7 attitudes qui sont les masques de la peur

· 27 novembre 2018
La peur peut se cacher derrière différents comportements.

La terreur nous pousse parfois à développer des attitudes qui ne semblent pas être de la peur, mais qui en réalité le sont. Ces comportements sont comme une sorte de déguisements qui sont acceptables mais nous empêchent de vivre pleinement et authentiquement.

La peur est l’une des émotions qui a le plus de masques. Elle n’apparaît pas toujours comme elle est. C’est le cas précisément à cause d’une certaine « peur de la peur ». Nous avons du mal à admettre que nous avons peur car nous sommes persuadés que le fait de l’admettre va augmenter sa puissance. Pour cette raison, nous adoptons des attitudes qui ne semblent pas représenter la peur mais qui la représente bel et bien.

La peur, tout comme d’autres émotions, commence à être vaincue dès lors que son existence est assumée. Malheureusement, nombreux sont ceux qui ne sont pas disposés à l’accepter car ils associent la reconnaissance à la faiblesse. Ils ne veulent pas voir les choses en face et ne souhaitent pas non plus se présenter aux autres comme étant des individus vulnérables. Pour cela, ils adoptent des attitudes qui ne ressemblent pas à la peur, mais qui reflètent en réalité des craintes profondes.

Simuler le fait d’être durs et quasiment invulnérables n’aide pas. Au contraire, cela pousse les peurs à adopter des formes plus sophistiquées et cachées. Cela nous empêche de les détecter et d’engager un travail sur elles. Pour cette raison, il vaut la peine d’être attentifs à ces attitudes ne semblant pas représenter de la peur, mais qui le font bel et bien. En suivant, vous découvrirez une liste de 7 d’entre elles.

« Les pires menteuses sont nos propres craintes ».

-Rudyard Kipling-

7 masques de la peur

1. Trop grande planification

Bien évidemment, le fait de planifier est une démarche saine qui nous aide à organiser nos idées, à économiser de l’énergie et à prévenir les problèmes. A la base, il s’agit d’une démarche saine permettant de mettre des limites à l’incertitude et d’agir avec une plus grande sécurité. 

Cependant, lorsque la planification est effectuée à l’extrême, elle se convertit en une attitude représentant la peur sans pour autant le paraître. Dans ces cas là, on ne cherche pas à atteindre une meilleure organisation des choses, mais un contrôle démesuré des choses. C’est l’un des masques de la peur.

2. Manières impeccables

Les bonnes manières sont un signe de bonne éducation et elles facilitent les relations sociales. La courtoisie n’est jamais de trop et de nombreux protocoles sont un bon moyen de « briser la glace ». Ils permettent à la communication d’être plus fluide et aux relations humaines d’être plus amicales.

En revanche, lorsque les bonnes manières sont si excessives qu’elles nous poussent à adopter des comportements faux ou robotiques, une bonne partie de leur effet se perd. Parfois, nous avons tellement peur des autres que nous nous protégeons d’eux en insistant sur l’aspect inoffensif de notre propre personne. 

3. Mise en garde extrême

Ce masque de la peur ressemble à la planification excessive. Cependant dans ce cas, on ne fait pas uniquement référence aux actions menées dans le futur, mais également à toutes les actions présentes. Avant d’agir, un doute apparaît donc systématiquement. 

Le doute pousse à prévoir les possibles conséquences négatives. Le résultat de cela est qu’une personne est tellement sur la défensive qu’elle finit par ne plus rien fait. Il s’agit d’une forme de peur qui pousse à la passivité extrême et à l’action.

les masques de la peur

4. Rejet de la nouveauté

Nous avons tous plus ou moins peur de l’inconnu. Face à lui, nous ne savons pas si nous courrons un risque et nous ne savons pas non plus si nos ressources suffisantes seront suffisantes pour éviter ou contrôler les possibles menaces.

Nous avons besoin d’identifier une certaine valeur pour nous diriger vers la nouveauté. Lorsque la peur nous envahit, nous finissons ainsi par nous installer et nous accommoder dans le connu. Cela nous pousse finalement à passer à côté de nombreuses opportunités.

5. Transformation de la vie en rituel

Ce point est similaire à l’un des points précédents. Nous créons des routines rigides, non pas dans le but de vivre de manière organisée, mais bien afin de conserver un contrôle absolu sur tout ce qu’il nous arrive. Si quelqu’un nous interroge, nous dirons que nous sommes quelqu’un de très discipliné que nous aimons pas trébucher.

La vérité est que cette attitude est un autre masque de la peur. Les routines sévères limitent l’imprévu jusqu’à un certain point. Cela ne veut donc pas dire qu’elles l’élimine. En revanche, elles parviennent à schématiser notre vie et à empêcher à la nouveauté de surgir. 

les masques de la peur

6. Rejet de la différence

Lorsque nos habitudes de vie sont trop strictes, nous avons généralement des habitudes de pensées rigides. Parfois, cela nous pousse à être intolérants vis-à-vis d’autres styles de vie ou de valeurs ne nous étant pas familières. 

Dans ces conditions, il est facile de finir par adopter un comportement guidé par les préjugés. Nous ressentons de la peur vis-à-vis des situations ou des personnes qui ne nous sont pas proches. Nous les voyons comme une menace pour notre stabilité apparente. Dans le fond, ce n’est rien de plus que la peur de devoir reconstruire certains de nos schémas.

7. Dévalorisation d’autrui

La peur se cache également derrière des attitudes telles que l’envie ou la critique excessive des autres. Nous pouvons finir par penser sans raison que les autres remettent en doute ce que nous sommes. Etre simplement comme eux devient pour nous un questionnement.

D’autre part, il n’est pas rare que la critique des autres ne soit qu’une projection de nos propres craintes et limites. Nous nous comparons inconsciemment avec les autres et nous défendons cette comparaison. Nous finissons par regarder la pire partie des autres comme une sorte de justification.

Les attitudes qui ne semblent pas représenter la peur mais le font sont des masques de la peur. Ces derniers sont un moyen de déguiser nos craintes. Peut-être que si nous étions un peu plus honnêtes avec nous-même nous pourrions trouver ou concevoir des chemins nous permettant de travailler sur ces peurs et ainsi de les surmonter.