L'obsession de la vie parfaite

L'obsession de la vie parfaite

Dernière mise à jour : 23 juin, 2017

La vie nous procure rarement une sensation de satisfaction complète. Tout du moins le concept de “complète” que nous avons souvent. Dans un monde aussi artificiel et rempli de fausses nécessités comme le nôtre, ressentir qu’il nous manque une pièce ou deux peut ternir le bonheur que pouvait susciter les pièces que nous possédons bien. C’est comme si ce petit morceau qui remplit le trou vide que nous ressentons était la solution ultime et indispensable à notre bonheur.

“Si j’avais un travail qui me plaisait, je serais plus heureux-se. Si j’étais dans un couple stable et si je pouvais fonder une famille, je serai sans doute heureux-se après ça.” 

Ces réflexions, que nous nous sommes tou-te-s déjà faites, sont un obstacle persistant sur le chemin de notre bien-être. Une grande partie de celles-ci sont le produit de notre culture et de notre éducation : on nous a appris que plus on possédait de choses, plus on était heureux-ses.

Quand nous atteignons un de nos objectifs (en particulier s’ils sont matériels), nous essayons tout de suite d’atteindre ce qui suit et ensuite, nous nous fixons un autre objectif, et encore un, jusqu’à finir exténués.

 

Si je suis parvenu à être une personne diplômée, je dois à présent avoir un doctorat et ensuite, je dois avoir un couple stable, puis j’essaiera i d’apprendre des langues étrangères, de voyager, d’avoir des enfants…Et le pire dans tout ça, c’est que si pour une raison ou pour une autre, je n’y arrive pas, alors je serai malheureux-se.

La première chose que nous devons apprendre, c’est que rien d’extérieur ne devrait avoir autant de pouvoir pour changer ou non notre état émotionnel. Personne n’est plus heureux qu’avant parce qu’il a plus de choses. Tout du moins, sur le long terme, ça ne fonctionne pas comme ça.

Enfin, un bon exercice consiste à renoncer consciemment à presque tout et à être prêt-e à vivre sans cela. Je peux essayer de réaliser mes rêves, mais en acceptant que je n’y arriverai peut-être pas. Et ça ne doit pas avoir de répercussions sur mon bien-être personnel.