5 clés pour apprendre à rire de soi

· 12 décembre 2017

Apprendre à rire de soi est le chemin le plus simple vers la paix intérieureEt également vers la résilience et la bonté. Ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît et ce n’est pas non plus une capacité qui naît du jour au lendemain. Seuls les plus évolués ou les plus chanceux y parviennent.

Pour apprendre à rire de soi, il est nécessaire d’atteindre un bon niveau de connaissance de soiIl faut surtout un haut degré d’auto-acceptation. Si l’on a la chance d’avoir grandi dans un environnement qui a facilité ces capacités, alors c’est merveilleux. Sinon, il est nécessaire de réaliser un travail quotidien pour les acquérir ou les développer.

Nous vivons dans une société où tout le monde se juge. Parfois sans le moindre tact. Ceci est le fruit de l’insécurité collective. Cependant, une bonne quantité de personnes est effrayée par ces jugements. Apprendre à rire de soi est un moyen de prendre son indépendance par rapport à l’opinion des autresComment y parvenir ? Voici quelques clés.

« Bienheureux ceux qui savent rire d’eux-mêmes, ils n’ont pas fini de s’amuser. »

-Saint Thomas More-

1. Concilier l’être et le vouloir-être

Ce que nous sommes est une chose ; ce que nous voudrions être en est une autre. Cela paraît très clair mais, pourtant, ça ne l’est pas toujours. Nous confondons très souvent ces deux aspects. Cela se produit particulièrement si on nous a inculqué un « devoir-être » très rigide, raison pour laquelle nous ne faisons pas de distinction entre la réalité et les attentes que nous bâtissons. Quand cela arrive, c’est comme si nous avions toujours une dette à payer.

sourire

Ce « vouloir-être » et « devoir-être » nous empêche d’apprécier et de valoriser ce que nous sommes. Par exemple, nous sommes assez petits mais nous avons entendu tellement de blagues ou de messages contre les personnes de petite taille que, finalement, nous méprisons cette caractéristique de notre être.

Les personnes de grande taille nous intimident ou nous mettons des talons impressionnants pour camoufler cette petite taille. Au lieu de profiter de toutes ces situations au cours desquelles être de petite taille est un avantage. Ou de rire de cette stature quand, même en nous mettant sur la pointe des pieds, nous n’atteignons pas ce que nous voulons…

2. Développer l’intelligence égoïste

Pour apprendre à rire de soi, il faut baisser le volume du narcissisme et monter celui de l’égoïsme sain. Le narcissisme est lié au sentiment de fierté personnelle. L’égoïsme sain, au contraire, est lié à la recherche du bien et du bénéfice pour soi-même, avant de chercher celui des autres.

Quand on a un sentiment de fierté personnelle très prononcé, il est très difficile d’apprendre à rire de soi. Dans ce cas, on retrouve un désir d’être le meilleur, le plus beau, le plus intelligent… Comme il s’agit d’un désir impossible, la frustration finit par primer.

En revanche, en analysant les situations de manière égoïste, nous nous acceptons en tant que personnes incomplètes qui doivent avant tout être fidèles à elles-mêmes. Il est dans ce cas beaucoup plus simple de rire de nos erreurs ou de nos points faibles, sans prendre en compte le fait que les autres nous apprécient ou non. Cela s’appelle l’égoïsme sain.

3. Se juger avec bonté pour apprendre à rire de soi

Nous sommes parfois des juges implacables à propos de notre être. Nous nous évaluons avec sévérité. Nous n’acceptons pas nos erreurs et nous nous punissons d’en avoir fait. Très souvent, nous finissons même par exiger plus que ce que nous pouvons donner.

fille avec main sur le coeur

Pour apprendre à rire de soi, il est nécessaire d’apprendre à nous regarder avec bienveillance. Cela suppose de comprendre que nous sommes des êtres faillibles, incomplets et inachevés. Que faire, dire ou penser d’une mauvaise façon n’est pas un péché grave mais une faiblesse qui nous rend plus humains et une opportunité pour nous améliorer et continuer à grandir.

4. Apprendre à être son propre complice

Si l’on ne peut pas compter sur soi, on ne peut compter sur personne. Au lieu d’avoir une voix intérieure sévère et inflexible, nous devrions en cultiver une autre qui serait une voix de soutien. Faire des efforts pour nous pardonner au lieu de culpabiliser. Nous auto-motiver au lieu de nous condamner. Nous apprécier au lieu de nous gronder.

Celui qui sait se soutenir apprend à ne pas être négligent. Être trop sévère avec soi-même ne conduit qu’à alimenter le mal-être émotionnel. En revanche, devenir plus flexible et amical mène à un plus grand équilibre. À une meilleure relation avec soi-même.

5. Travailler le rire

Il est bon de chercher une occasion pour rire quotidiennement. Le rire est formidable pour la santé émotionnelle et nous aide à être moins psychorigides. Il facilite ce processus qui consiste à prendre la vie moins au sérieux et permet de tout laisser couler plus spontanément. Au final, tout cela nous conduit à nous sentir mieux avec nous-mêmes.

fille en train de sourire

Apprendre à rire de soi est fondamental pour atteindre et maintenir une bonne santé mentale. Cela facilite aussi énormément le développement social. Quand nous réussissons à comprendre que les sentiments d’orgueil ou de fierté ne sont là que pour nous handicaper, nous faisons un grand pas en avant. L’humilité, en revanche, nous rend moins sensibles aux critiques, aux moqueries et aux opinions des autres.