L'art de rendre la vie amère selon Paul Watzlawik

Il existe une infinité de manières de rendre la vie amère : notre créativité en ce sens est infinie. De plus, beaucoup de ces formes passent inaperçues car elles agissent sur un plan en dessous de la conscience. D'où l'accent mis par Paul Watzlawick, qui apporte une vision différente de situations quotidiennes amères.
L'art de rendre la vie amère selon Paul Watzlawik

Dernière mise à jour : 20 octobre, 2021

L’art de la vie amère, œuvre littéraire, fut la reconnaissance internationale de Paul Watzlawick, l’une des figures clés de la psychologie pour sa contribution à la théorie de la communication et de la psychothérapie.

C’est un livre d’auto-assistance où l’auteur fait une compilation d’attitudes ou de comportements que nous menons fréquemment sans nous en rendre compte et qui nous nuisent.

Le but de l’ouvrage L’art de rendre la vie amère est d’inviter le lecteur à déceler des aspects de son quotidien qu’il peut subir, selon l’auteur inconsciemment, et qui nous freinent, freinent notre épanouissement personnel.

Bref, détecter des comportements et des attitudes pour tenter de les modifier, car comme l’affirme Watzlawick, il existe des attitudes inconscientes qui rendent la vie amère. Dans cet article, nous soulignons des aspects importants de son travail.

Paul et la vie amère.
Paul Watzlawick

Surtout, soyez fidèle à vous-même…

Dans ce chapitre de son travail, Watzlawick insiste sur l’importance d’être fidèle à soi-même. Faire ce que l’on veut vraiment faire en accord avec ce que l’on pense et ressent à son sujet.

Comme l’affirme l’auteur, être fidèle à soi, c’est fondamentalement la conviction qu’il n’y a qu’une seule opinion correcte : la sienne.

En ce sens, être fidèle à soi-même signifie assumer la responsabilité des décisions que vous prenez en écoutant votre voix intérieure. Poursuivre vos rêves et vos objectifs sans vous soucier de ce que les autres peuvent penser.

Par conséquent, il vaut la peine de se demander, de quoi avez-vous besoin pour atteindre votre propre bien-être ? Quels sont vos rêves ? Avez-vous vraiment choisi ce que vous vivez dans votre vie ou cela a-t-il été choisi pour vous ?

Il n’y a pas de meilleur moyen de rendre la vie misérable que de ne pas être fidèle à vous-même.

Une vie amère : auto-réalisation des prophéties

Les prophéties auto-réalisatrices, selon Watzlawick, créent une certaine réalité presque par magie, car la prophétie (la croyance en un événement) conduit précisément au succès de la prophétie.

Par exemple, si je pense que je vais échouer à un examen, il est probable que notre comportement soit modifié en fonction de cette croyance, puisque les croyances conditionnent largement notre comportement.

En d’autres termes, si vous croyez vraiment que quelque chose va arriver, cela arrivera probablement, parce que vous finirez par agir de cette manière. Alors, en faisant des auto-proclamations de manière à rendre la vie amère, comment puis-je ne pas la rendre amère si j’anticipe et m’inquiète de ce qui va se passer avant que cela n’arrive ?

« Traitez une personne telle qu’elle est et elle restera telle qu’elle est. Au lieu de cela, traitez une personne telle qu’elle peut être et pourrait être et elle deviendra ce qu’elle peut et pourrait être. »

-Stephen R. Covey-

Soyez spontané

Watzlawick assure qu’exiger que quelque chose soit rappelé ou oublié spontanément ; vouloir un cadeau et se sentir frustré de le recevoir juste pour en avoir exprimé le souhait. Faire semblant d’aimer quelqu’un par obligation. Plus précisément, essayer de susciter une réponse par l’effort de la volonté rend précisément impossible ce qui est voulu. Rendons-nous nos vies amères en essayant d’obtenir un comportement qui n’apparaît que spontanément ?

C’est-à-dire qu’exiger un comportement, une attitude et/ou une émotion qui doit nécessairement être spontané la fait finir par ne pas l’être, perdant une partie de sa nature et de ses conséquences, du fait qu’elle ait été demandée.

Ne serait-il pas plus simple de laisser émerger naturellement le comportement et/ou l’émotion sans nous imposer quelque chose de différent ? Pour l’auteur, cette imposition dans laquelle nous tombons est une manière claire de rendre la vie amère.

Vivre une vie amère.

Une vie amère : si quelqu’un m’aime, il n’est pas dans son bon sens

L’auteur raconte dans son ouvrage : “Puisque nous parlons d’amour, commençons par un avertissement important. Dostoïevski a dit que le texte biblique “aime ton prochain comme toi-même” doit sûrement être compris dans l’autre sens, c’est-à-dire que tu ne peux aimer ton prochain que quand tu t’aimes toi-même.”

Autrement dit, on rend souvent la vie amère en vivant centré sur l’amour d’une personne ou en doutant que quelqu’un puisse nous aimer sans se rendre compte que pour aimer il faut partir de l’amour de soi. Puisque c’est la base de tous les amours. Comment ne pas douter qu’une personne m’aime… alors que je ne m’aime pas ? Quand vais-je trouver des raisons pour que l’autre m’aime si je ne trouve pas de raisons de m’apprécier ?

Pour conclure, il existe une infinité de façons de rendre la vie amère. Très probablement, une grande partie de ces formes passent inaperçues. Puisque nous n’en sommes même pas conscients. D’où l’accent mis par Paul Watzlawick, qui apporte un regard différent sur des situations quotidiennes qui nous rendent amers, ralentissent la croissance et le développement personnel.

Bref, et si nous arrêtions d’envenimer nos vies avec certaines attitudes et croyances négatives et que nous nous concentrions sur ce qui est vraiment important et bénéfique pour notre bien-être ?

« Je ne m’apprécie pas. Je ne peux pas apprécier quelqu’un qui m’apprécie. Et je ne peux qu’apprécier quelqu’un qui ne m’apprécie pas. »

-Laing-

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