La jalousie va toujours de pair avec la critique

· 28 février 2017

La jalousie est considérée comme un des sept pêchés capitaux et va généralement de pair avec la critique destructrice envers la personne jalousée ; destructrice pour celleux qui la ressentent et pour celleux qui se voient affecté-e-s, cette émotion est aussi commune que blessante et est généralement cachée par des affirmations superficielles et peu profondes.

Pour découvrir la jalousie de quelqu’un, il faut du temps et de l’attention, puisque ce n’est pas vraiment un sentiment socialement approuvé (au-delà du fait de parler de « jalousie saine » comme synonyme d’admiration). Par conséquent, la jalousie agit de manière silencieuse : généralement, elle grandit avec le temps, et peut mener certaines personnes à se réjouir du malheur des autres.

Cependant, parfois, elle ne prévient pas, et vient chargée de reproches et d’appréciations qui ne sont pas toujours compris par la personne jalousée. En effet, la jalousie se manifeste déguisée sous des formes confuses de reproches et de critiques faciles et destructrices.

La jalousie naît du désir

Etre jaloux-se, c’est désirer quelque chose que l’on ne possède pas et ne pas se réjouir du bien-être des autres. Malheureusement, c’est également un sentiment plutôt populaire menant la personne qui le ressent à rétrécir. D’un autre côté, la jalousie ne concerne pas que les personnes « inaccessibles », mais aussi les personnes proches.


« Chaque chose que je fais et chaque chose que je décide de cesser de faire est motivée par un désir, que je puisse l’identifier ou non. »

– Jorge Bucay –


Cette sensation si désagréable est surtout due à deux tendances humaines : vouloir ce que l’on ne peut pas avoir et se comparer continuellement aux gens autour de nous. La jalousie, par conséquent, naît du désir et entraîne la personne jalouse vers le manque d’empathie.

De plus, les réactions négatives qui viennent de la personne jalouse la mènent généralement à l’isolement ou à avoir des difficultés à se lier aux autres. Finalement, il est difficile pour la personne jalouse de se mettre à la place de l’autre, de se réjouir pour lui/elle et, de cette façon, de cultiver une relation saine avec la personne jalousée.

La jalousie : un des sentiments les plus terribles

D’un autre côté, une fois qu’elle naît, la jalousie se mêle à beaucoup d’autres sentiments contradictoires : admiration, frustration, indignation, mal-être, etc. En règle générale, elle se manifeste envers des proches, des ami-e-s, des collègues de travail, etc ; des personnes qui font partie de l’entourage le plus proche de la personne jalouse.

Pour ces deux raisons, on peut dire que la jalousie est un des sentiments les plus malveillants ; On est jaloux-ses du prestige, de l’argent, de la santé, du succès émotionnel, de la vie professionnelle, etc. Tout cela fait de la critique la plus immédiate une forme de soulagement.

C’est une critique répétitive qui ne cherche pas à tirer quoi que ce soit au clair, mais à alimenter la satisfaction de soi, souvent en menant l’autre à se sentir mal. La jalousie peut également aller de pair avec la diffamation, les insultes ou les mensonges afin de ne pas accepter la réalité et ne pas mettre de mots sur les sentiments éprouvés.


« La jalousie est mille fois plus terrible que la faim, 

car c’est une faim spirituelle. »

– Miguel de Unamuno –


Se regarder soi-même avant de parler de l’autre

Le jugement blessant dérivé de la jalousie est le fruit de l’apathie et du malheur : la jalousie reflète ce qui nous manque, l’anti-conformisme et le rejet de soi. C’est un sentiment qui parle de l’insatisfaction et qui évite de la reconnaître.

Il n’est pas question de toujours se conformer ou de ne pas chercher le surpassement de soi, mais une des meilleures façons de re-canaliser la jalousie, c’est de l’utiliser comme motivation. Autrement dit , que le succès des autres soit le déclic nous menant à nous réveiller et à nous mettre en marche.


« Les critiques ne sont autres que de la fierté dissimulée.

Une âme sincère avec elle-même ne se rabaissera jamais à la critique.

La critique, c’est le cancer du coeur. »

– Mère Teresa –


Se regarder soi-même avant de parler de l’autre avec jalousie nous permet de reconnaître ce que l’on doit changer ou quels désirs nous alimentons et que peut-être nous n’avions pas manifesté jusqu’alors. A partir de là, il est plus facile d’agir pour y arriver et de lutter pour cela avec illusion, pas avec haine.