tout comme la structure de leur personnalité, leur condition physique et leur capacité à consolider et développer la relation adoptive.

L’adoption n’est pas une oeuvre de charité

L’adoption n’est évidemment pas une oeuvre de charité ! Aussi bien les parents que les enfants adoptifs ont traversé des états émotionnels compliqués jusqu’à ce qu’ils se soient rencontrés. Il s’agit d’un projet commun, non d’une grande faveur. D’une illusion passant outre la charge qu’un enfant peut représenter à un moment donné.

Le désir des parents se réalise à partir du moment où ils ont leur petit à la maison. Ce point intermédiaire – jamais définitif, car il reste encore beaucoup à faire – si important, arrive après avoir déjà surmonté certains obstacles. Par exemple, celui que nous avons mentionné plus tôt : supporter avec une bonne attitude qu’un étranger pose des questions très directes et intimes.

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Il convient en outre de préciser que l’intérêt de l’adoption doit toujours être envisagé du point de vue de l’enfant. Les parents comptent, évidemment. Et beaucoup. Mais le mineur prévaut car il dispose de moins de ressources, car il est bénéficie de moins de protection. C’est finalement lui qui a le droit d’avoir des parents, une famille. Et non l’inverse.

Faire face à une nouvelle vie

Il est difficile de prédire comment l’enfant adopté s’adaptera à sa nouvelle famille, à son foyer actuel. Le concept d’adaptation est encore plus compliqué lorsqu’il s’agit d’enfants venant d’autres pays. En effet, leurs histoires et expériences antérieures peuvent influencer leur adaptation à leur nouvel environnement.

Contrairement aux idées reçues, les enfants adoptés semblent généralement bien s’adapter. En d’autres termes, ils ne présentent pas plus de difficultés sur le plan personnel, social, familial ou scolaire que des enfants non-adoptés.

Quant aux nouveaux parents, une excellente option pour résoudre tous leurs doutes est d’interagir avec des familles ayant déjà adopté. De rechercher un soutien auprès d’associations de parents adoptifs. Il est nécessaire de ne pas avoir d’idées préconçues sur la période d’adaptation familiale après l’arrivée de l’enfant. Il s’agit d’une étape passagère dans laquelle s’établit (s’il doit être établi, si les choses se passent bien et très lentement) un lien d’attachement fondé sur l’amour, le respect et la confiance mutuelle.