Pourquoi la psychologie sportive peut-elle être utile aux personnes qui ne font pas de sport ?

3 septembre 2017 dans Psychologie 166 Partagés

L’exercice physique requiert de la force, aussi bien physique que mentale. Chez les enfants, il améliore le développement. Chez les adultes, il permet de maintenir un meilleur état général du corps et du cerveau. Cependant, souvent, nous n’avons pas la motivation de nous mettre en marche. C’est là qu’entre en jeu la psychologie sportive.

Rien ne sert d’être un-e médaillé-e olympique, comme Michael Phelps, pour savoir que « plus on rêve, plus on ira loin ». Que ce soit pour vous sentir mieux avec vous-même, par simple passion ou par pure nécessité, le sport est basique dans notre vie, du premier au dernier jour de notre vie.


« Si vous devez sauter, sautez. »

– Fablehaven. Vol 3 –


Pourquoi mettre en pratique la psychologie sportive ?

Même si la psychologie sportive a plus de sens dans le monde professionnel, connaître certaines des raisons pour lesquelles appliquer les outils de cette psychologie hors du domaine sportif peut nous aider à les voir autrement. Si on le fait, on pourra comprendre dans quelle mesure ils peuvent avoir une grande valeur également pour nous, qui ne vivons pas du sport.

Mais avant, et en référence à la psychologie sportive, il est important de distinguer la motivation intrinsèque de la motivation extrinsèque. Il sera très important de connaître ces deux aspects pour que le travail appliqué soit efficace.

La motivation intrinsèque

La motivation intrinsèque, c’est l’investissement dans l’initiative propre de l’individu dans une activité. Autrement dit, la motivation intrinsèque, c’est ce qui pousse l’individu à participer à une activité et à en être pleinement satisfait.

La motivation intrinsèque ou interne est également utile pour que l’individu développe la capacité de réalisation ; il satisfait ainsi son besoin dans la recherche d’un objectif.

Logiquement, savoir quand et comment promouvoir ce type de motivation focalisée sur une ou plusieurs personnes requiert une certaine connaissance. Qu’est-ce qui meut un groupe ? Quels sont les intérêts de ses membres ? Ainsi, on pourra adapter les tâches aux besoins spécifiques de chacun-e.

La motivation extrinsèque

Là, nous faisons référence à la motivation qui se produit toujours pour un bénéfice apporté au développement personnel. Cependant, l’intérêt pour la réalisation de l’activité part de et se maintient par l’obtention de récompenses externes, comme par exemple le fait d’éviter un sentiment de culpabilité.

Ainsi, certaines personnes peuvent influer sur d’autres pour la pratique sportive. Aussi bien entre joueur-se-s et participant-e-s comme de la part d’un entraîneur, le rendement, les attitudes et la motivation peuvent être variées, ayant une importance spéciale dans l’amélioration des capacités sportives.

On considère donc cette motivation comme externe, puisqu’elle vient de l’extérieur et qu’elle est favorisée par des agents extérieurs à la personne, mais qui appartiennent à son entourage ; comme nous le disons, collègues, membres de la famille, ami-e-s, entraîneurs, etc.

10 raisons pour lesquelles pratiquer la psychologie sportive

Le psychologue et entraîneur personnel Jonathan García-Allen considère comme basiques ces 10 raisons pour lesquelles pratiquer la psychologie sportive. Découvrons-les !

Etre dans un état d’esprit idéal

Pratiquer la psychologie sportive permet à l’individu d’atteindre son état d’esprit idéal. Au-delà de la forme physique requise, la préparation mentale est également essentielle, surtout dans le domaine de la compétition. C’est ce que l’on appelle dans ce champ le Niveau Optimal de Fonctionnement.

Le renforcement

On considère également comme basique d’utiliser le renforcement. Ainsi, l’estime personnelle des participant-e-s s’améliore. De plus, cela est considéré comme un principe basique de l’apprentissage de techniques, tactiques et habilités psychologiques.

