Les études scientifiques sur la méditation

· 13 avril 2015

Des scientifiques de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) étudient actuellement le lien entre méditation et structure physique du cerveau.

On sait depuis longtemps que cette pratique a des effets bénéfiques sur la santé psychologique des personnes qui s’y adonnent, car méditer permet d’être moins anxieux, plus concentré et favorise le sommeil.

Mais aujourd’hui, on a aussi découvert que dans le cortex cérébral des personnes qui méditent régulièrement depuis des années s’est formée une couche de cellules plus épaisse. Les neuroscientifiques ont observé que chez les gens qui méditent, il y a plus de connexions entre les neurones que chez ceux qui n’ont jamais médité de leur vie.

Plus on médite, plus il y a de « synapses », c’est à dire de relations entre les cellules cérébrales.

Des découvertes surprenantes

Cette recherche est liée à d’autres ayant été menées sur la plasticité du cerveau. Il y a plus de dix ans, on pensait que les cellules cérébrales qui mourraient étaient incapables de se renouveler, contrairement à celles des autres parties du corps. Du coup, quand une zone du cerveau était endommagée, il n’y avait aucun moyen de rétablir les fonctions perdues.

Par exemple, une personne qui recevait un coup dans la tête et perdait la vue était condamnée à rester aveugle, de même si l’on perdait la mémoire ou d’autres fonctions.

Les analyses neuroscientifiques actuelles démontrent que le cerveau est plus « plastique » que ce qu’on a pu croire par le passé, et qu’il est par conséquent possible de rétablir la communication entre les neurones, même si certains d’entre eux meurent ; cela permet donc de retrouver des capacités qu’on croyait alors perdues pour toujours.

Selon les neuroscientifiques, la méditation est un mécanisme se manifestant dans l’élargissement du cortex cérébral et les plis qui le forment et pouvant générer des échanges d’information entre les cellules, qui n’existaient pas auparavant.

L’étude

Les chercheurs de l’UCLA ont recruté (dans différents endroits où se pratique la méditation) 49 personnes qui méditaient depuis 20 ans au moins, et ont fait des IRM de leurs cerveaux. Parallèlement à cela, et à partir des données recueillies grâce aux IRM, ils ont sélectionné 16 autres individus du même sexe et du âge que les 49 personnes habituées à méditer, et qui sont droitiers ou gauchers comme eux.

Le résultat de cette étude est impressionnant. Plus on médite, et plus les relations neuronales sont nombreuses, donc la différence entre ceux qui méditent et ceux qui n’ont jamais médité est évidente. Les zones dans lesquelles le plus de connexions entre les neurones sont créées sont en lien avec les fonctions mentales du cerveau : pensée, mémoire, jugement et décision.  

Plus le temps passe, plus la science réussit à percer les mystères autour de la pratique de la méditation.