Les 7 traumatismes les plus graves de l'enfance

Les traumatismes les plus graves de l'enfance laissent des traces latentes qui continuent à avoir un impact à l'âge adulte. Ils sont simplement enfouis dans l'esprit et le cœur et se manifestent par des malaises, des troubles ou des difficultés à mener une vie épanouie. Quels sont-ils ?
Les 7 traumatismes les plus graves de l'enfance

Écrit par Edith Sánchez

Dernière mise à jour : 18 mars, 2023

Les traumatismes les plus graves de l’enfance proviennent généralement de situations dans lesquelles les plus petits perçoivent que leur vie ou celle de personnes importantes dans leur éducation est en danger. En particulier, de la mère ou du père.

Les traumatismes de l’enfance peuvent laisser des cicatrices qui durent toute la vie, surtout s’ils sont graves. Qu’est-ce qui les rend plus intenses ? L’ampleur des dommages subis, leur fréquence, l’âge auquel ils se produisent, les ressources psychologiques disponibles et le soutien apporté. Les traumatismes les plus graves sont généralement les suivants.

« Pour un jeune enfant, la violence est une expérience accablante, incontrôlable et terrible, et ses effets émotionnels peuvent durer toute une vie. Le traumatisme nous intériorise et nous saisit en ne pouvant pas faire preuve d’empathie avec les autres ».

-Setephen Grosz-

Garçon qui pleure
Les traumatismes de l’enfance influencent souvent toute la vie.

1. Abus émotionnel

La violence psychologique est l’un des traumatismes les plus graves de l’enfance. Cela a à voir avec des actions telles que la violence verbale continue, le manque d’affection, les épisodes d’humiliation et de mépris, etc.

Une étude réalisée en 2016 a montré que des comportements de ce type produisent des changements dans le cerveau des enfants.

2. Abus physique

La violence physique se produit lorsque des blessures surviennent au corps de l’enfant à la suite de l’agression d’un adulte.

Les données les plus conservatrices indiquent qu’une personne sur 20 a subi ce type d’abus pendant son enfance. Ce type d’abus rend l’enfant (et plus tard l’adulte) plus vulnérable aux agents externes qui peuvent précipiter une maladie mentale ou physique.

3. Abus sexuel

Un autre des traumatismes les plus graves de l’enfance est l’abus sexuel. C’est une expérience traumatisante que vivent les enfants comme une atteinte à leur intégrité physique et psychologique. Ses conséquences durent généralement toute la vie.

Ce type d’abus comprend toute conduite sexuelle forcée qui porte atteinte à l’intégrité et à la vie privée des mineurs par un adulte. De plus, il faut tenir compte du fait que tout comportement sexuel envers un enfant est puni par la loi, avec et sans contact physique.

4. Négligence

La maltraitance due à la négligence ou à la négligence familiale est liée au manque de protection des enfants, face à leurs besoins fondamentaux ou aux risques potentiels pour lui. La privation de soins entraîne une privation physique, psychologique et sociale. Les conséquences dépendent de l’intensité de l’abandon et des facteurs de risque présents dans l’environnement.

5. Abus violent de la mère

Les enfants témoins d’abus violents envers leur mère ont un risque très élevé de présenter plus facilement des problèmes de santé. Ils sont également plus susceptibles d’avoir recours à la violence à l’âge adulte et sont plus susceptibles de développer des troubles tels que l’anxiété et la dépression. Il est courant que de forts sentiments de culpabilité apparaissent pour ne pas avoir pu aider ou sauver la mère.

6. Toxicomanie à la maison

L’abus de substances psychoactives à la maison est également l’un des traumatismes les plus graves de l’enfance.

Le Groupe Pompidou, sous la direction du Dr Corina Giacomello, a mené une enquête à ce sujet. Il souligne que ces enfants sont plus à risque d’être des consommateurs de substances à l’avenir, ainsi que de souffrir de troubles de l’humeur et de problèmes de santé mentale.

Fille triste étreignant un animal en peluche
Les parents qui consomment des substances ont également tendance à développer des comportements de négligence envers leurs enfants.

7. Emprisonnement d’un des parents

Les enfants dont l’un de leurs parents est en prison non seulement perdent la possibilité d’avoir des contacts réguliers avec ce parent, mais ont également des niveaux de stress plus élevés. Ils éprouvent un sentiment de perte continue et ont souvent du mal à former un modèle cohérent d’autorité et de famille. Il est fréquent que cela entraîne des troubles de l’attachement, des symptômes de stress post-traumatique ou un déficit de l’attention.

Que faire ?

En règle générale, toute personne ayant vécu un ou plusieurs des traumatismes les plus graves durant son enfance a besoin d’une aide professionnelle. Vous ne le remarquez peut-être pas, mais ce sont ces traces du passé qui vous empêchent souvent de grandir et d’avancer dans la vie.

Idéalement, toute personne soumise à de telles expériences devrait être traitée dès que possible. Plus vous abordez la situation tôt, plus il est probable que le traumatisme aura des effets moins déterminants.


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