Les 8 chemins à suivre pour en finir avec la souffrance selon le bouddhisme

· 14 mars 2018

Le bouddhisme a une manière très particulière d’aborder la douleur. Cette philosophie prône l’idée selon laquelle il est possible d’en finir avec la souffrance bien qu’elle représente une partie incontournable de la vie. Car bien que la vie apporte en elle la douleur, nous ne sommes pas condamnés à la subir passivement.

Selon les bouddhistes, pour en finir avec la souffrance la première chose à faire est d’accepter son existence. La vie de tout les êtres humains, tôt ou tard est touchée par la douleur. Résister à cette dernière ne fait que l’augmenter.

En revanche, accepter la douleur ne signifie pas pour autant à se résigner à la ressentir. Le bouddhisme affirme qu’elle naît du désir et que pour cette raison, apprendre à renoncer au désir est la voie rapide qui permet d’en finir avec la souffrance. A la fois, cette philosophie signale le fait qu’il y a 8 chemins qui doivent être pratiqués librement pour que la paix et l’harmonie prédominent dans nos vies. Ce sont les suivants…

1. Le bon jugement : la première manière d’en finir avec la souffrance

Le meilleur moyen d’être juste consiste précisément à ne pas juger. Avant de décider si quelque chose est bien ou mal, nous devrions plutôt tenter de comprendre profondément sa nature. De nombreuses personnes agissent de manière erronée. Pour autant, qui sommes-nous pour les juger ?

bon jugement

Pour en finir avec la souffrance, il est nécessaire de cultiver une attitude compréhensive avant de juger. Le fait de valoriser, approuver ou condamner les comportements des autres ne nous correspond pas. Les autres n’ont pas non plus le pouvoir de le faire avec nos actions.

2. Se construire des objectifs nobles

Il existe une grande différence entre le fait de se concentrer sur des objectifs de réussite et sur le fait de se proposer des objectifs nobles. Les premiers s’inspirent d’un désir d’exaltation individuelle, qui nous laisse bien souvent vides finalement. Le triomphe personnel nous permet de nous applaudir, mais existe-t-il une portée identique pour l’univers ?

Les bouddhistes invitent en revanche à se créer des objectifs nobles. C’est un chemin pour en finir avec la souffrance car ils nous conduisent toujours à de profondes satisfactions qui sont partagées par les autres. Nous sentir utiles et importants donne davantage de sens à nos efforts.

3. Etre honnête et prudent avec les mots

Les mots donnent la vie, mais peuvent également l’ôter. Ils construisent et détruisent. Lorsque les mots naissent de l’âme pure, ils sont généralement apaisants pour le monde. Ils transmettent compassion, affection et fraternité. Ils consolent, motivent et glorifient les meilleures valeurs de la vie.

être honnête

En revanche, ils s’emploient parfois pour mentir, pour blesser ou pour dénigrer. Personne ne peut être heureux en faisant mal aux autres au travers des mots. Plus tôt que tard, cela se reflète et finit par blesser celui qui fait usage du langage de cette manière.

4. Ne pas blesser, ni faire d’excès

Il existe un principe qui est présent dans quasiment tous les codes éthiques des différentes cultures. Ce principe est celui de ne pas tuer ou aller à l’encontre de la vie des autres. De plus, cela ne s’applique pas uniquement au physique, mais également symboliquement au spirituel.

Pour en finir avec la souffrance, il est important de ne pas en causer chez les autres car cela serait une grande contradiction. Ainsi, toute forme d’excès va à l’encontre de notre bien-être et pour cela il vaut mieux l’éviter. Il n’existe rien de mieux pour atteindre l’harmonie que de maintenir l’équilibre dans notre mode de vie.

5. Gagner sa vie grâce à l’effort

Il n’est pas adéquat de construire des formes de vie dans lesquelles la subsistance dérive de quelque chose de différent de notre propre travail. Lorsque cela se produit, le sentiment de fierté personnel diminue et se voit altéré.

Le travail transforme l’être humain et le rend meilleure. C’est une manière de cimenter la dignité, de croître et de servir les autres. La paresse conduit tôt ou tard à l’insatisfaction et à la colère. Elle nous pousse à dévaloriser nos meilleures vertus et habilités.

s'efforcer

6. Cultiver la vertu

Il n’est pas possible d’en finir avec la souffrance si nous n’empruntons pas le chemin de l’évolution constante. La vertu, en sens général, n’est pas quelque chose qui tombe du ciel mais bien le fruit d’une culture patiente. Elle naît comme le résultat de l’effort.

Cultiver la vertu nous apporte également un sentiment de meilleur amour propre. Cela nous pousse à nous voir comme des personnes en processus d’apprentissage et de croissance. Cela nous permet d’être ouverts aux critiques et aux erreurs, et à voir les opportunités d’évolution.

7. L’observation ouverte

Si nous souhaitons en finir avec la souffrance, il est nécessaire de rester attentifs aux messages que nous envoie notre corps. Ce dernier nous avertit sur les déséquilibres qui peuvent se trouver dans notre quotidien. Il nous alerte sur les styles de vie qui peuvent être néfastes.

Ainsi, il est important de nous convertir en observateurs attentifs et prévoyants face à notre propre manière d’agir. Nous ne devons pas nous voir pour nous juger, et pas non plus approuver nos actes ou nous sanctionner. Il est plus important pour nous de voir avec les yeux innocents de celui qui tente de se connaître chaque fois plus.

8. Apprendre à apaiser l’esprit

Lorsque l’esprit se laisse mener par les émotions, il perd son pouvoir. Si tout reste entre les mains de sentiments ou passions incontrôlées, nous finissons facilement par nous plonger dans des situations qui ne causeront en nous que plus de souffrance.

esprit apaisé

Chaque personne doit trouver les mécanismes qui l’aident à apaiser son esprit dans des moments d’offense, de peur ou de colère. Lorsque l’on agit sous ces influences, nous commettons davantage d’erreurs. Pour cela, il est important de les contenir.

Les huit chemins à suivre pour en finir avec la souffrance sont le résultat d’une sagesse millénaire. Ils sont également un guide ponctuel pour faire face au monde et à la vie. Appliqués de manière persévérante ils conduisent à l’équilibre intérieur, à l’harmonie et à la paix dans le cœur.