Ma stratégie pour affronter les problèmes qui se présentent à moi m’a rendu-e plus fort-e

26 mai 2017 dans Psychologie 216 Partagés

Un monsieur qu’il valait la peine d’écouter quand il parlait, c’était Albert Einstein. Heureusement, il a laissé de grandes leçons derrière lui, telles, par exemple, que la phrase suivante emplie de sagesse : « on ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré ». Si on suit ce raisonnement, on peut se demander la chose suivante : quelle stratégie utiliser pour affronter les problèmes qui se présentent à nous dans la vie ?

Parmi un grand nombre de possibilités, il existe deux stratégies assez efficaces. C’est du moins ce qu’estiment les personnes qui y ont recours. D’un côté, nous allons vous parler du célèbre Problem Solving stratégique, et d’un autre, du théorème du lampadaire. Alors, souhaitez-vous faire partie du voyage ?

Quelle stratégie utiliser pour affronter les problèmes ?

Affronter les problèmes avec succès vous permettra d’apprendre. On dit toujours que l’échec est un bonne école, mais faire les choses bien, ça l’est aussi. Ainsi, si on trouve la solution, le chemin que l’on empruntera pour résoudre le problème nous permettra de tirer de très précieuses leçons.

Comment affronter les problèmes avec le Problem Solving stratégique

Le Problem Solving stratégique est un modèle applicable dans tous domaines et avec différents niveaux de difficulté. Pour le mettre en pratique, on doit connaître ses trois étapes basiques : la définition, l’objectif, et affronter la stratégie du problème en soi.

Définition

La première phase consiste en la définition. Avant de chercher des solutions, on doit savoir quel est exactement le problème auquel on se confronte. Pour cela, il est bon de comprendre sa nature.

Une manière adéquate de définir un problème peut se traduire par le fait de se demander en quoi il consiste, où il se trouve, quand est-ce qu’il apparaît, qui peuvent en être les coupables, comment et pourquoi cela arrive… Autrement dit, il est bon de consacrer du temps au fait d’identifier chaque détail.


« Si j’avais une heure pour sauver le monde, je consacrerais 55 minutes à bien définir le problème. »

– Albert Einstein –


Objectifs

Une fois le problème défini, on doit se fixer des objectifs à atteindre. Ainsi, plutôt que de rester dans la plainte permanente de ne pas trouver d’issue, on doit se demander quel résultat on voudrait atteindre. Par exemple, si dans six mois on a un entretien d’embauche et que l’on sait que l’on va nous demander un certain niveau de connaissance d’une langue étrangère, notre objectif s’adaptera à ce que l’on nous demande. Si l’on veut en apprendre plus parce qu’on aime cette langue, c’est notre droit, mais l’objectif initial sera basé sur les attentes que l’on a de nous pour cet entretien.

Visualisez vos problèmes comme des défis plutôt que de les voir comme des menaces. Ainsi, en considérant un obstacle comme le premier et pas comme le second, vous utiliserez une source de motivation qui génère bien plus de stress et bien plus de satisfaction.

Affronter la stratégie du problème

Une fois que l’on est pleinement conscient-e-s du problème que l’on a, arrive le moment d’établir une stratégie pour le résoudre. Nous connaissons nos objectifs, ainsi que la magnitude de l’obstacle à franchir. Il faut maintenant penser à la méthode à adopter.

Autrement dit, vous arriverez à un point où vous devrez décider quelle stratégie est la meilleure pour atteindre vos objectifs et surmonter le problème qui se pose à vous. Là, il y a plusieurs techniques que propose cette méthode :

  • Poussez le problème dans ses derniers retranchements : parfois, pour qu’une chose s’améliore, il faut d’abord qu’elle empire. Comme on dit, le calme vient après la tempête. Peut-être que nous pousser dans nos derniers retranchements et toucher le fond peut être une solution pouvant nous permettre de rebondir. Par exemple, quand il y a un incendie, souvent, il ne vaut pas la peine de sauver quoi que ce serait trop risqué. On aura alors tendance à attendre patiemment que les pompiers éteignent le feu, et peut-être ensuite pourra-t-on tout jeter afin de repartir à zéro et de tout reconstruire.
  • Backward Planning : une autre stratégie proposée implique de réaliser le parcours de solution à l’envers. Autrement dit, imaginer que tout est déjà résolu, et commencer à analyser comment vous en êtes arrivé-e à ce point, ensuite au précédent, puis au précédent, etc. Comme si vous rembobiniez le film de la VHS qui vous donne la stratégie à suivre. Par exemple, les mathématiques ont très souvent recours à cette stratégie pour faire des démonstrations : on part de ce que l’on veut démontrer pour voir si on peut arriver à ce qui a déjà été prouvé.
  • Regardez loin devant vous : vous pouvez aller bien au-delà du problème. C’est pourquoi vous devez visualiser votre vie idéale et y projeter votre esprit. Ainsi, vous trouverez la force et le courage de surmonter l’incertitude, et vous localiserez la liberté afin de trouver la meilleure solution.

Le théorème du lampadaire

Cette technique de résolution de problèmes vient d’un livre intitulé Faites vous-même votre malheur. Dans cet ouvrage, Paul Watzlawick, avec une bonne dose de génie et d’humour,  nous présente certaines erreurs qu’il semble que nous commettons tou-te-s à un moment ou un autre de notre vie.

Dans le chapitre du théorème du lampadaire, l’auteur raconte l’histoire d’un homme alcoolique qui cherche ses clés sous un lampadaire. Un policier le voit et l’aide pendant un moment. Or, au bout d’un certain temps, le policier demande à l’homme si c’est bien à cet endroit qu’il a perdu ses clés, car tous deux ont beau chercher, ils ne les trouvent pas. L’homme éméché lui répond alors quil a perdu ses clés un peu plus loin, mais qu’il ne peut pas chercher à cet endroit-là car il faut trop sombre.

Parfois, en analysant un problème, on doit savoir si on cherche les solutions pour le résoudre au bon endroit. Bien souvent, la lumière d’un lampadaire a pu nous aider. Or, ce n’est pas parce qu’une fois cela a pu nous être utile que ce sera toujours le cas.

Cependant, notre cerveau fonctionne ainsi de manière naturelle. Il cherche des ressources mentales dans les archives de tout ce qui s’est déjà révélé utile. C’est pourquoi il est important d’essayer d’aller au-delà des problèmes eux-mêmes, de les analyser dans leur juste mesure et de trouver les meilleures solutions.


« Pour tout problème humain, il y a toujours une solution facile, claire, plausible et fausse. »

– Henry-Louis Mencken –


Désormais, vous disposez de nouveaux outils pour affronter les problèmes qui se présenterons à vous. Cependant, un couteau ne sert à rien si la personne qui le tient dans sa main ne l’utilise pas. C’est à votre tour de mettre ces stratégies en pratique en utilisant la connaissance, le génie et la bonne humeur.

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