3 contes courts pour réfléchir

24 septembre 2019
Les trois contes courts pour réfléchir que nous avons choisis abordent l'importance d'aller au-delà des apparences. Si nous ne regardons qu'à la surface, nous ne remarquerons pas les forces occultes qui font bouger la réalité.

Voici 3 contes courts pour réfléchir. Ce sont des histoires anonymes qui ont été transmises grâce à la culture populaire depuis très longtemps. Elles contiennent toutes une morale.

Les 3 contes courts de notre article évoquent des situations dans lesquelles s’affrontent 2 réalités. La première est à la surface, et c’est pour cela qu’elle peut paraître réelle. La deuxième est cachée. C’est la raison pour laquelle on ne la détecte pas en premier lieu.

« Tout ce qui est or ne brille pas, tous ceux qui errent ne sont pas perdus. »

-J.R.R. Tolkien-

Ces contes courts veulent nous enseigner que souvent, il ne faut pas se fier aux apparences. Pour comprendre le monde, nous ne pouvons pas seulement rester dans l’apparence. Il est essentiel de nous poser des questions sur le pourquoi des choses.

1. La rose et le crapaud, l’un des contes courts pour réfléchir

Le premier de nos contes courts pour réfléchir nous parle de l’équilibre. C’est l’histoire d’une rose rouge. Tout le monde disait qu’il n’y avait de fleur plus belle que celle-ci dans le jardin. La rose s’émouvait à chaque fois qu’on la complimentait. Néanmoins, elle voulait qu’on la regarde de plus près. Elle ne comprenait pas pourquoi tout le monde l’observait à distance.

Un de nos contes courts pour réfléchir porte sur une rose rouge

Un jour, elle remarqua qu’il y avait un énorme crapaud foncé à ses pieds. Il n’avait rien de beau, avec sa couleur foncée et ses taches moches. En outre, ses yeux étaient trop exorbités et faisaient peur à n’importe qui. La rose comprit alors que les personnes n’approchaient pas à cause de cet animal.

Elle demanda immédiatement au crapaud de s’en aller. Ne se rendait-il pas compte qu’il lui donnait une mauvaise image ? Le crapaud, très humble et obéissant, accepta immédiatement. Il ne voulait pas la déranger et il s’en alla loin.

Peu de temps après, la rose commença à se détériorer. Ses feuilles et ses pétales commencèrent à tomber. Personne ne voulait la regarder. Un lézard passa par là et regarda la rose en train de pleurer. Elle lui demanda ce qu’il se passait. Elle lui répondit que les fourmis étaient en train de la tuer. Le lézard lui dit alors ce que la rose savait : « C’est le crapaud qui mangeait les fourmis et qui vous maintenaient belle ».

2. Le trou des grenouilles

Le deuxième conte court aborde le thème du pouvoir de l’opinion extérieure. Il était une fois un grand groupe de grenouilles qui allait toujours s’amuser dans la forêtElles chantaient toutes et elles sautaient jusqu’à ce que tombe la nuit. Elles riaient beaucoup et étaient inséparables.

Un jour, lors de leur sortie habituelle, elles allèrent découvrir une nouvelle forêt. Elles étaient en train de s’amuser lorsque trois d’entre elles tombèrent dans un trou profond qu’aucune d’entre elles n’avait remarqué. Les autres grenouilles étaient choquées. Elles regardèrent au fond du trou et virent qu’il était trop profond. « Nous les avons perdues », dirent-elles.

Les trois grenouilles au fond du trou essayèrent de remonter en escaladant la paroi, mais c’était trop difficile. Elles avançaient à peine d’un mètre et tombaient à nouveau. Les autres commencèrent à dire que leurs efforts étaient inutiles. Comment pourraient-elles escalader une paroi aussi haute ? Il valait mieux qu’elles abandonnent. Il n’y avait rien d’autre à faire.

Deux des grenouilles entendirent ces commentaires et se mirent à abandonner. Elles pensaient que les autres avaient raison. La troisième grenouille, en revanche, continuait à monter et à tomber. Après quelques heures, elle réussit à remonter à la surface. Les autres étaient stupéfaites. L’une d’elles lui demanda : « Comment as-tu réussi ? ». La grenouille ne répondit pas. Elle était sourde.

Une grenouille qui penche la tête

3. Le lion craintif

Le dernier de nos contes courts pour réfléchir évoque la peur. Il commence dans une magnifique savane africaine, où un lion s’était perdu. Cela faisait déjà 20 jours qu’il marchait d’un endroit à l’autre sans retrouver les siens. Il avait faim et soif mais il avait également peur d’être seul.

Soudain, il aperçut un étang d’eau fraîche. Il courut immédiatement vers celui-ci. Mort de soif, il avait absolument besoin de boire un peu de ce liquide vital. Néanmoins, en arrivant au bord, il vit l’image d’un lion assoiffé. Il se retira alors en se disant : « L’étang a déjà un propriétaire ».

Cette nuit-là, il resta près de là mais il n’osait pas retourner à l’étang. Si le lion propriétaire de l’étang apparaissait à nouveau, il pourrait l’attaquer pour avoir pénétré dans sa propriété. Il n’était certainement pas en condition de l’affronter. Le jour passa et le soleil était ardent.

La soif était telle que le lion décida de prendre le risque. Il n’en pouvait plus. Il s’avança ainsi avec précaution et en s’approchant du bord de l’étang, il vit à nouveau le lion. Sa soif était telle qu’il n’y prêta pas attention. Il plongea la tête pour boire l’eau fraîche. Le lion disparut alors. Ce n’était que son reflet. Ainsi sont les peurs : elles disparaissent quand on les affronte.

 

  • Cabiya, P. (1999). Historias tremendas. Isla Negra Editores.