Depuis que je l'ai perdue, je sais qu'elle était faite pour moi

20 septembre, 2020
Depuis que je l'ai perdue, je sais que nous nous sommes rencontrés pour partager nos vies. Mais les circonstances ont empêché ce qui promettait d'être une belle histoire d'amour. Ce n'était peut-être pas le bon moment...

Des jours, des semaines, des mois passent… J’apprends à connaître de plus en plus de personnes qui marquent mon chemin. Des personnes qui influencent positivement ma connaissance de moi-même et la connaissance de tout ce qui m’entoure. Cependant, je suis incapable d’oublier ce sourire. Un sourire gravé dans mon esprit depuis que je l’ai perdue.

Le destin, les circonstances, le karma, quelque chose ne souhaitait pas que cela se passe bien entre nous deux. Un jour, nous nous sommes dit au revoir. Un au revoir qui signifiait une rupture avec mon âme, mon cœur. Depuis que je l’ai perdue, je sais qu’elle était faite pour moi.

En dépit de nos différences, de nos préoccupations opposées, il y a un lien incassable. Un lien difficile à expliquer avec des mots, tout simplement ineffable. Pourquoi de telles connexions se produisent-elles ? Pourquoi ne disparaît-elle pas de mon esprit ? Depuis que je l’ai perdue, elle est avec moi à chaque instant : dans chaque chanson, à chaque promenade, dans chaque souvenir…

Serendipity

Lord Horace Walpole (1717-1797), comte d’Oxford, a défini le concept de sérendipité comme étant une “chance”. A. Agostini (2005), comme le fait de “trouver quelque chose de précieux en cherchant autre chose, découvrir quelque chose d’appréciable par hasard, accomplir un acte de sagacité par hasard”. Et pour JA Coppo (2012), la sérendipité est “l’art de trouver quelque chose qui n’est pas voulu”. Et c’est ce qui nous est arrivé.

Tout a commencé il y a quelques années. Début mars, une amie était chargée de faire une visite guidée de la ville, mais un imprévu est survenu et j’ai du prendre sa place. Mon travail consistait à montrer les endroits les plus emblématiques de la ville à un groupe d’étrangers.

Je l'aime depuis que je l'ai perdue.

La visite fut courte. Nous n’avions pas beaucoup de temps. Je suis arrivé au lieu de rendez-vous et ils étaient tous là, attendant que quelqu’un leur montre les plus beaux coins de la ville en quelques heures.

À la fin de la visite, de nombreux curieux m’ont posé leurs questions, avides d’en savoir plus sur cet endroit. J’ai essayé de répondre aussi précisément que possible à toutes les questions que je pouvais. Avec ceux qui souhaitaient approfondir un peu plus la visite, nous avons échangé téléphones et e-mails pour de futures questions.

Fantômes et peurs depuis que je l’aie perdue

Plusieurs de ces personnes m’ont contacté. Leurs préoccupations tournaient autour des histoires mystérieuses que je leur avais racontées sur l’endroit. Cependant, avec l’une de ces personnes, les conversations devenaient de plus en plus longues. D’une certaine manière, et sans le chercher, nous avons réalisé que nous nous parlions tous les jours. Nous avons ressenti le besoin de nous connaître.

La connexion était telle que nous avons décidé de nous rencontrer à plusieurs reprises. Nous nous sommes mutuellement connectés, avec nos histoires, au point de devenir inséparables. Malgré cela, nous n’avons à aucun moment eu d’approche allant au-delà d’un câlin, mais nos regards étaient si intenses que même la lumière du soleil ne pouvait pas les obscurcir.

“Je peux écrire les vers les plus tristes ce soir. En pensant qu’elle n’est plus là. Sentir que je l’ai perdue, entendre l’immense nuit, plus immense sans elle, et le vers tombe à l’âme comme la rosée dans l’herbe. Qu’importe si mon amour ne pouvait pas la garder ? La nuit est étoilée et elle n’est pas avec moi.” Pablo Neruda

Nos fantômes, nos peurs et nos indécisions ont fait que ce feu a progressivement perdu de son intensité. Une force qui n’était vraiment cachée que par nos egos et notre fierté, car les flammes de la passion étaient plus vivantes que jamais.

Malgré cela, j’ai essayé de sourire face à l’adversité. Comme l’écrit Gabriel García Márquez, “N’arrêtez jamais de sourire, même lorsque vous êtes triste, car vous ne savez jamais qui peut tomber amoureux de votre sourire.”

Nous étions tout l’un pour l’autre, depuis que je l’ai perdue

Quand je l’ai vue, je savais que nous étions faits l’un pour l’autre, mais depuis que je l’ai perdue, je sais qu’elle était tout pour moi et que j’étais tout pour elle. Cependant, dans ce cas, être l’un de l’autre allait au-delà d’un sentiment de possession. Au-delà de l’obsession ou de l’attachement. C’est entré dans le domaine de l’union que l’on ne connaît que par l’expérience. Un lien qui, malgré la colère, les tensions et les désaccords, est resté incassable. Etait-ce le fameux fil rouge ?

“L’amour est si court et l’oubli est si long.” -Pablo Neruda-

Mais qu’est-ce que le fil rouge ? On dit que c’est un fil invisible qui connecte malgré la distance et le temps. Un fil qui établit un lien entre deux personnes qui sont destinées à se rencontrer et qui quoi qu’il arrive, restera, inaltérable.

Est-elle celle qui se situe de l’autre côté du fil ? De nombreuses fois, je me demande si c’était vraiment de l’amour que nous avons ressenti et si ce fil rouge a été tissé pour que nos vies se rejoignent tôt ou tard. Le fil rouge n’a fait que se tendre et s’étirer depuis que je l’ai perdue, bien qu’un point soit tenu, il semble s’être rompu pour toujours.

Deux personnes qui se tiennent par la main.

Depuis que je l’ai perdue

Depuis que nous avons cessé de nous connaître, je sais qu’il n’y a pas de jour où nous ne soyons pas dans nos mémoires. Bien sûr, nous avons créé une certaine aversion pour nos actions malavisées.

En fait, et sans aucune intention d’accusation, je pense que tu t’es trompée plusieurs fois. Moi aussi. Cependant, tes erreurs ont miné ce qui aurait pu être un rêve. Et malgré cela, je ne peux pas te sortir de mon esprit. Je t’ai pardonné les erreurs qui ont transpercé mon âme.

Ton jeu n’a jamais été propre, plein de mensonges et de dissimulations. Mon jeu est basé sur ma propre peur. Notre mode de fonctionnement n’est pas correct. Tu m’as attendu et je ne suis pas venu. J’ai demandé des signes de complicité et ils ne sont pas arrivés.

Tu m’as mis au dos du mur. Et malgré cela, le fil ne se casse toujours pas. Quelques fois, le nœud du fil me serre moins fort le doigt, mais d’autres fois, la circulation se coupe et je manque d’air.

En réalité, depuis que je l’ai perdue, je sais que la nuance de ma vie deviendrait sombre. Quand nous nous sommes dit notre dernier au revoir, j’ai senti que quelque chose était mort en moi. Je sais qu’il y a des gens qui, quand ils arrivent doivent rester et non pas partir, et encore moins par souffrance.

Tu es arrivée pour rester. Je suis arrivé pour rester. Mais rien ne s’est passé comme prévu. Parce que ce n’était peut-être pas le moment, ce n’était peut-être pas les bonnes circonstances. Pourquoi tout est devenu si compliqué ? Nous voulions simplement nous embrasser et fusionner en un seul corps…