Le Chi, une dimension fascinante des orientaux

18 octobre, 2020
Nous vous invitons ici à en savoir plus sur les principes du Chi, un concept taoïste fascinant qui nous connecte à notre force vitale.

Presque tout le monde a déjà vu le spectacle d’un artiste martial frapper une pierre de sa main et la briser en deux. La main reste par ailleurs, contre toute logique, en parfait état. Les Orientaux expliquent que le Chi ou Qui, un concept taoïste qui remonte à longtemps, est responsable de ce phénomène.

Les artistes martiaux ne sont pas les seuls à travailler avec le Chi. Les médecins chinois traditionnels également avec ce concept. Le chi correspond au “flux d’énergie vitale”. 

Les origines du Chi

On estime que le Chi remonte il y a environ 4 000 ans. Il fut dès lors considéré comme cette force vitale qui circule dans le corps comme si elle traversait une série de rivières. Ces rivières sont appelées « méridiens » en médecine chinoise. C’est à peu près l’équivalent de ce que les occidentaux appelle « énergie ».

Selon les Orientaux, le Chi est ce souffle vital qui gouverne tout. L’objectif de certaines pratiques orientales, notamment le Tai-Chi, l’acupuncture et le reiki, est de faciliter cette libre circulation du Chi ou de le concentrer dans un but précis.

« Celui trouve son centre perdure à jamais. »

Lao Zi

Le chi, un concept des orientaux

Les principes du Chi

La respiration et la méditation sont depuis longtemps considérées comme des moyens de laisser le Chi circuler. Respirer correctement permet aux individus de se synchroniser avec le rythme du cosmos. Et méditer permet à la force vitale de briser l’immobilité et la stagnation et, en contrepartie, de traverser le corps et l’esprit.

Les Orientaux supposèrent au fil du temps que la respiration et la méditation ne suffisaient pas pour laisser aller l’énergie vitale. Ils inclurent donc également le mouvement comme moyen d’équilibrer et d’harmoniser le Chi.

Il ne s’agissait toutefois pas de n’importe quels mouvements, mais de mouvements spécifiques qui furent regroupés dans ce que nous appelons le Tai-Chi ou le Chi-Kung.

Les différents types

Pour les Orientaux, l’énergie vitale se distribue dans différentes zones du corps, y compris les zones les plus reculées. Elle est même présente à l’extérieur du corps. Elle se concentre malgré tout principalement dans les reins et, de là, elle rend possibles la santé et la vie.

Cette énergie vitale est de différents types. Les principaux types sont les suivants :

  • Zhong Qi. C’est le type d’énergie qui provient de la respiration. Il s’agit du carburant dont tout le corps a besoin pour fonctionner. L’oxygène est son moteur et influence le fonctionnement des muscles, des organes, de l’ouïe et de la voix.
  • Chi du goût. Cette énergie provient de la terre et de tous les processus mis en oeuvre pour absorber les nutriments. Ce Chi est inséparable du sang. La saveur de chaque aliment définit l’organe qui en bénéficiera: épicé / poumons ; acide / foie ; doux / rate ; amer / cœur ; salé / reins.
  • Wei chi. On dit qu’il provient du chi des aliments et qu’il protège des infections, lubrifie la peau et les cheveux. Il n’existe toutefois aucune preuve de cela.
Le chi, une dimension orientale.

La fonction de l’énergie Chi

Pour les Orientaux, la santé de l’esprit est indissociable de la santé du corps. Un déséquilibre dans l’un des deux aspects affecte immédiatement l’autre. Le chi coule pour garder une personne en vie et en bonne santé, pour rétablir l’équilibre et empêcher le corps et l’esprit de s’affaiblir ou de se détériorer.

Le premier signe que le Chi ne circule pas correctement est une production excessive de liquide : urine ou sueur. Lmaladie serait, de ce point de vue, un signe que cette force vitale ne circule pas comme elle le devrait.

La manière de retrouver l’équilibre passe par la méditation, la respiration, l’application d’une pression sur certaines parties du corps (par l’acupuncture ou le massage) et la pratique du Tai-Chi. Le flux d’énergie vitale dépend également de la dimension spirituelle.

Du point de vue émotionnel, la première chose qui est recherchée est un état de calme. Calmer l’esprit est un moyen de rétablir l’équilibre énergétique. Le corps se doit d’être en bonne santé afin de ne pas constituer un obstacle pour que l’esprit soit libre et évolue.

Certaines pratiques permettent également au Chi de se concentrer dans une zone spécifique du corps. Cette concentration concerne notamment les mains, les bras et les jambes dans les arts martiaux. C’est ce qui, selon les Orientaux, permet à une personne apparemment faible de briser une pierre ou de sauter en défiant presque la gravité.

Maratea, A., Franco, A., & Jáuregui, S. (2013). El Chi o energía vital.