La capacité du cerveau à continuer à apprendre

Le système nerveux est très dynamique et grâce à la neuroplasticité, les individus peuvent continuer à apprendre tout au long de leur vie.
La capacité du cerveau à continuer à apprendre

Dernière mise à jour : 06 mars, 2022

Vous avez sûrement entendu le vieil adage selon lequel le vieux chien n’apprend pas de nouveaux tours . Pourtant, les dernières études sur le cerveau indiquent le contraire, ce que beaucoup savent depuis longtemps. Il est en effet possible d’apprendre de nouvelles choses, même à un âge avancé. Autrement dit, les individus ont la capacité de continuer à apprendre tout au long de leur vie.

Combien de fois avez-vous entendu dire que nous naissons tous avec des millions de neurones et qu’une fois morts, ils ne peuvent se remplacer ? Ne vous êtes-vous jamais demandé comment il est possible que, malgré la perte de milliers de neurones au fil des ans, la capacité d’apprendre et d’assimiler de nouvelles informations puisse subsister ?

Le secret réside dans la capacité du cerveau à créer de nouvelles connexions neuronales à partir de l’apprentissage. Chaque fois que nous effectuons les mêmes actions mais d’une manière différente ou lorsque nous apprenons de nouveaux mots dans une autre langue, nous créons de nouvelles synapses et faisons fonctionner notre organe le plus crucial.

Le cerveau est plastique

La neuroplasticité est un terme qui fait référence à la capacité innée du cerveau à s’adapter, à former de nouvelles connexions neuronales et à renforcer les synapses entre neurone et neurone tout au long de notre vie. Cela se produit en réponse aux expériences vécues, au développement et à l’apprentissage.

Les études considèrent cette capacité “plastique” comme un processus de remodelage constant de la carte neurosynthétique. Cela nous permet d’effectuer un grand nombre de tâches. Parmi elles, assimiler de nouvelles informations, créer de nouveaux souvenirs et pouvoir continuer à apprendre quelque chose de nouveau chaque jour, malgré le déclin normal des capacités cognitives qui accompagne le vieillissement physique et mental.

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Encourager l’apprentissage continu

La chose la plus intéressante à propos de la neuroplasticité est qu’aucune aide “extérieure” n’est nécessaire. Autrement dit, il suffit d’utiliser la détermination pour la “mettre en marche”. Les situations quotidiennes posent en effet les bases de cet apprentissage. Développer la plasticité neuronale n’est pas une tâche difficile. Tout dépend de la persévérance et de l’effort que l’on met dans le processus d’exercice du cerveau.

Quelles clés mettre en place pour continuer à apprendre ?

Certaines études affirment que certaines habitudes sont bénéfiques lorsqu’il s’agit de garder l’un des organes les plus importants de la vie de l’être humain actif et “jeune”. Entre elles:

  • Être analytique : observez ce qui vous entoure, observez et analysez. C’est important si vous voulez continuer à apprendre jour après jour. Parmi les opérations mentales que nous pouvons effectuer à ce moment-là figure la mémorisation. Par exemple, compter le nombre d’arbres sur un tronçon de trottoir peut activer, presque sans s’en rendre compte, de nombreuses zones de notre cerveau. Parmi elles, la réception des idées, la capacité de se souvenir et de penser. Pouvez-vous reconstituer ce que vous avez fait aujourd’hui depuis votre réveil ? À quand remonte la dernière fois que vous avez mémorisé une chanson ?
  • Dormir suffisamment : disposer d’une quantité et qualité de sommeil adéquates est essentiel au bon développement du cerveau. Le processus de consolidation des informations apprises se produit pendant que nous nous reposons la nuit. Des études montrent que les personnes souffrant d’insomnie ont du mal à retenir de nouvelles informations.
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  • Défiez vos limites : compléter un jeu de mots croisés, faire un puzzle ou utiliser votre main moins habile pour effectuer des tâches aide au développement intellectuel. Ces activités, malgré leur simplicité, nécessitent de la concentration et du raisonnement, ce qui finira par contribuer à la création de nouvelles connexions neuronales.

Le cerveau est peut-être l’organe le plus vital de l’être humain. Son développement ne se limite donc pas aux premières années de la vie, mais évolue et change constamment. Par conséquent, continuer à apprendre est inévitable. De sorte que la neuroplasticité est une conquête qui se réalise au quotidien.

La recherche sur la neuroplasticité est en plein essor. En effet, les techniques de neuroréhabilitation ont de plus en plus d’applications. Récemment, une proposition a été faite pour les appliquer d’abord aux personnes souffrant du syndrome de Down. L’objectif est qu’ils profitent des bienfaits de la neuroplasticité cérébrale lorsqu’il s’agit d’activer et de favoriser les structures avec lesquelles elles sont nées et ont grandi pour se développer plus efficacement. Elles sont également utilisées chez les enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA)… Surprenant non ?

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