Pourquoi ne devrions-nous pas faire tout un monde d’une infidélité ?

5 novembre 2015 dans Psychologie 4 Partagés

Selon de nombreuses études anthropologiques et psychologiques, et depuis une perspective évolutionniste, l’infidélité dans le monde animal est bien plus commune que ce que l’on peut imaginer.

En tant qu’être humains, nous faisons également partie de ce monde animal, et d’une certaine façon, les résultats de ces études nous concernent également. Lisez la suite de cet article pour en savoir plus !

L’influence des croyances irrationnelles sur l’amour

La société dans laquelle nous vivons aujourd’hui est très artificielle, à tous les niveaux, et c’est quelque chose qui nous fait beaucoup souffrir.

Tout au long de notre vie, on nous a inculqué un certain nombre de principes et de croyances qui aujourd’hui, régissent notre manière d’agir.

La plupart de ces principes et croyances sont très irrationnels, illogiques ou faux, car ils ne correspondent pas à la réalité. L’hyper-romantisme, par exemple, fait partie de ces croyances irrationnelles.

Dès notre plus jeune âge, on nous dit que nous avons tous une âme soeur quelque part dans le monde, que pour être complet, il faut être en couple,  et que l’infidélité ou l’abandon sont deux phénomènes aussi dramatiques que terribles.

Tous ces messages que l’on nous transmet, auxquels s’ajoutent les films et autres chansons d’amour, restent gravés dans notre esprit, et on y croit tellement que l’on finit par les intégrer et s’en imprégner.

Le problème, c’est que lorsque l’on est confronté à l’infidélité et/ou l’abandon, on le vit très mal, comme si rien ne pouvait être plus terrible ou plus insupportable. Parfois, on finit par tomber dans la dépression, ce qui peut engendrer de sérieux problèmes.

Pour se défaire de ces idées fausses, on doit être réaliste et s’attacher à ce qui est naturel chez l’être humain. Ainsi, on souffrira bien moins si un jour, une adversité se présente à nous.

En effet, la majorité des êtres vivants sont polygames et pas monogames comme nous, les êtres humains, nous obstinons à essayer de l’être.

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26% des femmes et 35% des hommes confient avoir déjà été infidèles une fois dans leur vie. Ce phénomène est donc plus fréquent que ce qu’on peut le croire.

Alors, pourquoi considérons nous comme grave ou désastreux quelque chose qui est inné chez l’être humain ?

Ne devrions-nous pas plutôt voir l’infidélité comme un petit obstacle, plutôt que d’en faire tout un monde, et en arriver à la rupture, alors même que le reste du couple fonctionne correctement ?

Normaliser l’infidélité

Nous devons prendre conscience du fait que personne n’appartient à personne, et personne n’a besoin de personne.

Si on fait de cette idée notre philosophie, on se rendra alors compte que l’impact émotionnel provoqué par une éventuelle infidélité, se voit être passablement réduit.

Personnellement, je pense que la tricherie ou la trahison sont pires que l’infidélité en elle-même, car celui qui triche sait que ses actes sont condamnables et décide donc de les cacher, ce qui ne permet pas à l’autre de décider librement de ce qu’il veut faire de cette situation.

Il est vrai que le fait d’être fidèle à son compagnon/sa compagne, est admirable, et que beaucoup de couples vivent heureux en étant fidèles l’un envers l’autre, toute leur vie.

Toutefois, même si le bonheur est présent, rien ne prouve que tout cela n’est pas le résultat de la capacité de contrôle de soi dont nous, les êtres humains, nous disposons.

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Tout a une explication…

D’un point de vue biologique, l’homme a besoin de plusieurs partenaires sexuels pour assurer sa descendance, et la femme cherche à obtenir des biens, une subsistance complémentaire, et une variété dans l’ADN.

Que ça nous plaise ou non, cette tendance continue à résonner en nous comme un instinct de survie, de même que se manifeste l’anxiété pour nous protéger du danger, ou le dégoût pour éviter que l’on s’intoxique.

Malgré tout, l’amour est souvent capable d’aller au-delà des instincts.

Après les quatre premières années de passion, on tombe généralement dans la monotonie, la routine et l’usure, pour que finalement naisse en nous l’envie de quelque chose de nouveau.

Cependant, la flamme peut subsister, et il important d’y travailler en ayant des relations sexuelles régulièrement, en tentant, dans la mesure du possible, de surprendre l’autre afin de ne pas tomber dans l’ennui, ou en instaurant une certaine proximité qui consiste à se prendre la main, s’embrasser et dormir ensemble, tout autant de détails qui nous permettent d’être encore plus lié à l’autre.

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