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7 mythes sur le polyamour

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7 mythes sur le polyamour
Gema Sánchez Cuevas

Relu et approuvé par Psychologue Gema Sánchez Cuevas

Dernière mise à jour : 27 décembre, 2022

De nombreuses personnes croient que les mythes sur le polyamour n’en sont pas, qu’il s’agit en fait de réalités. Cependant, lorsque nous constatons que des recherches scientifiques montrent que jusqu’à 5% de la population nord-américaine vit dans des relations polygames, nous devons tout de même faire un effort pour trouver des réponses claires à certaines questions.

Oscar Wilde déclara que “s’aimer soi-même est le début d’une aventure qui dure toute une vie”. Est-il possible de partager cet amour avec plus d’une personne, et qu’il ait une nature similaire à celle partagée avec un conjoint, et non avec un frère ou une mère ? Ou bien, est-ce que le polyamour est un mythe en tant que tel, le plus grand de tous ceux qui y ont trait ? Vérifions-le.

Les mythes sur le polyamour

Comme nous l’avons précisé en introduction, il semble que beaucoup des idées qui prévalent d’une manière ou d’une autre sur polyamour dans le conscient et dans l’inconscient collectif sont en réalité des mythes. En effet, des voix ont émergé au cours des dernières années, comme celle du Docteur Eric Anderson, affirmant que la monogamie chez l’homme n’est pas naturelle, qu’il ne s’agirait que d’une simple norme culturelle.

Le polyamour est pratiqué par les monogames

Une fois le sujet exposé, nous allons nous efforcer de mettre à mal un certains nombre de mythes. L’un d’entre eux est de déclarer que celui qui pratique la polyamour, maintient un couple principal et jouit ensuite d’autres relations en dehors de ce couple.

Pour le psychologue Bjarne Holmes, il s’agit là d’un mythe. Selon ses recherches, ce fait n’est vrai que dans 30% des relations entre trois personnes ou plus. En réalité, il n’existe généralement pas de hiérarchie marquée dans la plupart des groupes : amour principal contre amours secondaires.

L’être humain est monogame par nature

Voici un autre mythe, ou du moins il s’agit de ce que disent Judith Eve Lipton et David P. Barash. Après plusieurs ouvrages sur ce sujet, ils soutiennent que la nature humaine n’est pas monogame, bien au contraire.

Ce couple de scientifiques considère que l’être humain va à l’encontre des lois de la biologie. Nous sommes apparemment dotés, à l’instar de nombres autres créatures, pour être polygames, mais nous essayons de maintenir un lien social exclusif entre l’homme et la femme, bien que ce ne soit pas notre véritable inclination évolutionnaire.

Le polyamour est seulement pratiqué par des personnes insatisfaites

Encore un autre mythes relatif au polyamour que mettent à bas des psychologues tels que Melissa Mitchell. En effet, cette psychologue considère qu’il s’agit là d’un préjugé sans fondement. C’est, du moins, ce qui ressort de ses recherches.

La recherche d’un deuxième ou d’un troisième partenaire n’a rien à voir avec l’insatisfaction d’une première relation. En effet, en général, ce types de relations sont, dans le cadre de polyamour, assez indépendantes les unes des autres.

Les personnes qui pratiquent le polyamour ont des problèmes psychologiques

Nous allons démanteler un autre mythe relatif au polyamour. Nous nous en tiendrons ici aux enseignements de Tristan Taormino, lequel soutient qu’une relation polygame ne doit pas nécessairement être plus ou moins dysfonctionnelle qu’une relation monogame. Une telle allégation est basée sur des recherches incluant des tests psychologiques standards.

En effet, les études montrent qu’une personne ayant tendance à disposer de relations ouvertes est généralement plus créative et moins conformiste. En d’autre termes, il s’agit de quelqu’un qui est stimulé par la complexité, l’inventivité, l’anticonformisme et le chaos, mais qui ne présente pas pour autant de problèmes psychologiques.

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Le polyamour nuit aux enfants

Voici un nouveau mythe inhérent au polyamour qui semble facilement réfutable. De nombreuses personnes considèrent que ce type de relation nuit particulièrement aux plus petits, lesquels ne bénéficieraient pas un développement adéquat.

Le professeur Elizabet Sheff a interrogé des enfants élevés au sein de familles pratiquant le polyamour et dont l’âge variait de 5 à 17 ans. Résultat ? Contre le mythe. Elle y trouva même des avantages. Les adultes disposent de davantage d’aide pour prendre soin des enfants, et les enfants ont toujours une personne plus âgée avec qui partager des jeux et des préoccupations.

Le polyamour est pratiqué par des personnes confuses

Nous abordons à nouveau les thèses de Tristan Taormino, lequel considère qu’une personne non monogame n’est pas confuse et n’a pas non plus peur de l’engagement. Il s’agit en réalité de tout le contraire : ces personnes ont généralement très clair défini ce qu’elles souhaitent et comment elles le souhaitent.

Le polyamour cache un profil de promiscuité

Encore un autre mythe que Taormino démantèle dans son travail. Ce mythe associe le polyamour à la promiscuité. Il affirme néanmoins qu’une vie active en termes de sexe, avec deux personnes ou plus, n’a rien de négatif .

Après avoir lu ceci, croyez-vous toujours aux mythes sur le polyamour ? La science elle-même démantèle progressivement les anciennes croyances ou, au moins, ouvre un débat intéressant avec des arguments à considérer. La réalité est que de nombreux scientifiques affirment qu’il existe de solides raisons de penser que nous sommes capables d’aimer plus d’une personne.

 

Ce texte est fourni à des fins d'information uniquement et ne remplace pas la consultation d'un professionnel. En cas de doute, consultez votre spécialiste.