7 caractéristiques qui définissent un-e chef-f toxique

26 septembre 2017 dans Psychologie 250 Partagés
chef toxique

Le/la chef-fe toxique est celui/celle qui utilise de manière inadéquate le pouvoir que lui confère son poste. Toutes les études de psychologie du travail indiquent qu’une bonne relation entre les membres d’une organisation se traduit par une plus grande productivité et progression. Malgré cela, de nombreux-ses dirigeant-e-s continuent d’avoir recours à des comportements ou des méthodes complètement préjudiciables pour leur personnel.

Chez ce type de « leaders », on perçoit un certain héritage féodal . Ils ont une idée autocratique du pouvoir et pour cela, le fait d’instaurer du mal-être à cause de leur comportement ne les préoccupe pas. Ils comprennent l’entreprise ou l’organisation comme une machine qui doit fonctionner correctement et dans laquelle leurs subordonné-e-s sont seulement des pièces de l’engrenage. Les chef-fe-s toxiques sont plus centré-e-s sur les résultats que sur la procédure.


« L’ouvrier a davantage besoin de respect que de pain. »

-Karl Marx-


Il a été constaté que le leadership positif génère davantage d’efficience. Les schémas démocratiques et horizontaux génèrent, à long terme, plus de respect de la part des travailleur-se-s. Un leader authentique exerce surtout son autorité morale. Il n’use pas de la pression et des sanctions pour permettre à ses employé-e-s de se compromettre aux objectifs corporatifs, mais emploie la motivation et la récompense afin de générer un sentiment d’appartenance plus fort et plus d’engagement.

Un-e chef-fe toxique, pour sa part, met l’accent sur la peur. C’est l’instrument auquel iel a recours pour obtenir l’adhésion de ses employé-e-s aux objectifs institutionnels. Même si à court terme ce schéma pourrait fonctionner, à moyen et à long terme, il parvient seulement à faire stagner les organisations, et à frustrer le personnel qui sautera sur la première occasion de se retirer de cette entreprise. Ce type de chef-fe est une figure nocive pour l’organisation. Ci-dessous, voici quelques-uns de ses traits de caractères les plus remarquables.

Les chef-fe-s toxiques sont arrogant-e-s

Un-e chef-fe toxique croit que détenir un poste de pouvoir le rend meilleur-e que les autres. La manière dont iel a obtenu cette position lui importe peu, iel se sent toujours supérieur-e seulement pour faire part de la direction. Iel croit aussi que le seul fait d’être chef-fe lui donne le droit de traiter les autres comme s’iels avaient moins de valeur que lui/elle.

chef toxique arrogant

L’arrogance se manifeste dans sa gestuelle, dans le ton qu’iel utilise en parlant et dans sa manière de diriger les missions. Ces chef-fe-s toxiques veulent être intimidant-e-s et iels interprètent la peur de leurs employé-e-s comme un signal positif. L’arrogance, dans tous les cas, est toujours davantage liée à une insécurité et un manque de confiance, qu’à une authentique supériorité.

Iels ne savent ni écouter, ni communiquer

Une des caractéristiques les plus évidentes d’un-e chef-fe toxique est sa difficulté à écouter les autres. Ce type de personnes croit que prêter de l’attention à ce que disent les employé-e-s revient à leur accorder une importance qu’iels ne méritent pas. Iels sont convaincu-e-s que le fait d’écouter les subalternes réduit le pouvoir qu’iels ont sur elleux.

Un-e chef-fe toxique ne sait pas non plus communiquer. De ce fait, ses instructions peuvent être rendues complexes  sans raison, simplement comme une manière d’intimider ses employé-e-s. Iel emploie des expressions catégoriques, pour tenter de montrer que c’est lui/elle qui a le dernier mot, pour tout. Iel a aussi pour habitude de dévaloriser les paroles des autres, que cela soit par le biais de l’indifférence, ou par l’interprétation irrespectueuse qu’iel en fait.

Iels sont autoritaires et intransigeant-e-s

Un-e chef-fe toxique ne comprend pas la différence entre diriger et contrôler. Iel n’a pas non plus acquis la différence entre diriger et commander. Iel n’accorde pas sa confiance aux personnes avec qui iel travaille et pour cela, iel est persuadé-e que la meilleure stratégie est de contrôler leurs moindres actions. Iel est convaincu-e que son devoir est surtout de surveiller et de sanctionner constamment les comportements qu’iel considère comme inadéquats.

chef toxique illustré en jouet

Le/la chef-fe toxique est aussi intransigeant-e. Iel souhaite constamment que les choses soient blanches et noires. Iel suppose que la force est synonyme de rigidité et que le fait de n’être pas férocement strict-e pourrait lui donner une image de personne faible. Pour cela, ses ordres ne se discutent pas et ses idées sont celles qu’iel impose. Les choses doivent se faire exactement comme iel l’exige, sinon des sanctions tomberont.

