Pour surmonter une douleur, faut-il pardonner à celui qui en est responsable ?

Pour surmonter une douleur, faut-il pardonner à celui qui en est responsable ?

Dernière mise à jour : 22 juillet, 2016

Pardonner est un geste qui a quelquefois l’air extrêmement difficile à réaliser.

Pardonner consiste à envoyer le message que notre vie va continuer à celui qui a occasionné chez nous une douleur et une souffrance.

Malgré ce qui s’est passé, nous n’allons pas perdre notre temps précieux à penser à quelqu’un qui ne mérite pas nos pensées ou nos larmes.

Évidemment, le pardon a la faculté de nous rendre libres car s’il est vrai et si nous y croyons, nous nous débarrasserons de la rancœur, de la soif de vengeance et de la haine, des sentiments qui, si on les alimente, ne font que nous porter préjudice à nous-mêmes et à ceux qui nous soutiennent.

Cependant, il est important de ne pas confondre le pardon et l’oubli.

Si quelqu’un nous a fait beaucoup de mal au niveau physique ou psychologique, comme c’est le cas d’un abus sexuel, nous ne l’oublierons pas parce que notre esprit est justement fait pour favoriser l’apprentissage à travers les expériences.

Qu’est-ce que pardonner et qu’est-ce qui ne l’est pas ?

Comme nous l’avons expliqué, pardonner, c’est arrêter de gâcher notre temps, notre être et notre vie en souffrant à cause de quelque chose que l’on ne peut plus modifier.

Ce qui est arrivé est arrivé, et malheureusement, nous n’avons pas la capacité d’effacer cet événement pénible du passé. En revanche, nous avons le pouvoir de construire notre présent et notre avenir.

IMAGE 2

Pardonner, c’est comprendre qu’il nous reste encore beaucoup d’années devant nous pour réaliser de nouveaux projets passionnants, pour rencontrer des personnes merveilleuses qui nous apporteront beaucoup de sagesse et de bien-être, pour tomber amoureux, pour voyager, pour vivre nos passions…

Personne, absolument personne, ne peut nous empêcher d’accomplir tout cela, à moins que nous le lui permettions et que nous lui donnions ce pouvoir.

Pardonner, c’est réussir à faire exister dans nos pensées plus de présent et de futur que de passé. 

C’est arrêter de se plaindre de ce qui n’est plus entre nos mains et remplacer cela par l’espoir de ce qui va arriver.

C’est ne pas laisser notre esprit à la merci de souvenirs angoissants et sombres, mais l’obliger à vivre le moment présent.

Mais attention, pardonner, ce n’est pas faire une croix sur tout ce qui est arrivé comme si de rien n’était, comme si ce n’était pas quelque chose d’important, car ça l’est.

Voilà pourquoi pardonner, c’est accepter, mais ce n’est pas se conformer. Il faut agir, se bouger, faire en sorte que le responsable paye pour ce qu’il a fait, et que ses actes aient des conséquences.

Vous avez le droit de suivre une thérapie, et c’est même bénéfique que quelqu’un vous écoute et comprenne comment vous vous êtes senti. Avec le temps,les blessures cicatrisent…

IMAGE 3

Le deuil nous conduira au pardon

Évidemment, pardonner est un acte difficile quand on réalise que par exemple, si on parle d’un abus de type sexuel, notre estime de nous-même est réduite à néant, la peur nous envahit et le désespoir parcourt notre être.

Voilà pourquoi il est important de savoir que nous pouvons uniquement pardonner quand nous avons fait notre deuil.

Si les émotions existent, c’est pour une raison bien précise. La nature a fait les choses ainsi.

Les émotions négatives mais saines comme la tristesse vont nous aider à assimiler tout ce qui s’est passé et à exprimer notre douleur. 

Une fois ce processus terminé, nous pourrons entamer l’étape du pardon et reprendre le cours de notre vie ou même faire des changements et la rendre encore meilleure.

IMAGE 4

Vous passerez par différentes phases : la négation, la colère, la dépression, l’acceptation… Ne vous inquiétez pas, vivez-les comme partie intégrante de la guérison émotionnelle que vous devez effectuer.