Nous savons ce que nous sommes aujourd’hui, mais pas ce que nous pouvons devenir demain

· 8 novembre 2017

Je regarde autour de moi et vois des personnes sans rêve, sans espoir, coincées dans des situations qui ne les rendent pas heureuses, qui les épuisent… Des personnes qui ont déposé les armes, qui se reconnaissent dans ce qu’elles sont, mais non dans ce qu’elles pourraient être étant donné qu’elles n’ont même songé à cette possibilité ou ne se sont projetées dans aucune autre.

Il s’agit de personnes sans enthousiasme, sans projets et sans courage pour reconnaître qu’elles ont encore la possibilité de façonner leur avenir. Elles se définissent par leurs études, leur travail, leur état civil ou leur condition personnelle, mais non par leurs talents ou leurs valeurs. Elles parlent de ce qu’elles ont obtenu, mais non des projets qu’elles ont en cours. Elles ont abandonné tout ce qui, un jour, les a fait rêver à une vie conventionnelle dans laquelle elle peuvent à tout instant transformer ce qu’elles « touchent ».

Pourquoi trouvons-nous autant de personnes laissant la vie prendre les reines à leur place, se justifiant dans la même pensée que celle à laquelle elles se sont résignées : que tout est déjà établi ou écrit ? Comment peuvent-elles  abandonner leurs rêves et l’espoir de ce qu’elles pourraient devenir si elles s’efforçaient de changer et de regarder plus loin en avant ? Approfondissons.

Il reste un long chemin à parcourir

Le moment présent est ce qu’il est, nous ne pouvons pas nous en débarrasser. La situation dans laquelle nous nous trouvons résulte de nos décisions et de nos expériences ; en définitive, de différentes conjonctures. Il ne s’agit peut-être pas de ce à quoi nous nous attendions, de ce que nous pensions mériter ou de ce que nous pensions qu’il devait être, mais c’est l’endroit où nous nous trouvons.

Le contraste entre ce que nous étions dans le passé et comment sommes nous maintenant nous donne des indices sur notre évolution.
traces de pas dans le sable

Le présent peut être notre meilleur ami ou le plus puissant de nos ennemis, les chaînes qui nous retiennent ou le tremplin qui nous propulse en avant pour réaliser nos rêves. Tout dépend de la façon dont nous le percevons. Parce que, bien que nous ne puissions prédire l’avenir ni les obstacles auxquels nous serons confronté-e-s ou les personnes que nous pourrons rencontrer, nous pouvons décider de l’attitude que nous voulons adopter face aux événements qui se présentent.

Se connaître, savoir comment nous sommes maintenant et choisir la façon dont nous voulons orienter nos vies pour définir notre chemin est possible et important. Dans le cas contraire nous ne serions que la marionnette des circonstances. Nous devons nous appuyer sur notre caractère, accepter nos défauts, admettre nos limites et croire que nous pouvons continuer. De cette façon nous pourrons grandir personnellement et nous débarrasser de ce sentiment de stagnation qui nous accable souvent.

Une limitation ne définit pas ce que nous sommes ou ce que nous pouvons devenir

Nous sommes beaucoup plus que nos défauts, nos limites et nos erreurs. Cependant, ce ne sont pas ceux qui nous empêchent de faire les choses et ni qui nous définissent. Ils correspondent davantage à un point de départ à partir duquel nous pouvons prendre un virage inattendu, repenser la façon de surmonter la situation ou nous développer grâce au défi qu’ils nous proposent.

Nos erreurs et nos limitations ne définissent pas notre potentiel mais notre capacité d’adaptation aux différentes circonstances choisies et imposées. Après tout, nous n’avons pas besoin de diriger nos vies, mais de nous guider nous-mêmes. Ainsi, malgré les caprices de la vie, nous contrôlerons toujours et nous assumerons le plus important : nos décisions.

De cette façon, ce que nous pouvons devenir dépend de l’engagement que nous avons avec nous-mêmes et du courage que nous présentons pour remettre en question notre présent et ce que nous sommes « supposé-e » être. Notre place dans le monde n’est pas définie dans la mesure où nous avons le pouvoir de choisir où nous voulons être. La question est de savoir si nous voulons participer et être les protagonistes ou si nous préférons regarder la vie s’écouler ? Préférons-nous la situation confortable de victime ou l’insécurité de l’acteur-trice, voulons-nous faire partie de celleux qui regardent ou de celleux qui font ?

Nous restons très souvent coincé-e-s dans « Avoir été et ne pas avoir été », nous lamentant de nos fautes et de nos défauts, tant matériels que personnels, prisonnier-ère-s de nos attentes sans pouvoir réagir. Combien de fois restons-nous bloqué-e-s à essayer de contrôler l’incontrôlable !

« C’est pourquoi nous devons apprendre à mettre de côté tout ce qui nous empêche de progresser ; essentiellement, notre désir de tout contrôler. »

Bien que le futur soit imprévisible et comporte une incertitude qui effraie certains et passionne les autres, il revêt également un certain pouvoir pour nous influencer et nous faire changer. Même si ce pouvoir n’est pas supérieur à celui de nos actions et de nos décisions. La question est de rester ouvert à cette possibilité.

C’est pourquoi nous devons apprendre à laisser aller. Nous devons apprendre à agir même si nous ne sommes pas les seul-e-s à déterminer le résultat final. Nous devons pardonner, laisser de côté la colère et la haine. Apprenons à accepter qui nous sommes, car sinon la croissance et l’évolution, de notre propre initiative, seront impossibles. Ceci, et rien d’autre, est la première étape pour reprendre les rennes de nos vies.