Celui/Celle qui se donne complètement ne sera jamais plus entier-ère

2 mars 2017 dans Emotions 0 Partagés

Votre compagnon/compagne met fin à la relation qu’iel entretenait avec vous, et vous avez la sensation d’avoir laissé quelque chose en cette personne que vous ne retrouverez jamais. Un proche ou un-e ami-e meurt, et vous sentez que rien ne sera jamais plus pareil car vous avez perdu quelque chose. Celui/Celle qui se donne complètement ne sera jamais plus entier-ère.

Si vous avez vraiment aimé quelqu’un, sachez que lorsque cette personne n’est plus dans votre vie, il y a quelque chose qui s’en va, un morceau de votre coeur disparaît pour toujours et ne revient jamais. C’est une sensation de vide que seul le temps peut nous aider à remplir.

Il est très difficile de dire adieu lorsqu’on voudrait plutôt dire « reste »

Nous sommes des êtres émotionnels par nature, et même s’il est très compliqué d’éviter qu’une situation génère en vous une émotion, il est en revanche bel et bien possible de gérer cette émotion au niveau de sa durée et de son intensité via l’intelligence émotionnelle.


« L’amour est un pas, les adieux en sont un autre, et les deux doivent être fermes. Dans la vie, rien n’est éternel. »

– Chavela Vargas –


Une personne émotionnellement intelligente sait quelles sont ses forces et ses capacités et a appris à écouter et à comprendre les autres avec empathie. C’est pourquoi, même si vous ressentez de la tristesse suite à la perte d’un être cher, vous avez confiance en le futur et vous savez qu’avec le temps, vous pourrez tout surmonter.

Face à la mort d’une personne que vous aimez, vous ne pouvez rien faire à part accepter cette perte. Face à une rupture amoureuse, même si c’est une situation différente, il est tout aussi important d’accepter la situation, d’être réaliste et de trouver des moyens de gérer l’émotion qui nous envahit.

Le don de soi et l’attachement

Dans vos relations amoureuses, amicales ou familiales, il doit exister une « limite de don de vous » afin d’éviter les situations d’attachement émotionnel. Dans son livre Desapegarse sin anestesia (en français, « Se détacher sans anesthésie »), Walter Riso soutient qu’instaurer une relation dépendante, c’est donner son âme en échange d’un faux plaisir, ainsi que d’une sécurité tout aussi fausse.

Riso définit l’attachement comme un lien obsessif avec un objet, une idée ou une personne qui se fonde sur quatre fausses croyances, qui sont les suivantes : ce qui est permanent, ce qui vous rend heureux-se, ce qui va apporter de la sécurité et ce qui donnera du sens à votre vie.


« La racine de toute souffrance, c’est l’attachement. »

– Walter Riso –


Si vous vivez un lien de ce type, vous ne serez jamais préparé-e à la perte et vous n’accepterez pas que l’autre personne s’éloigne, qu’elle mette fin à la relation qui vous lie ou que la situation change. La perte vous fera vous sentir vide et sans un rythme clair.

L’attachement corrompt, vous rend malheureux-se et vous empêche de vous respecter vous-même ainsi que de respecter vos valeurs. Vous avez peur de la perte de ce que vous désirez et vous perdez la joie car vous investissez toutes vos ressources et toute votre énergie en une autre personne, laissant ainsi de côté votre vie, ce que vous aimez vraiment faire.

La clé, c’est d’apprendre à laisser aller

Au fil de votre vie, votre capacité à donner et à être généreux-se fait partie de ce que vous êtes en tant qu’être humain. Cependant, il faut aussi savoir manier les outils nécessaires pour gérer ces pertes dans leur totalité et accepter le fait que les changements font partie de la vie.

Dire adieu à une personne, à un travail, à une relation est un acte auquel nous faisons face continuellement, et il faut affronter ces moments avec courage et intelligence. Cette capacité est nécessaire pour éviter une souffrance excessive ou une sensation de perte qui nous affecte négativement.


« Acceptez. Ce n’est pas de la résignation, mais rien ne vous fait perdre plus d’énergie que le fait de résister et de vous battre pour une situation que vous ne pouvez pas changer. »

– Dalaï Lama –


Laissez sortir votre souffrance. Il y a encore beaucoup de personnes qui ont honte de pleurer en public et qui répriment leurs sentiments et leurs mots. Mais pour lâcher prise, cependant, il est important de laisser sortir la souffrance, de pleurer autant qu’il le faut, mais sans nous isoler. Parlez avec des ami-e-s, racontez-leur comment vous vous sentez et écoutez leurs conseils.

Concentrez-vous sur vous. Pour une fois, vous devez être un peu égoïste et consacrer du temps à l’introspection sans que cela ne pèse pour autant sur votre conscience. Qu’est-ce qui vous plait ? Qu’est-ce que vous aimez faire ? Penser à vos besoins et à ce qui compte vraiment pour vous, au-delà de cette personne ou de cette situation que vous devez laisser aller, vous apportera assurance et confiance en vous.

Prenez soin de vous. L’intérêt pour vous-même doit aussi se traduire par le fait de vous récompenser et de prendre soin de vous. Si vous avez envie de faire un voyage, c’est le moment : vous prendrez du recul, vous vous déconnecterez et vous verrez les choses sous un autre angle. Pensez que les nouvelles situations attirent des éléments nouveaux et que vous avez toujours envie de quelque chose : liberté, apprentissage, capacité de surpassement de soi, etc.

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