Sophie Scholl, la jeune femme qui fit face à Hitler avec une rose blanche

· 22 juillet 2016

Les difficultés forgent les personnes courageuses et le combat pour la liberté n’en a nullement été exempt.

Nous allons vous raconter aujourd’hui l’histoire d’une jeune femme courageuse nommée Sophie Scholl.

Pour faire sa connaissance, nous devons voyager en Allemagne, sous Hitler, le lieu et le moment où une fille a choisi de vaincre sa peur et de lui faire front, plutôt que d’ignorer la persécution cruelle et injustifiée vécue par des citoyens comme elle.

En février 1943, en compagnie d’autres jeunes qui faisaient partie d’un formation de résistants appelée “La Rose Blanche”, elle fut guillotinée, accusée de trahison.

Curieusement, l’instrument conçu au cours de la Révolution française pour venir à bout de tous les ennemis de la liberté mit un terme à la vie d’un de ses plus vigoureux défenseurs.

L’histoire de Sophie Scholl

“Qu’importe ma mort si, grâce à nous, des milliers d’hommes ont les yeux ouverts et commencent à agir” furent les mots que prononça Sophie quelques heures avant d’être exécutée. Elle avait seulement 21 ans.

Malgré le contrôle et les mesures dissuasives avec lesquelles le régime nazi menaçait tous ceux qui s’opposaient à sa façon de penser, sont apparus en Allemagne des petits groupes qui n’ont pas hésité à affronter, avec très peu de moyen et encore moins de soutien, ceux qui essayaient de contrôler leurs gestes et, par la même occasion, leurs esprits.

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Pour eux, le régime pouvait peut-être contrôler la justice, l’éducation, les services sanitaires ou l’armée, mais jamais ils n’exécuteraient leurs volontés.

Ce n’étaient pas quelques fous – ou bien si, ils étaient fous -, mais c’étaient des fous merveilleux. Ils savaient quel était le risque et le prix à payer s’ils étaient découverts : leur propre vie.

En 1937, après que quelques-uns de ses frères et de ses amis furent arrêtés illégalement alors qu’ils faisaient partie des Jeunesses hitlériennes, Sophie prit conscience du régime macabre auquel ils étaient soumis.

Sa vocation était claire : l’enseignement. Même si finalement, elle entra à l’Université de Munich pour étudier la biologie et la philosophie.

La Rose Blanche

Chaque mouvement de résistance a un nom sous lequel s’identifient ses membres, et La Rose Blanche fut celui qu’intégra notre protagoniste. 

Après avoir fréquenté à l’université différents circuits analogues sur le plan idéologique au national socialisme, elle se sentit attirée par ce groupe qui n’hésitait pas à diffuser son message à travers des tracts et des dessins sur les murs.

Ils ne se contentaient pas d’échanger lors de débats intellectuels, mais à partir de la clandestinité, ils essayaient d’exprimer ce qu’ils pensaient à une grande partie de l’Allemagne, c’est-à-dire que leur silence était complice des barbaries commises par le parti que dirigeait Hitler.

Ces gens choisirent, même s’ils étaient étrangers à tout cela, de prendre un risque qu’ils auraient évité en ne faisaient rien tout simplement.

Par le biais de son frère, qui appartenait au groupe, Sophie commença à transporter de la propagande pour “La Rose Blanche”.

Un travail très risqué, car si on la prenait avec tout ce matériel, elle ne pouvait aucunement échapper à l’accusation de trahison.

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Elle défendit la liberté jusqu’à son dernier souffle

Le 18 février 1943, Sophie décida de monter sur le toit de sa faculté pour jeter des tracts de là-haut.

Rien ne serait arrivé si un des concierges, qui était membre du parti nazi, ne l’avait pas vue et ne l’avait pas dénoncée.

Capturée et emprisonnée, la Gestapo l’enferma dans une cellule avec une informatrice. Le but était de lui soutirer des informations pour pouvoir démanteler tout le groupe.

Pourtant, non seulement l’informatrice n’obtint aucune information de la part de Sophie, mais en plus, émerveillée par la force dont Sophie faisait preuve, elle finit par être convaincue par son message.

D’autre part, que ce soit Sophie ou l’un de ses camarades capturés, personne ne dénonça personne. 

Et tout cela malgré les tortures qu’on leur fit subir et les tentations d’allègement de peine qu’on leur fit miroiter.

Aujourd’hui encore, la Rose Blanche est symbole de la liberté, et de nombreuses écoles, rues, ou même parcs et places portent le nom des frères et sœurs Scholl.