Iels n’ont pas idée de la manière dont gérer des conflits

Ce type de chef-fe-s voit la colère d’un bon œil. Iels partent du principe que la mauvaise humeur et l’irritabilité sont des signes de sérieux et de responsabilité dans le travail. Iels l’interprètent donc comme une expression d’engagement et d’exigence. Pour cela, il est fréquent qu’iels expriment des ordres avec un ton désagréable ou qu’iels résolvent un problème de travail par les cris. Iels croient qu’iels ont le droit de réprimander leurs employé-e-s.

S’iels ont une difficulté avec l’un-e de leurs employé-e-s, iels ont pour habitude de la régler en imposant des ordres nouveaux ou en appliquant des sanctions. Iels agissent sans se préoccuper du fait que leurs collaborateur-trice-s puissent expérimenter le mal-être. Si ces dernier-ère-s ne respectent pas les règles au pied de la lettre, iels le font par manque d’envie ou de caractère. Un-e chef-fe toxique génère une atmosphère de tension et de répression car iel suppose que c’est nécessaire pour maintenir un bon rythme de travail.

Iels rejettent les initiatives

Prendre des initiatives est un signe d’autonomie, de force et de capacité. Pour un-e chef-fe toxique, les employé-e-s faisant preuve d’initiative représentent donc une menace. Iels en viennent même à penser que leurs employé-e-s s’attribuent du pouvoir qui ne leur revient pas et iels analysent ce comportement comme un remise en question de leur autorité. Pour cela, iels rejettent constamment les personnes qui évoquent une innovation ou une idée d’amélioration.

le chef toxique rejette l'initiative

Pour ce type de chef-fe-s, il existe une seule bonne manière de faire les choses, et c’est la leur. Les employé-e-s comprennent rapidement ce type de logique et apprennent que le fait de penser indépendamment ou d’apporter des contributions revient à provoquer leur chef-fe. Finalement, c’est l’organisation qui perd, elle se prive des contributions d’un personnel qui alimente, par des initiatives, le travail de l’entité ou de l’entreprise.

Iels ne savent pas gérer le temps

Une bonne gestion du temps est fondamentale pour que l’organisation soit menée sans accrocs. Une mauvaise gestion du temps convertit précisément un-e dirigeant-e en un-e mauvais-e chef-fe. Cela inclut une mauvaise planification des activités et une priorisation peu judicieuses de celles-ci.

A cause de cela, une atmosphère chaotique se met en place. Souvent, il faudra compléter les missions en un temps record. D’autres fois, il faudra faire face à des laps de temps avec quasiment rien à accomplir. Dans ces situations, ce qui prime finalement est la sensation d’instabilité et de désordre qui donne lieu à des taux plus forts de stress et de tension.

Iels ignorent les besoins des employé-e-s

Les mauvais-es chef-fe-s n’ont pas idée des besoins de leurs travailleur-se-s. En fait, le découvrir ne les intéresse pas. Iels partent du principe que la relation professionnelle exclut les aspects personnels qui sont hors de propos dans le travail quotidien, ou même un obstacle dans le tableau professionnel.

le chef toxique ne sait pas gérer le temps

Un-e chef-fe toxique insiste sur le fait que les nécessités personnelles des travailleur-se-s n’ont rien à voir avec leurs missions. Comme ce qui l’intéresse est de tout voir en blanc et noir, iel suppose que les difficultés personnelles des employé-e-s sont un prétexte pour ne pas développer leur travail ou pour justifier un quelconque échec. Pour ce type de chef-fe-s, il est très difficile de parvenir à considérer l’employé-e comme une personne intégrale.

Bien que les législations professionnelles du monde entier cherchent à protéger les travailleur-se-s, dans la pratique, de nombreux-ses chef-fe-s suivant la mince ligne de l’illégalité continuent d’exister. Iels ne reconnaissent pas les droits de manière subtile et s’emparent de la volatilité des relations humaines pour cacher leur attitude abusive.

Les chef-fe-s toxiques sont présent-e-s en abondance dans les périodes de crise. Iels savent qu’iels peuvent traverser la ligne et qu’une bonne partie de leurs employé-e-s ne les condamnera pas de peur de perdre leur travail. En revanche, chaque travailleur-se doit être conscient-e qu’iel a des droits et qu’iel peut avoir recours à des réclamations respectueuses dès lors qu’iel ressent une quelconque maltraitance.

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