Cette pointe de malheur chez ces personnes qui ont tout

18 août 2016 dans Emotions 130 Partagés

Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui pensent qu’une grande partie de leurs problèmes viennent du fait qu’ils n’ont rien, c’est pourquoi ils passent alors la majeure partie de leur vie à acquérir, ou essayer d’acquérir, toutes ces choses qui, selon eux, peuvent les rendre heureux.

Le problème, c’est que ce raisonnement est erroné, et par conséquent, ils n’arrivent jamais à en avoir assez pour être heureux. Il y a donc une pointe de malheur chez ceux qui ont tout.

L’excès, sous quelque forme qu’il soit, est un fardeau.

Par conséquent, il conduit à des déformations et des difficultés à atteindre une vraie qualité de vie…et cela s’applique à tout : excès de nourriture, de boisson, de biens, de beauté, de succès, etc.


“La pauvreté ne vient pas de la diminution des richesses, mais de la multiplication des désirs.”

-Platon-


Le désir d’avoir toujours plus de quelque chose n’émane pas d’un manque particulier de cette chose.

Un alcoolique ne manque pas d’alcool, de même que le glouton compulsif n’a pas besoin de davantage de protéines, de même que le millionnaire n’est pas non plus en manque d’argent, mais pourtant, cela ne veut pas dire que l’alcoolique ne ressent pas le besoin de boire de l’alcool, le glouton compulsif celui de manger, et le millionnaire celui d’avoir plus d’argent encore.

Dans chacun de ces cas, le véritable désir est masqué, c’est pourquoi il n’est jamais satisfait.

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Ceux qui ont tout

Il y a une vérité qui semble contradictoire à première vue : manquer de biens matériels donne lieu au malheur, mais les posséder ne marque pas non plus le début du bonheur.

Nous les êtres humains, nous avons besoin d’une base matérielle digne afin de nous construire en tant que personnes, de grandir et d’évoluer.

Si on manque de ce minimum, probablement commencera-t-on à ressentir toute une série de manques qui nous conduiront à l’injustice et au manque d’autonomie.

L’extrême pauvreté ne permet pas l’accès à l’éducation, à la santé, ni aux biens culturels.

Elle empêche de pouvoir profiter des biens de la société dans des conditions égales.

Généralement, elle condamne aussi à une vie précaire et au malheur, puisque le quotidien ne tourne plus alors qu’autour d’un seul but : celui d’assurer sa survie.

A l’autre extrême se trouvent ceux qui ont tout et qui, théoriquement, devraient être de meilleurs personnes, puisque justement elles ont tout, voire même plus.

Leur facilité d’accès à l’éducation, leur possibilité d’accéder à des expériences plus gratifiantes et le fait de se savoir plus chanceuses que la plupart des êtres humains, tout cela devrait se traduire par un plus grand niveau de bonheur dans leur vie.

Or, beaucoup d’entre elles sont au contraire submergées par le malheur…

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Généralement, les personnes qui ont tout sont généralement problématiques, exigeantes et anticonformistes.

Le caprice les domine et l’insatisfaction les envahit. Elles se montrent égoïstes et superficielles, voir même nonchalantes face au monde.

Elles sont généralement cyniques. Cela ne s’applique pas à 100% des personnes qui se trouvent dans cette condition, mais c’est tout de même très fréquent.

Plus est moins et moins est plus ?

Dans le champ du développement personnel, l’argent n’est qu’un instrument qui est loin d’être le plus important.

Comme cela a été précisé précédemment, tout être humain devrait pouvoir compter sur un minimum de conditions dignes lui permettant de se développer et de se faire une place dans la culture et la société.

Cependant, au-delà de ça, ce qui finit par définir le succès ou l’échec d’une personne qui est née dans des conditions de pauvreté, c’est sa capacité ou non à faire face aux difficultés de façon innovante.

Les difficultés auxquelles doit faire face une personne en état de pauvreté sont nombreuses.

La difficulté réside en effet dans la vie quotidienne, comme le soleil et la lune.

“Il manque toujours quelque chose ou quelqu’un”, comme dit le texte de Facundo Cabral.

Il faut toujours gérer, mesurer, distribuer. La vie est un défi quotidien que l’on doit relever, et ce depuis notre plus jeune âge.

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Pour ceux qui ont tout, les choses ne sont pas si difficiles ; ces personnes-là sont rarement exposées à des situations extrêmes dans le cadre desquelles être serait plus important qu’avoir.

La plupart des gens qui ont de l’argent le savent et tentent alors d’éduquer leurs enfants dans l’austérité, mais même dans ce cas-là, leur horizon reste sûr, à la différence de ceux qui n’ont rien, et qui luttent jour après jour dans l’incertitude.

Finalement, dans la plupart des cas, ceux qui ont peu développent plus vigoureusement leur capacité à faire preuve de résilience.

Ils apprennent à lutter contre la frustration, et ils ont conscience de la valeur de chaque chose qu’ils obtiennent. Au contraire, ceux qui ont tout oublient cette sensation de vertige.

C’est vrai : ils souffrent moins, et ce à bien des niveaux, c’est pourquoi ils seront toujours, généralement, moins résistants aux coups durs du destin. Il y a une pointe de malheur dans tous les excès.

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