Enfants bons et bien éduqués = adultes aux mêmes vertus

· 23 novembre 2016

Nous vivons dans un monde où la guerre a survécu, tout comme la paix, et où il y a des personnes qui n’hésitent pas à mettre la vie des autres au service de leurs propres intérêts.

La mort est donc monnayée pour leurs propres bienfaits. Un monde où les adultes participent et duquel les enfants apprennent.

Ce qui différencie les enfants des adultes, c’est l’innocence. Les deux font du mal mais les enfants le font sans connaître les conséquences et sans payer le prix de leurs actes.

Avec les adultes, ce n’est pas la même chose et ils sont conscients des dommages que leur manière d’agir va provoquer. Et pourtant, ils agissent quand même ainsi.

La plupart des enfants naissent avec une certaine prédisposition au soin des autres, surtout au soin de leur famille. Un type de bonté, avec un mécanisme d’aide continu est un altruisme que personne ne leur a enseigné.

Leurs parents, ou tuteurs, ont pour mission de faire perdurer cette prédisposition chez eux, en suivant un processus logique et naturel, dès lors qu’ils perdent une partie de leur ignorance.

Clés pour maintenir la bonté chez les enfants

Tolérance et patience (apprendre et avoir)

L’une des clés pour faire grandir les enfants sans frustrations est la patience, grâce à laquelle on peut leur montrer ce qu’ils doivent faire ou ce que l’on attend d’eux à tout moment, pour générer chez eux un sentiment de non imposition, mais de conversation adulte et mature.

Nous devons être tolérants avec eux à certains moments pour qu’ils puissent ressentir qu’ils ont le contrôle des situations, sans les laisser dépasser certaines limites, bien sûr.

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Voici les deux clés : la patience et la tolérance. Ces deux valeurs doivent être intériorisées par eux afin qu’ils puissent les brandir comme étendards, au quotidien et avec le reste des êtres humains.

Une société patiente et tolérante est une société compréhensive et respectueuse.

Merci, s’il vous plaît et je suis désolé

Il faut leur inculquer pour qu’ils intègrent jusque dans leurs racines ces trois expressions qui feront d’eux des personnes éduquées et aimables : merci, s’il vous plaît et je suis désolé.

Ils doivent apprendre à remercier, tout en apprenant qu’ils obtiennent ce qu’ils obtiennent car ils en sont dignes, non pas par pur hasard ou par chance.

Alors, nous leur apprenons que tout, pratiquement, peut être obtenu avec des efforts et de l’investissement et que la valeur de ce qu’ils obtiennent et reçoivent se trouve en eux.

Une bonne façon de demander les choses les différenciera d’un enfant mal éduqué, qui aura tendance à demander les choses de manière capricieuse et à exiger de recevoir ce qu’il veut. Un simple « s’il vous plaît » change complètement le sens de ce que l’on demande.

Savoir corriger une erreur et savoir accepter que l’on s’est trompé, quelle qu’en soit la raison, les fera apprendre constamment, par le simple fait d’assimilation.

Le fait de demander pardon fera d’eux des personnes honorables et cohérentes et dans leurs actes.

L’attachement comme outil principal

Générer un attachement sain est ce qui marquera la différence entre un enfant et un autre.

Il faut générer une chaleur familiale, source de consolation et pour un environnement sûr où on peut explorer le monde et jouer sans avoir peur de rien. Une telle famille montre à l’enfant qu’il pourra toujours compter sur elle.

Cet attachement gérera efficacement l’observation attentive de l’enfant, durant laquelle il faut conserver son calme : si l’enfant tombe et se fait mal aux genoux, le parent ne peut pas paniquer.

Il doit le calmer et lui accorder de l’importance. Cela le tranquillisera et fera que dans le futur, il rira lorsqu’il tombera dans le parc.

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Il faut être conscient du fait que la peur ne s’éloigne pas quand nous les couvrons de cadeaux mais lorsque nous leur transmettons leur confiance en les autres, en le monde.

Si nous transmettons à nos enfants le fait que le monde est un endroit plein de dangers, nous ne pouvons pas nous tonner que dans quelques années, nous soyons face à un adulte craintif et dépendant émotionnellement, surtout face aux obstacles.

Cela peut être observé dans différentes expériences du précurseur de la théorie de l’attachement : John Bowlby.

L’éducation de la bonté

Il existe de nombreuses études où nous pouvons voir comment les enfants ont tendance à aider, à partager et à être socialement sains et généreux de manière naturelle.

Cela est possible de le maintenir dans le temps, dans le but d’éloigner la possibilité de s’intoxiquer des mauvaises représentations sociales qui nous entourent.

Pour réussir à conserver cette inclinaison naturelle dans le temps, il suffit d’agir avec eux comme nous attendons qu’ils soient dans le futur et ce sera le meilleur engrais que nous pourrons utiliser pour cultiver en eux cette sensibilité aux autres qui ne les fera jamais agir avec méchanceté.