Quels facteurs peuvent influencer la survenue de troubles du comportement alimentaire ?

· 18 septembre 2017

Les troubles du comportement alimentaire sont connus de tou-te-s. Un pourcentage élevé de personnes en souffrent. Il s’agit généralement de filles, même si ces troubles affectent également les garçons. Il est bien connu que cela génère de nombreux problèmes de santé pour tou-te-s celleux qui en souffrent.

Mais pas uniquement cela. Ces troubles ont également des répercussions au niveau psychologique et social. Les relations interpersonnelles se détériorent progressivement alors que le malaise émotionnel gagne du terrain. Le fait est que ce type de troubles met en danger la vie de celleux qui en souffrent, d’où l’importance de connaître les facteurs ou les variables associés à leur apparition, afin de pouvoir y travailler … N’oubliez pas qu’il est plus facile de prévenir que de guérir !

La relation entre l’image physique et les troubles du comportement alimentaire

Nous devons tenir compte de deux concepts lorsque nous traitons de l’image corporelle et des troubles du comportement alimentaire : l’insatisfaction et la distorsion. Sous-estimer ou surestimer notre corps, c’est-à-dire, en le perçant de manière erronée, peut nous faire percevoir un surpoids qui n’existe pas réellement.

Cela générera un mécontentement relatif à notre image corporelle, déclenchant une série d’émotions négatives que nous essaierons de régler avec la nourriture. Nous entrerons ainsi dans un cercle vicieux de régimes permanent afin de correspondre à certains canons de beauté difficilement accessibles. Tout du moins en suivant cette voie.

troubles du comportement alimentaire

Rappelons-nous que la préoccupation pour le poids est courante chez la plupart des adolescent-e-s et des jeunes sans que cela soit une source de problèmes. Comme pour tout, c’est lorsque cette préoccupation devient excessive et intense qu’une personne peut arriver à prendre des mesures désespérées afin de perdre du poids.

Un autre facteur de risque lié est l’indice de masse corporelle. Des études ont montré qu’atteindre l’adolescence avec un IMC élevé (indice de masse corporelle), indiquant un surpoids, peut déclencher l’apparition desdits troubles du comportement alimentaire.


« Vous êtes imparfait, en permanence et inévitablement imparfait. Et vous êtes beau. »

-Amy Bloom-


Le rôle de la société dans les troubles du comportement alimentaire

Nous ne devons évidemment pas oublier que l’insatisfaction et la distorsion de l’image corporelle sont alimentées et, dans certains cas, favorisées par la société à laquelle nous participons tous. La minceur y est présentée comme le moyen d’être le plus désirable. En outre, elle est associée à des valeurs positives telles que la jeunesse, le prestige, la haute estime de soi et l’élégance. En d’autres termes, elles est présentée comme la première condition pour s’accepter soi-même et se sentir accepté-e par les autres.

Parallèlement à cela, présenter un poids élevé (même légèrement) est associé à des valeurs négatives telles que la négligence, l’absence de volonté, la saleté, etc… Ceci conduit les individus à commencer des régimes miraculeux, qui prétendent permettre de perdre du poids en très peu de temps, ce qui peut les amener à perdre le contrôle et à continuer de restreindre leur alimentation au-delà d’un objectif réel.

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Tout ceci influe davantage sur les jeunes femmes et les adolescent-e-s. Mais pourquoi ? Car iels sont davantage imprégné-e-s de la nécessité culturelle d’être mince. D’autre part, pour atteindre les valeurs associées à la minceur, elles doivent perdre du poids. Notre entourage jouent également leur rôle important. Vivre dans une famille où l’apparence physique et l’alimentation sont extrêmement importants est un autre facteur de risque.

 

Images fournies par Jairo Alzate, Jennifer Burk et Dominik Martin