5 techniques psychologiques pour arrêter de fumer

· 4 octobre 2016

Fumer est un acte qui est nocif pour notre santé. S’empoisonner, tout en sachant que cela peut être très néfaste pour notre santé est directement lié à l’image que nous aimerions avoir de nous-mêmes. Pourtant, pourquoi n’arrêtons-nous pas ? Pourquoi, très souvent, essayons-nous de nous tromper mentalement pour faire taire notre conscience ?

Le responsable de ce lavage de cerveau a toujours été et est toujours l’industrie du tabac. Avec sa publicité directe ou à travers la littérature ou le cinéma, elle est parvenue à associer le tabac au glamour, à la beauté ou à l’assertivité. En définitive, des qualités que la plupart d’entre nous aimeraient posséder.

Qui a oublié la belle Marilyn Monroe tenant une cigarette entre ses doigts d’une façon terriblement sensuelle ? Et qui ne voudrait pas lui ressembler ?

En fin de compte, le tabagisme est tout sauf sensuel. Nous connaissons tous les terribles conséquences que cela a sur notre santé et sur notre corps (rides, mauvaise haleine, dents jaunes, risque accru d’infarctus, de cancer du poumon…), mais même ainsi, l’être humain est toujours accro à cette drogue, l’une dont il est le plus difficile de se défaire, parce qu’elle est si normalisée que nous ne nous rendons même pas compte que c’est une drogue comme toutes les autres.

J’aime fumer

Ce n’est pas vrai. Personne n’aime fumer. Bien que de nombreux fumeurs affirment généralement cela de façon catégorique simplement parce qu’ils sont accro, au fond d’eux, il y a un “animal” qui demande à être nourri à chaque fois qu’il a faim. C’est le syndrome d’abstinence qui parle à leur place. La preuve en est que la première fois qu’ils ont fumé une cigarette, ils n’ont pas du tout aimé ça. Car en réalité, ça ne plaît à personne.

Ça n’a pas une odeur ni un goût agréable, mais la cigarette a un pouvoir addictif qui vous perturbe et qui vous fait croire qu’en réalité, vous adorez ça, pour vous faire ainsi devenir accro.

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Il vous faut accepter cette réalité et commencer à vous convaincre qu’il serait bon pour vous de décider d’arrêter de fumer une fois pour toutes. Laissez tomber les excuses : vous n’aimez pas ça, ça ne vous fait pas du bien, vous êtes en train de vous tuer à petit feu, votre qualité de vie en est affectée, vous dérangez les non fumeurs, vous n’êtes plus glamour du tout…

Que faire pour arrêter de fumer  ?

La psychologie a élaboré plusieurs techniques de type cognitif et comportemental pour aider les fumeurs à arrêter de fumer. Cependant, ces techniques ne pourront vraiment être efficaces que si la personne est dans la phase de préparation à l’action, c’est-à-dire si elle est totalement décidée à arrêter de fumer et si elle est motivée pour cela.

Par conséquent, la première étape est de vouloir changer, et ça ne dépend que de vous.

  • Contrôle des stimulations : cela consiste à retirer ou éliminer toute stimulation évoquant le fait de fumer, c’est-à-dire tout ce qui fait que vous avez envie de fumer. Cela peut être le café, l’alcool, voir des cendriers chez vous, aller dans un club de fumeurs…
Dans certains cas, on recommande même d’arrêter pendant un certain temps de fréquenter certaines personnes, mais si cela devient trop compliqué, dites au moins à tous vos amis que vous voulez arrêter de fumer, de ne pas vous offrir de cigarette ou de ne pas fumer en votre présence.
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  • Changer de marque de cigarettes : nous devons changer de marque progressivement, en partant de celle que nous fumons normalement, jusqu’à arriver à la marque qui contient le minimum de nicotine et de goudron. De cette façon, notre organisme s’habituera peu à peu à la réduction des substances.
  • Réduction progressive : nous réduirons la quantité de cigarettes quotidiennes de 20 % chaque semaine jusqu’à parvenir à arrêter totalement. Il faut se souvenir chaque jour de ce que l’on fume pour voir si nous avons réussi notre objectif. D’un autre côté, il faut également réduire la quantité de la cigarette fumée. Si par exemple, la personne fume la cigarette jusqu’au filtre, elle doit désormais fumer les 2/3 de sa cigarette, puis la semaine suivante, la moitié…
  • Retarder le moment où vous fumez et accepter l’anxiété : si nous fumons dès que nous nous levons, nous devons nous fixer l’objectif de retarder d’au moins une demi-heure cette cigarette. En la reportant, nous apprendrons à vivre avec cette anxiété dérangeante, nous nous rendrons compte que ce n’est pas aussi difficile que nous l’imaginions et de plus, à la fin de la journée, nous réaliserons que nous avons moins fumé. Inclure des techniques de relaxation est plus que recommandable.
  • Exercices cognitifs : être conscient que le tabac est une drogue qui nous contrôle, qui nous fait du mal et qui nous vole, en nous soutirant de l’argent qui va directement dans la poche d’une société multimillionnaire… Qu’y a-t-il de bon dans tout ça ?

Il est très important que, chaque fois que nous aurons une insurmontable envie de fumer, nous commencions à nous parler à nous-même, en nous rappelant tout le mal que le tabac nous fait. Et enfin, ne vous cachez pas la vérité. Vous n’avez pas besoin du tabac, votre vie sera meilleure sans lui. Et en fait, vous voulez arrêter, etc.