Quel est l’impact du stress sur notre santé ?

7 mai 2019
Comment le stress influence la santé ?

Il est difficile d’évaluer l’impact du stress sur notre santé. D’abord parce que le stress ne se manifeste pas que d’une seule façon. Ensuite, parce que sa symptomatologie physiologique peut être partiellement -ou presque intégralement- produite par d’autres émotions.

Nous devons aussi rappeler que le stress est un processus naturel qui répond à un besoin de s’adapter à l’environnement. Par conséquent, à court terme, il joue un rôle extrêmement positif pour notre survie. Cependant, s’il devient très intense ou se prolonge dans le temps, ses effets seront nocifs.

Dans notre quotidien, nous faisons souvent face à des situations qui déclenchent une réponse de stress. Cette réponse naît principalement devant des situations qui se caractérisent par leur imprévisibilité ou leur caractère incontrôlable. Il peut s’agir de facteurs externes, comme un embouteillage, une menace, une perte, ou de facteurs internes, comme une auto-exigence, une rivalité…

Dans tous les cas, la manière dont nous interprétons ou faisons face à ces situations a une grande influence. Il existe différents types et degrés de tolérance aux problèmes en fonction de la personne. Pour certaines, le stress peut devenir un danger pour la santé.

Comment fonctionne le stress au niveau de notre santé ?

Le stress est lié aux états émotionnels, mais également à l’état de santé, au système cardiovasculaire, gastro-intestinal, endocrinien et immunitaire, à la sexualité. En d’autres termes, il se sépare en plusieurs branches, avec des variables différentes, qui conditionnent notre qualité de vie.

Les changements qui se produisent en réponse aux situations de stress impliquent des voies psychophysiologiques du système nerveux autonome (SNA) et le système hypothalamus-hypophyso-surrénalien (HHS). Ils se déroulent en trois phases.

impact du stress

 

Phases du stress

Première phase

Le système nerveux autonome agit au cours de la première phase du stress, la phase d’alarme ou de fuite, à travers ses branches sympathiques (système nerveux sympathique, SNS) et parasympathiques (système nerveux parasympathique, SNP). Le système nerveux sympathique active l’organisme face à des situations de stress dans le but de l’affronter. Enfin, le système nerveux parasympathique l’inhibe. Cela permet ainsi à la personne de surmonter la situation et de mettre fin à la réponse de stress.

L’activation du système nerveux sympathique provoque une augmentation du rythme cardiaque, de la pression sanguine, une libération de glucose, une augmentation du cholestérol plasmatique, des réductions et récupérations successives de sécrétions gastriques, une dilatation des bronches, une augmentation de la taille ou de l’activité de la thyroïde, de la tension musculaire, une transpiration, une hyperventilation, une augmentation de la fréquence respiratoire et une stimulation des glandes surréanles qui libèrent de l’adrénaline et de la noradrénaline dans le système sanguin.

Seconde phase

Le système hypothalamus-hypophyso-surrénalien (HHS) agit lors de la seconde phase d’adaptation ou de résistance face au maintien de la situation de stress. Cette voie est plus lente et requiert une exposition plus prolongée à l’élément stressant. Ses effets sont également plus durables et moins positifs pour l’organisme.

L’activation du système hypothalamus-hypophyso-surrénalien provoque l’augmentation du niveau de glucose dans le système, la rétention de liquides, l’inhibition de la sécrétion d’hormones liées à la reproduction et à la croissance. Nous retrouvons aussi une suppression de l’activité du système immunitaire, une augmentation de l’irritation gastrique et le développement de sentiments dépressifs, à cause des glutocorticoïdes qui préparent l’organisme pour supporter le stress.

Troisième phase

Enfin, la troisième phase d’épuisement se produit quand l’activation de l’organisme face à l’élément stressant ne diminue pas et se prolonge dans le temps. Notre capacité d’adaptation diminue et notre rendement est inférieur à nos capacités physiques et mentales. En d’autres termes, nous nous forçons, ce qui fait augmenter le risque de contracter ou d’accélérer la progression de la maladie.

homme victime de stress

Notre réponse au stress est donc très importante pour notre santé. Nous devons favoriser un affrontement actif, en développant des stratégies d’affrontement et de gestion émotionnelle et en exprimant nos sentiments et émotions. Par ailleurs, nous devons identifier le mal-être émotionnel, chercher des alternatives, augmenter notre communication émotionnelle et développer notre tolérance à la frustration (entre autres choses).

 

  • Baeza Villarreal, J. C. (1995). Afrontamiento espontáneo contraproducente en trastornos por ansiedad. Bellaterra, Barcelona: Universitat Autònoma de Barcelona.