Ne racontez pas des histoires à celui qui a beaucoup vécu

· 4 juillet 2016

Ne racontez pas des histoires à celui qui a beaucoup vécu, oubliez les commérages, n’inventez pas si vous ne savez pas, si vous n’avez pas vu, ne parlez pas si vous n’avez rien entendu.

Mauvais est celui qui invente par la bouche ce qu’il n’a pas vu de ses yeux. Il lui reste énormément à apprendre.

Il y a ceux qui veulent tromper. C’est ainsi, même si cela nous pèse, nous blesse et nous détruit.

Les commérages et les rumeurs émettent du venin de trois manières différentes, car ils blessent celui qui les reçoit, celui qui les écoute et la personne de qui l’on parle.

Quand vous entendez des commérages ou des histoires sur vous ou une autre personne, tournez-leur le dos.

N’entrez pas dans le jeu et n’alimentez pas le terrain car qui veut faire du mal y arrive uniquement s’il obtient des autres du crédit et de l’attention.

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Qui consacre son temps à s’améliorer soi-même…

…n’a pas le temps de critiquer les autres.

Écouter des commérages, des histoires inventées fait gaspiller énormément de temps.

Les personnes à l’origine des rumeurs ne sont pas aimées car comme on dit : « ce que dit Marina de Paola en dit plus sur Marina que sur Paola ».

Qui voudrait avoir confiance en quelqu’un qui parle des autres de manière légère ?

Nous devons laisser filer notre inquiétude, laisser de côté les potins et ne pas appuyer ou émettre notre opinion sur ce qui ce nous concerne pas.

De fait, une fois de plus, nous devons nous souvenir qu’avant de dire quoi que ce soit, nous devrions tourner notre langue 7 fois dans notre bouche.

Voyons une petite histoire qui résume parfaitement cela :

Le jeune disciple d’un sage philosophe arrive chez lui et lui dit :

– Maître, un ami a parlé de vous avec malveillance…

– Attends, l’interrompt le philosophe, as-tu fait passer la chose que tu veux me raconter par les trois filtres ?

– Les trois filtres ?, lui demande son disciple.

– Oui. Le premier, c’est la vérité. Es-tu sûr que ce que tu veux me dire soit absolument certain ?

– Non. J’ai simplement entendu parler quelques voisins.

– Alors, as-tu au moins fait passer ces propos par le second filtre, la bonté ? Ce que tu veux me dire peut-il être bénéfique pour quelqu’un ?

– Non, pas vraiment, au contraire…

– Ah, alors on en arrive au dernier filtre, la nécessité ! Est-il vraiment nécessaire de me faire savoir cette chose qui t’inquiète tant ?

– A vrai dire, non.

– Alors, dit le sage en souriant, si ce n’est ni vrai, ni bon, ni nécessaire, ensevelissons cette chose dans l’oubli.

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Les rumeurs n’ont qu’un pouvoir : l’attention de qui les écoute

Un jour, Calorina Herrera a dit que si quelque chose ne nous plaît, nous pouvons lui enlever le seul pouvoir qu’il a : notre attention.

Il n’y a rien qui puisse nous contrôler si nous ne lui donnons ni intérêt ni crédit.

Se maintenir éloigné des rumeurs nous sert pour adopter un attitude saine dans nos relations, notre santé et notre auto-estime.

Car quand nous écoutons ce que les autres disent, et que nous leur accordons de l’attention, d’une certaine manière, nous leur permettons de pénétrer dans notre esprit.

Cela se sédimente petit à petit et finit par détruire l’ordre personnel et mental que nous gagnons grâce à la sincérité, au respect, à l’humilité, à la générosité et à l’honorabilité.

En conséquence, nous finissons par former une sorte de « calculs émotionnels et sociaux » qui génèrent des coliques et des conflits relationnels.

C’est pour cela qu’il est positif de ne pas permettre aux autres de nous raconter des histoires qui transforment la réalité et altèrent notre manière de penser, de ressentir et d’agir vis à vis de nous-même et des autres.