Les objectifs

Utiliser les techniques psychologiques adaptées au sport est idéal pour atteindre ses objectifs. Avec la planification adéquate et les buts réalistes, il est bien plus simple de réussir. De plus, ainsi, la confiance en soi augmente et l’estime de soi se renforce.

La cohésion de groupe

Cet avantage s’obtient en équipes ou en sports de groupe. Elle peut favoriser le travail commun, puisque si les membres du groupe sont unis, le bénéfice sera bien plus grand. Elle sert à améliorer et à optimiser le fonctionnement sportif, en réduisant les problèmes internes.

Les auto-instructions

Il est possible d’augmenter sa motivation et ses capacités grâce aux auto-instructions. Selon García-Allen, c’est ainsi que s’éliminent les habitudes négatives. Les auto-instructions sont également idéales pour favoriser l’attention, se focaliser sur l’objectif et augmenter le rendement en supportant mieux la fatigue propre à la pratique sportive.

L’entraînement mental

Une autre bonne raison d’instaurer la psychologie sportive apparaît dans la mise en place de l’entraînement mental. Dans ce cas, on réduit l’anxiété et on acquiert des habilités nouvelles grâce à la pratique mentale.

Le contrôle du stress

Le sport permet de contrôler le stress de manière efficace. Même si la compétition implique des situations stressantes, généralement, le style de vie associé à l’exercice physique est bien plus sain. Il permet de comptabiliser les obligations routinières avec un plus grand rendement, une réduction de la pression et une plus grande réaction face aux scénarios complexes, l’obtention d’objectifs et le surpassement de buts dans tous les aspects de la vie.

L’amélioration de l’attention

La psychologie du sport favorise grandement l’attention. On utilise des techniques pour améliorer le rendement. Pour cela sont nécessaires le contrôle émotionnel, la favorisation de la concentration et un apprentissage optimal de capacités. Il n’y a qu’ainsi que l’on peut surmonter les moments les plus complexes dans la pratique sportive.

Des émotions plus productives

Le sport favorise aussi les émotions productives. Cela est dû au fait que l’état mental de l’individu détermine son rendement compétitif. C’est pourquoi il est important de générer des émotions productives et capables de provoquer l’état optimal d’une personne. Ainsi, il est nécessaire d’éviter la colère, la déception ou la peur et de laisser le positivisme entrer dans l’esprit de l’individu pendant l’événement physique.

La récupération

La psychologie sportive optimise la récupération des sportif-ve-s après une blessure. Accepter les dommages physiques et ne pas perdre son sang froid pendant les mauvais moments et la convalescence est très important. C’est là que les professionnel-le-s doivent faire un excellent travail motivationnel pour que la réhabilitation soit la bonne, aussi bien au niveau psychologique qu’au niveau physique.


« Je suis un penseur très positif et je crois que c’est ce qui m’a aidé dans les moments difficiles. »

– Roger Federer –


La labeur de la psychologie sportive

L’ apport de la psychologie sportive est basique dans le rendement optimal, aussi bien au niveau professionnel qu’au niveau amateur. Une préparation physique adéquate est nécessaire pour atteindre les buts fixés.

C’est pourquoi la capacité physique d’un-e sportif-ve est très importante, mais si elle ne s’accompagne pas d’un entraînement émotionnel, technique, tactique, stratégique et psychologique, il reste encore un long chemin à parcourir.

La capacité mentale tournée vers la bonne direction est une part très importante dans la réalisation d’objectifs de tout sport. D’où le fait que la psychologie sportive soit si efficace.


« Si vous n’avez pas confiance, vous trouverez toujours une manière de ne pas gagner. »

– Carl Lewis –


Il faut conclure que grâce à la psychologie sportive, l’individu sera bien plus efficace et bien plus compétant. Pendant la pratique, il prendra de meilleures décisions, aura une plus grande maîtrise de ses émotions et surmontera chaque moment critique avec une grande efficacité.

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