5 phrases d’Épictète pour cesser de souffrir

· 22 décembre 2018
Que dit Epictète de la souffrance ?

Épictète était un philosophe grec qui, pendant une bonne partie de sa vie, a été esclave à Rome. On ne connaît pas avec précision la date à laquelle il a été libéré mais on sait qu’il a acquis une grande renommée. Peut-être parce qu’il s’est concentré sur la quête du bonheur et du bien-être malgré sa condition d’esclave. C’est pour cette raison que nous avons voulu reprendre quelques-unes de ses phrases qui l’ont aidé dans ses pires moments et qui peuvent nous aider à notre tour.

Le courant philosophique qu’a suivi Épictète était le stoïcisme. Le bonheur dont il parlait est connu sous le nom d’eudémonismeIl s’atteint à travers la réalisation d’activités congruentes avec des valeurs profondes et aussi à travers l’établissement d’un engagement complet.

Voyons maintenant ce que nous pouvons tirer de ses phrases pour gérer notre souffrance.

1. Ce que nous nous disons est très important

« Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements relatifs aux choses. »

Cette première phrase d’Épictète pour cesser de souffrir nous parle de deux actions que nous finissons souvent par réaliser de façon inconsciente. L’une consiste à parler de manière négative et l’autre est de construire une histoire à partir de ce que nous avons vécu.

Par exemple, après une conversation avec un inconnu, il est possible que nous nous disions « je me suis comporté-e comme un-e imbécile, j’ai répondu de façon absurde, je ne sais pas construire des liens avec les autres ». Or, ce qui nous est arrivé n’a pas été l’élément déclencheur de notre mal-être: c’est ce que nous nous sommes dit à propos de notre façon d’agir.

L’important est d’être conscients, d’observer la façon dont nous nous parlons et dont nous déformons parfois la réalité. En faisant cela, nous ferons preuve de plus de compassion envers nous-mêmes.

phrases d'épictète sur les propos que l'on tient

2. Tout ne dépend pas de nous

« Parmi les choses qui existent, certaines dépendent de nous, d’autres non. »

Il nous arrive souvent de souffrir et de nous sentir mal parce que nous ne pouvons rien faire face à ce qui nous entoure. Par exemple, si nous avons une amie qui souffre d’une relation de maltraitance mais ne le voit pas, nous pouvons nous sentir impuissants et souffrir pour cette personne que nous aimons. Cependant, peu importe l’énergie que nous allons gaspiller, nous ne pourrons pas éviter ce qu’elle-même décide de faire.

Le plus important, comme nous le rappelle Épictète, est de nous rendre compte qu’il existe certaines circonstances qui ne dépendent pas de nous. Nous pouvons décider de la façon dont nous allons agir mais ce que feront les autres ne dépend pas de nous. Garder cela à l’esprit et l’accepter nous permettra d’évacuer une bonne dose de souffrance.

3. Ce que l’on dit sur nous

« Si l’on parle mal de vous, et si c’est vrai, corrigez-vous; si c’est un mensonge, riez-en. »

Cette troisième phrase d’Épictète pour cesser de souffrir nous parle de l’importance que nous donnons à ce que les autres disent sur nous. Or, face à cela, il est important d’agir avec prudence et intelligence. S’ils parlent mal et ont raison, en disant par exemple que nous mentons, nous devons le corriger. Parfois, ce qui est dit sur notre personne peut nous aider à voir quelques erreurs dont nous ne sommes pas conscients.

Mais que se passe-t-il quand ce que les autres disent n’est pas vrai? Dans ce cas, nous pouvons essayer d’éclaircir ce problème. Il faut aussi savoir quand arrêter et aller de l’avant. Nous ne devons pas prendre personnellement tout ce que l’on entend sur nous. Notre attitude meurtrie peut nous mener à écouter des phrases comme « si ça l’a dérangé, c’est que c’est vrai ». Parfois, faire preuve d’un peu d’humour peut être une bonne idée.

4. Les opinions et problèmes sont contagieux

« Les opinions et les problèmes des autres peuvent être contagieux. Ne vous auto-sabotez pas en adoptant involontairement des attitudes négatives et improductives à travers votre amitié avec d’autres personnes. »

Cette autre phrase d’Épictète pour arrêter de souffrir est liée aux personnes qui nous entourent. Bien souvent, nous ne choisissons pas celles qui seront à nos côtés, par exemple dans le domaine professionnel. Nous devons donc ouvrir les yeux et observer si ceux qui nous entourent nous contagient avec leurs attitudes et leurs pensées.

Nous entourer de personnes négatives peut nous mener à observer notre entourage d’une façon pessimiste, sans même que nous nous en rendions compte. Prendre ce fait en compte peut donc nous aider à ne pas être contaminés par les problèmes et attitudes négatives des autres.

5. Prendre ses distances dans l’adversité

« Lors de nos états de malheur, nous devons nous souvenir de l’état de conformité avec lequel nous observons ceux des autres. »

La dernière phrase d’Épictète pour cesser de souffrir nous laisse un enseignement très sage. Lorsque nous observons les problèmes des autres, nous les relativisons ou trouvons une solution claire. Par exemple, face à une personne qui souffre de maltraitance, nous pouvons immédiatement dire « Pourquoi ne s’éloigne-t-elle pas et ne quitte-t-elle pas son conjoint ? ».

Or, quand nous sommes nous-mêmes dans cette situation, nous ne voyons aucune solution simple. Quelque chose nous pousse à rester dans cet état de souffranceÉpictète nous invite donc à prendre nos distances et à essayer de voir ce qui nous arrive comme si nous étions un bon ami ou un frère/une sœur. Une chose qui peut nous aider est de nous demander: « si ceci arrivait à quelqu’un que j’aime, quels seraient mes conseils? ». Visualiser cette situation et répondre sans penser nous donnera la réponse que nous devons appliquer.

phrases d'épictète sur la distance

Toutes ces phrases d’Épictète pour arrêter de souffrir nous aideront lors de ces moments où nous voyons tout en noir. Prendre du recul et avoir quelques exemples en tête peut nous aider à tout voir plus clairement. La souffrance, si nous cessons de nous y accrocher, finit toujours par s’en aller.