L’importance des rôles familiaux

· 23 mars 2019
Comment établir des rôles familiaux et pour quelles raisons ?

Une famille est un système organisé, tout comme le noyau de base de la société. Cela veut dire qu’il s’agit d’un groupe dans lequel il y a des normes, des valeurs et des règles de comportement. Et que des hiérarchies et rôles familiaux attribuent une place déterminée à chacun des membres qui la composent. Tout ceci se reflète alors dans la société.

La façon de se lier des membres de la famille est déterminante : elle montre en effet comment ils se lieront avec le reste de la société. Chaque famille signale, dans la pratique, ce qui est bien ou non. Ou comment elle souhaite voir agir chacun des membres. C’est ce que l’on appelle les rôles familiaux : le rôle que chaque membre tient au sein de ce groupe.

La définition et mise en place de chacun des rôles familiaux est très importante, aussi bien pour la santé mentale des membres que pour l’établissement de liens clairs et sains. Cela semble évident mais, dans le monde actuel, ça ne l’est pas tellement. Le résultat n’est autre qu’une société dans laquelle les hiérarchies, les relations d’autorité et les frontières de l’ego ne sont pas très claires.

l'importance des rôles familiaux

 

Les principaux rôles familiaux

Parmi les rôles familiaux, le plus essentiel et déterminant est le rôle conjugal. Or, avec le temps, il devient assez confus. Il se compose du couple et comprend l’ensemble des espaces au sein desquels les enfants n’interviennent pas, comme la sexualité, les décisions face à la famille, la relation affective des deux membres, etc.

Nous retrouvons ensuite le rôle maternel et le rôle paternel. Ces deux rôles familiaux dépendent en grande partie de l’environnement culturel. Cependant, certains éléments sont communs dans presque toutes les cultures.

  • Le rôle maternel est fondamentalement affectif et sa fonction est d’apporter une protection et un soutien à l’enfant.
  • Le rôle paternel, de son côté, intervient dans cette dyade mère-enfant, en étendant les limites de ce dernier et en signalant ce qui est permis ou non.

Les deux autres rôles familiaux sont le rôle fraternel et le rôle filial. Le premier est celui qui existe entre des frères et/ou sœurs; il se charge de fixer les bases d’une relation coopérative entre eux. Le second correspond au lien que les enfants établissent avec leurs parents. Il est lié au respect des hiérarchies et à l’internalisation du sens de l’autorité.

Problèmes avec le rôle conjugal

Ce que nous venons de décrire n’est que le schéma théorique des rôles familiaux. Or, dans la pratique, ils ne sont pas toujours suivis et respectés. Lorsque le couple rompt son rôle conjugal et permet aux enfants de rentrer dans sa sphère, des conséquences sérieuses peuvent avoir lieu.

En général, les enfants qui assistent aux conflits conjugaux entre leurs parents les vivent avec culpabilité et anxiété. En fonction de l’intensité des conflits et de l’âge de l’enfant, les conséquences peuvent être plus ou moins graves. Dans tous les cas, l’un des progéniteurs -ou les deux- perdra une partie de son autorité lors de ces conflits.

Il n’est pas non plus bon que les enfants voient leurs parents avoir des relations sexuelles. Cela peut leur faire ressentir une grande confusion. Encore une fois, en fonction de l’âge et des informations dont ils bénéficient à ce sujet, cet acte peut les effrayer, les exciter ou les déconcerter. Les conséquences peuvent être assez variées mais, en général, leur développement normal sera altéré.

les rôles familiaux et les conflits

Le rôle maternel et le rôle paternel

Les rôles familiaux décisifs sont ceux que les parents exercent. Nous trouvons d’abord le rôle conjugal, puis le rôle en tant que mère ou père. Tous ces rôles sont liés entre eux. Le rôle maternel idéal est celui de la « mère-nourrice » : celle qui prend soin de son enfant, lui offre de la tendresse et le caresse, physiquement et émotionnellement. 

Cependant, certaines femmes transforment leurs enfants en seule source d’amour possible. Elles méprisent et dévalorisent le père et créent des liens possessifs et surprotecteurs avec leurs enfants. Il y a aussi le cas des mères absentes, qui refusent de s’occuper de leurs enfants. Dans les deux cas, l’effet est similaire à celui d’une mutilation émotionnelle.

La fonction paternelle, ou rôle paternel, établit la prohibition normative. Le père est ce « numéro trois » qui régule la symbiose entre la mère et l’enfant. Il « sauve » l’enfant, pour ainsi dire, et l’empêche de rester confiné dans l’univers maternel.

Il existe actuellement une grande dévaluation du mot et du rôle paternel. Un père qui n’est pas là ou qui exerce son rôle de façon superficielle empêche les enfants de bien définir ce qui est permis ou interdit, ce qui est licite ou proscrit. Les enfants de ce type de père ont souvent beaucoup de mal à savoir où se trouvent les limites.

 

  • Alberdi, I. (2004). Cambios en los roles familiares y domésticos. Arbor, 178(702), 231-261.