Le calme au beau milieu de la tempête

18 octobre, 2020
Seule une approche mentale basée sur le calme peut nous permettre de mettre à profit nos ressources psychologiques. Il est donc temps de se réveiller et de les utiliser.

Il n’est pas facile de vivre en pleine tempête. Il n’est pas facile non plus de garder l’équilibre et le calme quand vient l’adversité. Comment rester centré lorsque le vent de la tempête tourbillonne dans nos cheveux et nous chuchote à l’oreille des mots chargés de peur qui ont le goût de l’incertitude ?

Nous sommes conçus pour anticiper mais aussi pour réagir émotionnellement et cognitivement de manière soudaine lorsque survient un danger. Cependant, dans de telles situations, au cœur de la tempête, le mieux est encore de rester calme.

Le mot “peur” va bien au-delà de l’inconfort du moment. En soi, il comprend tout un spectre de comportements. Des plus irrationnels aux réactions plus contrôlées. Il est possible d’assumer sa peur. Pour cela, il faut la confronter grâce à des comportements proactifs qui nous permettront d’apporter une solution à ce problème.

Le psychiatre Karl Augustus Menninger pensait que les peurs pouvaient être domptées. Les dompter nous permet de prendre de meilleures décisions. Cela est facile à dire, mais y parvenir l’est bien moins. Il s’agit peut être d’une des actions parmi les plus complexes et traumatisantes pour l’être humain.

En effet, lorsque le désordre frappe à la porte et nous ôte notre sérénité, l’esprit se déchaîne. Pire encore, il contamine les autres au point de faire de la peur un ennemi d’une force extraordinaire.

C’est pourtant dans ces circonstances, quand la tempête se déchaîne, que le calme doit prévaloir. Cette capacité peut également s’apprendre. Après tout, la peur elle-même, mais aussi l’anxiété et les comportements irrationnels, sont autant de dragons que nous pouvons apprendre à contrôler.

Le calme est un allié.

Au milieu de la tempête, nous devons adopter une approche mentale basée sur le calme

Il y a des gens que les “mauvaises nouvelles” vues à la télévision, écoutées à la radio ou lues sur les réseaux sociaux rendent parfois malades. Cela s’explique en partie par le fait que certaines informations inquiétantes, certains messages négatifs et gênants peuvent assombrir notre état d’esprit.

En outre, les mauvaises nouvelles sont toujours communiquées avant les bonnes. Nous les intégrons sans même appliquer le filtre de la prudence, sans même souvent évaluer si ces faits sont vrais ou non.

Evidemment, l’information, c’est du pouvoir, et nous avons le droit de savoir ce qu’il se passe autour de nous et connaitre la réalité du moment. Mais il y a des moments où nous interprétons trop les faits. Il deviennent alors bien souvent accablants et réveille en nous un sentiment d’impuissance.

Ne pas savoir ce qui peut arriver demain est sans doute ce qui nous effraie et nous limite le plus. Nous sommes des créatures habituées à avoir le contrôle sur notre réalité immédiate (ou du moins, à penser qu’il en est ainsi).

Faire soudain l’expérience que nous sommes au milieu de la tempête, que ce que nous considérions hier comme acquis est en fait incertain, nous blesse et nous dérange. Que pouvons-nous faire dans ces cas là ?

Le calme est une attitude qui caractérise ceux qui acceptent qu’ils ne peuvent pas tout contrôler dans la tempête

Dans un climat d’incertitude, l’anxiété augmente. A cela s’ajoute un autre facteur : l’environnement. Les informations qui nous parviennent, les gens qui nous entourent et qui nous transmettent leurs émotions et leurs craintes…

Rien ne renforce autant l’angoisse que le fait de ne pas savoir. Par exemple, il est bien pire de ne pas savoir si on va perdre son emploi que de savoir qu’on l’a perdu. Le cerveau se comporte différemment.

Il est donc indispensable que nous apprenions à accepter l’incertitude. Même si nous n’avons pas de contrôle sur certaines choses, nous devons nous souvenir que nous avons cependant le contrôle sur la façon dont nous choisissons de réagir. C’est ça la clé.

  • Agir calmement est la meilleure attitude. C’est la manière la plus judicieuse, la plus raisonnable et la plus adaptée de réagir dans ce type de situations. Cette attitude permet également de donner le meilleur de soi-même.

Renoncer aux pensées dévastatrices

Lorsqu’on est en pleine tempête, les pensées dévastatrices ne sont pas souhaitables, bien au contraire. Lorsqu’on affronte des difficultés, qu’on a des doutes ou des problèmes, notre esprit doit être à nos cotés et non une entrave qui nous gêne à chaque pas.

Par conséquent, il est essentiel que nous puissions le « nettoyer » en éliminant les pensées qui l’entravent et qui nourrissent la peur. De telles pensées ne font qu’ajouter des difficultés à nos problèmes réels au lieu de nous aider à trouver une solution.

Soyons conscient de ce phénomène et tentez d’éviter un dialogue interne si préjudiciable. Le calme devrait être cette balise qui nous guide dans l’obscurité et dans la tempête.

En pleine tempête, il faut adopter une attitude mentale basée sur le calme.

Au beau milieu de la tempête, qui choisissez-vous d’être ?

Répondre à cette question peut nous aider dans les moments difficiles. Décidons-nous d’être un héros ou une victime? Lequel de ces rôles est-il le plus utile dans ce genre de situation ? Est-ce que je préfère être fier de moi ou est-ce que je décide de choisir l’immobilité et la panique ?

Vous choisissez. Vous décidez quel chemin emprunter et quelle marque vous laissez dans ce monde où nous devons donner le meilleur de nous-mêmes.

Dans les situations de crise, le calme est un allié capable de nous indiquer le chemin de la réussite de manière sereine. Main dans la main avec lui, nous voyons les choses plus clairement. Il nous permet de savoir comment réagir, comment être proactif et responsable.

Il est donc temps de faire appel au calme. Dans un monde de changements et d’incertitudes, nous devons compter sur le calme pour agir avec sérénité, intelligence et aplomb.