5 mythes sur l’orgasme qui limitent notre plaisir

31 juillet 2015 dans Curiosités 0 Partagés

Il existe différents mythes à propos de l’orgasme qui se sont répandus au fil du temps et des générations. Ces mythes ont d’abord été considérés comme des vérités au vu du manque d’information et d’éducation sexuelle.

Parfois, ces fausses croyances peuvent être la cause de divers dysfonctionnements sexuels.

On dit que l’orgasme est quelque chose de très précieux et de très important. On le voit comme une fin à laquelle arriver lors d’une relation sexuelle, et si on ne jouit pas, c’est alors que naissent inquiétudes, insatisfactions et autres frustrations.

Cependant, il est essentiel de savoir ce qui est vraiment important dans une relation sexuelle, afin de pouvoir en tirer profit et réelle satisfaction.

Dans l’esprit des gens, la relation sexuelle est souvent cantonnée à la pénétration et aux organes génitaux, comme si seul cet acte sexuel pouvait apporter profit et satisfaction, et comme s’il fallait absolument atteindre l’orgasme.

Une relation sexuelle satisfaisante se compose d’une multitude d’ingrédients : caresses, complicité, intimité et communication. L’orgasme est un chemin à parcourir par le biais du plaisir, et non pas un but à atteindre.

Les mythes à propos de l’orgasme

Voici quelques uns des mythes les plus répandus sur l’orgasme :

1.  » Il y a deux types d’orgasmes : le vaginal et le clitoridien »

On parle beaucoup du fait qu’il existe deux formes d’orgasme différentes chez la femme ; le vaginal (via la pénétration) et le clitoridien (par le biais de la stimulation directe du clitoris).

Il a été prouvé qu’anatomiquement parlant, chez la femme, il n’existe que l’orgasme clitoridien. Pour éviter les confusions, on devrait parler d’orgasme féminin.

Chez la femme, tout orgasme est une extension de la sensation ressentie au niveau du clitoris. C’est plutôt évident finalement, surtout quand on sait que plus de 8000 terminaisons nerveuses dédiées au plaisir se trouvent dans le clitoris, qui n’est donc autre que le premier organe du plaisir féminin.

C’est pourquoi chez la plupart des femmes (jusqu’à 70% d’entre elles), comme le révèlent plusieurs études scientifiques, la pénétration ne mène pas à l’orgasme, puisque pour qu’elles puissent jouir, il faut que leur clitoris soit stimulé.

La pénétration ne fait donc pas jouir toutes les femmes, étant donné que chaque vagin a son anatomie propre.

2. « La pénétration facilite l’orgasme »

Comme cela a été expliqué plus haut dans le cadre du premier mythe, c’est totalement faux. En réalité, il se produit le contraire : la pénétration n’est pas précisément le meilleur moyen de faire jouir une femme.

Pour jouir, une femme a besoin que son clitoris soit directement stimulé. Cette stimulation peut aussi être effectuée mentalement, grâce aux fantasmes ou autres fétiches sexuels. Néanmoins, si la stimulation est psychologique, l’orgasme, lui, est physique.

3. « Quand on a un orgasme, on perd connaissance, on voit des lumières, on crie… »

Voilà une croyance qui peut donner lieu à de nombreuses frustrations, car elle promet de grandes sensations au moment de l’orgasme.

La sensation de plaisir dépend de chacun, et il est tout à fait possible de prendre du plaisir tout au long de la relation sexuelle, et pas uniquement lors de l’orgasme.

4. « L’orgasme c’est le plus important dans une relation sexuelle »

L’orgasme n’est pas le plus important dans une relation sexuelle, car le fait de voir l’orgasme comme un but à atteindre peut se révéler aussi frustrant que stressant étant donné qu’une relation sexuelle se compose de bien d’autres facteurs générateurs de plaisir.

Les deux membres d’un couple peuvent apprendre à se connaître sexuellement, en cherchant quelles sont les zones du corps où leur partenaire aime le plus être stimulé (ce sont les zones érogènes).

De cette façon, tous deux peuvent profiter plus pleinement du processus visant à générer du plaisir qu’est la relation sexuelle, sans qu’aucun n’impose à l’autre de jouir pour obtenir satisfaction.

Cette idée consistant à penser qu’il est nécessaire d’arriver à l’orgasme, produit la plupart du temps un effet contraire.

Dans de telles conditions, on profite moins de la relation sexuelle et on obtient une satisfaction moins importante. Si on se dit qu’il faut absolument arriver à l’orgasme et qu’on n’y parvient pas, on peut alors considérer cela comme un échec.

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5. « L’orgasme est plus fort si les deux partenaires sexuels jouissent en même temps »

Cette croyance est un idéal qui nous a été imposé…surtout par les médias. Durex, la célèbre marque de préservatifs, a tourné une publicité dans laquelle cette croyance était mise au premier plan.

Peu après, elle a sorti une autre publicité, plus adéquate et réaliste, visant à participer à la bonne éducation sexuelle de chacun. Le slogan de cette publicité était le suivant : « Chacune de vos relations sexuelles est unique et extraordinaire ».

L’orgasme ne doit donc pas nécessairement être simultané pour être satisfaisant. En effet, non seulement il est très compliqué d’y parvenir mais en plus, le fait d’essayer d’y arriver peut se révéler très frustrant.

Essayer de jouir simultanément, c’est comme tenter d’éternuer en même temps!

Ces mythes sont la définition que beaucoup se donnent de l’orgasme. Il est donc nécessaire d’oublier ces fausses croyances afin d’avoir des relations sexuelles plus satisfaisantes, mais aussi de se libérer des inquiétudes et autres impositions qui limitent la créativité et l’expérimentation.

Pensons à notre plaisir avant tout !

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