5 manières toutes simples d’augmenter votre contrôle mental

· 24 août 2017

On appelle cela contrôle mental, contrôle de soi ou maîtrise de soi. Dans toutes ses acceptions, c’est un concept plus ou moins mensonger. Les Occidentaux ont une véritable obsession de contrôle sur tout, jusqu’à eux-mêmes. Mais il s’agit là d’un objectif impossible à atteindre dans sa totalité (ce qui ne veut pas dire que nous n’ayons pas de marge d’erreur).

Ce que l’on peut faire, c’est apprendre à mieux gérer ses émotions de manière plus intelligente. Cela implique, donc, d’augmenter le contrôle mental sur nos impulsions irrationnelles en particulier. Nous avons tou-te-s en nous une sorte de volonté sauvage. Elle nous aide à être téméraire, mais nous joue aussi de mauvais tours, surtout quand la colère ou la peur nous envahissent.

« Qui conquiert les autres est fort ; mais qui se conquiert lui-même l’est davantage ».

-Lao Tseu-

Il y a des manières de domestiquer ou de canaliser ses impulsions féroces qui nous envahissent parfois. Il est raisonnable qu’elles apparaissent de temps en temps et qu’elles prennent le gouvernail pendant quelques instants. Mais le véritable problème surgit quand l’exception devient la règle. C’est alors qu’il faut agir et appliquer certains conseils pour augmenter le contrôle mental. Il y a des manières toutes simples d’y parvenir.

1. La connaissance de soi augmente le contrôle mental

Nous pensons tou-te-s que nous nous connaissons, mais ce n’est pas toujours vrai. Il est vrai que chacun se définit d’une certaine manière et cette définition peut sensiblement changer en fonction du moment où on le fait. Mais une bonne partie des personnes ne sauraient pas identifier leurs motivations les plus profondes ou exposer les motivations qui les mènent à certains comportements, ou qui les empêchent de les adopter.

Il n’est pas rare d’entendre des expressions comme « Je n’étais pas moi-même », quand quelqu’un fait quelque chose qui peut être réprouvé. Mais pourtant, si, c’était bien cette personne. Ce qui se passe, c’est qu’elle ne se connaît peut-être pas autant qu’elle le pense. Augmenter sa connaissance de soi permet d’augmenter son contrôle mental. Nous savons quelles sont les situations que nous pouvons aborder avec plus de succès et quelles sont celles qui demandent plus de soin.

2. Désactiver le pilote automatique

Avancer en pilote automatique, c’est aller dans la vie sans trop se fixer sur les choses, dans une dimension lointaine de ce qui se passe. Nous passons d’une pensée à l’autre et d’un comportement à l’autre. Nous sentons que la vie nous entraîne, même si nous ne savons pas tellement vers où.

3. Apprenez à vous « arrêter »

Apprendre à désactiver l’impulsion d’une émotion n’est pas facile. Surtout si on a été éduqué-e dans un environnement qui n’accordait pas beaucoup d’importance au contrôle des impulsions. Peut-être venez-vous d’une famille violente ou avec une dynamique hystérique très forte. Dans ce cas, vous avez peut-être intériorisé-e ce comportement sans vous en rendre compte et vous ne parvenez pas à vous contrôler quand une émotion très intense s’empare de vous.

Apprendre à réguler ces émotions envahissantes et à les exprimer de la manière dont on veut suppose un grand pas en avant. Au fond, ce n’est qu’une habitude qui s’acquiert, complexe certes, car notre cerveau -ou plus concrètement notre cortex préfrontal- n’est pas complètement développé pour cela, jusqu’à ce que nous ayons dépassé l’adolescence.

Cette gestion a un lien avec un choix : laisser l’émotion se débloquer ou rester tranquille pendant que l’ouragan passe. En faisant cela, on gagne beaucoup, surtout sur le terrain des relations sociales.

4. Mâchez et digérez la frustration

Qui n’a pas déjà vécu la frustration ? Cette sensation que la réalité ne s’ajuste pas à nos attentes, qui apparaît quand, malgré tous nos efforts, nous n’obtenons pas le résultat désiré. De petites frustrations, de grandes frustrations… Un amour qui n’est pas advenu, une vocation qui n’a pas aboutie, de l’argent qui manque…

Les raisons peuvent être très nombreuses. Nous sommes tou-te-s immergé-e-s dans une réalité qui nous oblige à renoncer en permanence. C’est normal. Mais certain-e-s l’acceptent, et d’autres non.

Il n’est pas facile d’apprendre à accepter, à mâcher et à digérer la frustration. Si nous ne le faisons pas, la colère s’empare rapidement de notre cœur et finit par maîtriser notre esprit et notre vie. Il est aussi facile de devenir grincheux, d’être de ces personnes qui s’enflamment dès le moindre événement qui les contrarie. Ne laissez pas une frustration vous amener à vous comporter ainsi.

5. Sortez de votre zone de confort

Sortir de sa zone de confort amène d’immenses bienfaits. L’un des plus importants est que cela nous aide à être plus flexibles et adaptables. Cela stimule également le développement de notre intelligence, aussi bien logique qu’émotionnelle. Finalement, presque sans nous en rendre compte, comme s’il s’agissait d’un effet secondaire de notre attitude, nous devenons plus tolérant-e-s et maîtres-se-s de nos propres émotions.

Nous ne sommes pas des machines et nous ne « fonctionnons » pas toujours correctement tout le temps. Le thème du contrôle mental doit toujours être pris comme quelque chose de relatif, surtout quand il entraîne chez nous beaucoup de pression. Ce qui est sûr, c’est que la maîtrise de nos émotions augmente quand l’anxiété diminue et surtout quand nous avons appris des stratégies pour savoir exprimer l’énergie qui accompagne l’émotion de la manière la plus propice pour nos intérêts et pour ceux de celleux qui nous entourent.

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