J’ai l’âge suffisant pour ne plus avoir peur et faire ce que je veux et ce que je ressens

· 19 mars 2016

J’AI QUEL ÂGE ?

J’ai l’âge de voir les choses avec tranquillité, mais dans l’intérêt de continuer à évoluer.
J’ai l’âge de caresser mes rêves du bout des doigts et de voir mes illusions se transformer en espoir.
J’ai l’âge où l’amour est parfois une flamme qui a besoin de se consumer dans le feu d’une passion désirée, parfois un havre de paix, tel un coucher de soleil sur la plage.

J’ai quel âge ? Je n’ai pas besoin de nombre, car mes désirs réalisés, les larmes que j’ai versées en voyant mes illusions se briser… valent beaucoup plus que ça.

Quelle importance d’avoir vingt, quarante, soixante ans ! Ce qui importe, c’est l’âge qui me correspond.

J’ai l’âge qu’il me faut pour vivre libre et sans peur. Pour suivre mon chemin sans crainte, car je porte avec moi l’expérience que j’ai acquise et la force de mes désirs.

J’ai l’âge suffisant pour ne plus avoir peur et faire ce que je veux et ce que je ressens.

José Saramago

Qu’est-ce que nous avons changé, n’est-ce pas ? Il semblerait que hier nous avions 10 ans de moins, ou même, que nous étions encore enfant. Le temps s’écoule et file sans qu’on ne s’en rende vraiment compte.

Cependant, vous êtes parfaitement conscients d’avoir pleinement profité de votre enfance et que vous avez pu intégrer un apprentissage qui vous a permis de ne plus avoir peur de tomber dans l’abîme.

Parfois, il est difficile de se rendre compte de cela, et l’insécurité nous envahit. Cependant, le passage du temps nous offre la prudence de savoir que le meilleur que l’on puisse s’offrir est à l’intérieur de nous.

enfant volant

Accumuler la jeunesse est un art

Accumuler des expériences et du savoir fait que nous nous sentons de moins en moins à l’aise dans un monde dont nous connaissons déjà suffisamment de choses pour ajuster ses raretés à ce que nous sommes, et non l’inverse.

Cependant, ce n’est pas le temps qui fait que nous parvenons à affronter nos peurs. Ce sont nos blessures, les expériences que nous accumulons, celles qui bouleversent notre monde et démantèlent notre vie.

C’est peut-être ça cette valeur que l’on tire du passage des années. Car nous sommes assez grands pour réaffirmer notre identité et savoir se positionner, même si parfois nous tombons sur des personnes qui ne comprennent pas ce que cela signifie.

L’âge nous offre la possibilité d’apprendre des batailles perdues et des sentiments ressentis de telle façon que nous accueillons à bras ouverts le calendrier.

famille

Le temps bien vécu mérite un instant de répit

“Profiter du passé, c’et vivre deux fois.”

Se recréer dans les souvenirs contribue à apaiser l’état d’esprit, à renforcer l’estime de soi et à favoriser nos relations.

Disons qu’avec le passage du temps, nos désirs sont une source d’équilibre et de bien-être psychique que nous utilisons pour nous alimenter.

Même si parfois nous en souffrons, se remémorer des souvenirs et les ressentir de façon intense et vivante est un moyen de se maintenir en forme émotionnellement.

Les moments de nostalgie créent un pont entre le passé et le présent, ce qui nous aide à percevoir la continuité de notre « moi » et à être conscient du fait que nous partageons beaucoup de qualités avec la personne que nous étions auparavant.

En d’autres termes, faire travailler sa mémoire alimente cette sensation que le passé et le présent se fondent dans une conjonction parfaite entre l’expérience et le temps, pour arriver à une confiance en soi caractéristique.

Gérer ce septième sens nous permet de comprendre que l’unique tâche qu’il nous reste à accomplir, c’est de devenir les instructeurs de notre propre vie.

Cela sous-entend un regard expérimenté, qui saura agir avec tendresse et compréhension envers les générations présentes et à venir, dans le but responsable de devenir soi-même, sans blesser les autres.

Notre coeur a l’âge de celui qui aime, mais il est indispensable de ne jamais arrêter de grandir…