La vérité fait mal une fois mais le mensonge pour toujours

7 juin 2016 dans Curiosités 831 Partagés

La vérité fait mal une fois mais le mensonge fait mal à chaque fois que l’on s’en souvient : plus que tout parce qu’il nous attrape, qu’il prend nos émotions en otage, qu’il questionne mille vérités et qu’il transforme en artificiel ce qui, jusqu’à présent, a été vécu et ressenti.

De fait, quand on nous ment, nous pouvons nous sentir trahi car le choc d’une expérience fausse ou incohérente nous déplace dans l’espace jusqu’au point de nous sentir bouleversé par nous-même et par notre réalité.

Car les mensonges qui se disent pour éviter la douleur, font mal. Et ils font très mal, bien plus que n’importe quel autre sentiment, pensée ou émotion provoqués par ce que l’on essaie de cacher ou de maquiller.

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Une relation fondée sur le mensonge est voué à l’échec

Nous devons savoir que les relations qui ne sont pas construites sur le ciment de la sincérité se comportent comme un château de cartes fragile et faible qui peut se détruire au moindre a-coup.

Car le mensonge donne lieu à de nombreux types de tromperies qui questionnent nos sentiments. Et pour mentir, il n’est pas nécessaire de dire des mensonges, il suffit d’agir de manière fausse et d’être un fin connaisseur de l’hypocrisie.

Le mensonge se prononce comme un éloge de soi-même car il n’a du sens que comme ça. Car qui ment doit s’enorgueillir d’avoir réussi à tisser une fausse croyance et d’avoir autorisé son esprit de l’avoir mené à terme.

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Qu’on nous dise la vérité pour que nous décidions nous-même si cela nous fait mal ou non

La douleur émotionnelle que génère le mensonge chez quelqu’un qui ne réussit pas à le justifier est profonde et immense.

Nous souffrons et nous pleurons pour des situations qui auraient pu être évitées et qui, en essayant de nous protéger et presque toujours dans une bonne intention, empirent la situation.

Cependant, tout comme une vérité, le mensonge peut faire du mal, mais les deux génèrent en nous toute une série d’apprentissage via la douleur et les blessures. Nous réussissons alors à développer notre capacité de décision, d’analyse et d’auto-détermination émotionnelle et cognitive.

En d’autres termes, nous creusons d’autres chemins pour sortir du tunnel, car nous en apprenons plus sur la terre qui nous entoure et la meilleure manière de nous y frayer un chemin.

Pourtant, la tromperie est souvent une ressource qui permet de se protéger des dangers de la vérité. Cela génère encore plus de poids car les mensonges qui se prononcent pour éviter la douleur sont les plus douloureux.

Ce sont ceux qui sont perçus comme étant les plus tordus et qui écrasent tout le positif sur leur passage.

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Apprenez à vous protéger du mensonge

Nous devons passer les choses que nous disons et que nous écoutons dans un filtre, ne pas prêter attention à tout ce qui vient et penser de manière critique.

Nous ne devons oublier que parfois, les gens nous vendent quelque chose tout en sachant que le moteur de ce quelque chose ne fonctionne pas.

Pour en savoir un peu plus sur les critères que nous devrions suivre lorsque nous voulons évaluer ce que nous entendons ou disons, voici un enseignement socratique sur les filtres par lesquels devraient passer toutes nos conversations.

Le jeune disciple d’un sage philosophe arrive chez lui et lui dit :

– Maître, un ami a parlé de vous avec malveillance…

– Attends ! -l’interrompt le philosophe-. As-tu fait passer ce que tu vas me dire par les trois filtres ? 

– Les trois filtres ? -demande son disciple. 

– Oui, le premier est la vérité. Es-tu sûr que ce que tu veux me dire est absolument sûr ?

– Non. Je l’ai entendu chez les voisins.

– Tu l’auras au moins fait passer par le deuxième filtre, qui est la bonté. Ce que tu veux me dire, est-ce bon pour quelqu’un ?

– Non, en réalité non. Au contraire… 

– Ah, allons bon ! Le dernier filtre est le besoin. Est-ce nécessaire pour moi de savoir ce qui t’inquiète tant ? 

– À dire vrai, non.

– Alors -dit le sage en souriant-, si ce n’est pas vrai, ni bon ni nécessaire, enterrons-le dans l’oubli”

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De toutes les manières, personne n’a plus de probabilités de croire à une tromperie que celui qui confond cette tromperie avec ses fantasmes. C’est pour cela que pour recevoir la vérité, il faut pouvoir la contenir et pour cela, rien de tel qu’un bon récipient.

De la même manière, quand on ment, il faut être suffisamment intelligent pour pouvoir maintenir le mensonge, ou au contraire, pour dire la vérité.

Les victimes du mensonge sont des personnes d’une grande lucidité qui déchiffrent les fragilités et les failles des raisonnements qui, un jour, on été la source des souffrances.

Disons que par notre expérience, nous réussissons à être plus audacieux, à comprendre et à suspecter les choses dangereuses.

Cela arrive car un jour la crédulité nous a donné la certitude de ce que l’on ne pouvait pas imaginer ni comprendre, et désespéré, nous avons essayé de trouver des explications logiques et de nous défaire des nœuds qui cachent la manipulation et la tromperie.

Cela nous aide à grandir et à développer les capacités indispensables du quotidien, en obtenant ainsi des émotions et des raisonnements bien plus intelligents.
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